‹ Abécédaire ou rudiment d'archéologieChapitre 51 sur 113 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

STYLE OGIVAL PRLMITIF.

(de 1200 A i3oo. )

Ac commencement du XIII* siècle, l'archilecture Douvelle est empreinte d'une physionomie qui rappelle l'ancien si} le; ce n'est jruère qu'au milieu du XIII* siècle qu'elle acquiert la légèreté» l'élégance et les heureuses proportions qui donnent, selon moi, tant de supériorité aa style ogival de la première époque sur celui des siècles postérieurs. Je dois me borner à faire connaître les caractères généraux de cette architecture ; l'observation apprendra bientôt à apprécier les différences au moyen desquelles on peut découvrir l'ancienneté relative des monuments élevés depuis le XII' siècle jusqu'à la fin du XI il*. Voici rénumération des caractères principaux de nos églises ogivales primitives.

IForîîie des égrlises.

ON apporta quelques modiPicatioDS dans le plan des églises av XIII* siècle : le chœur devint plus long qu'il oe rarail été auparavant, comparativement à la nef. On prolongea les collatéraux autour du sanctuaire, et ils furent toujours bordés de chapelles, ce qui D*avait pas lieu constamment aupara\nnt.

Dans quelques grandes cathédrales (Paris, Cou tances , Chartres, le Mans (V. la page 393), Bourges, etc., etc., les bas>côlés soot doubles et l'on a deux allées, au lieu d'une, autour du sanctuaire. Quelquefois on donna à la cha]X'lle terminale, placée derrière le rood-poiot du chœur, plus d'eilrnsion qu'aux autres ; elle fut alors coosacrèe à la Sainte-Vierge (V. la page suivante) ; mais, quoique cet otage ait pris naissance \ers le XIII' siècle, c'est, je crois, dans le XIV* qo^ a été le plus général.

Au XIII* siècle, on ne garnissait point encort de chapelles la bas-côtés de la ntf : on n'en trouve pas à Chartres * Reims, i Notoo, ni dans un grand nombre d'autres basiliques : celles qu'on voit au-

STYLE OGIVAL PRIMITIF (FORME DES ÉGLISPj). 393

jourd'hui, le Jong des nefs des églises de celle époque, ont élé construites au XIV« siècle ou au XV«,

PL4ÎJ DO CaOEDR DE H CATllÉDIULE DO MiNS.

On trouve au XIII% comme dans les siècles précédents, des églises sans absides, qui se terminent par une muraille plate, percée de deux ou trois fenêtres ; ces églises sont assez communes dans les campagnes. Les collatéraux, lorsqu'ils existent, se terminent eux-mêmes par un mur droit, des deux côtés du sanctuaire. Cette disposition se rencontre aussi dans quelques grands édifices (cathédrales de Poitiers, de Dol, de Laon, église St-Serge, à Angers, etc.).

A St-Serge, dont voici le plan (V. la page suivante), et dans quelques autres églises de l'Anjou et du Poitou, les bas-côtés du chœur ne sont séparés de ce dernier que par des colonnes monocylindriques trèshardies, et leurs voûtes égalent en élévation celles de la nef prin-

DE CAUMONT. ABÉCÉDAIRE d'aRCHÉOLOGIE.

cipale : de sorte que chœur et bas-cOlés ne paraissent faire qu'un seul tout.

PI «^ or rNi>*ri d( l r«iui »i •4nT-*iB«t, t amim.

Eiiiîn, quelques églises ont des absides ft pans coupés ou des absides anguleuses.

STYLE Or.IVAL PRIMITIF ( FORME DES ÉGLISES). 395

L'église abbatiale de St-Pierre-5ur»Dive appartient tout entière au

VLAN DE LÀ CiTIIEDRALE DE C01'T1»CFS.

XIII' siècle, par la disposition de son plan, quoique des parties plus

DE CADMONT, ABéCKDAIRE d' ARCHÉOLOGIE.

anciennes aient été conservées dans la reconstruclion du XIII*, et que d'autres aient été refaites au XIV* et au XV* siècle ; je présente donc le plan de celle église comme exemple. On voit qu'il u'j a pas de chapelles

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