‹ Abécédaire ou rudiment d'archéologieChapitre 71 sur 113 · STYLE OGIVAL PRIMITIF ( FONTS BAPTISMAUX · texte numérisé non relu

STYLE OGIVAL PRIMITIF ( FONTS BAPTISMAUX

Sajïot (Ici.

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538 DE CAUMOXT. ABtCLOAIRE D*AHCHtOLO(JIK.

voit de face la colonnette qui sépare deux des quatre cadres ornant le pourtour de la cuve. On trouve, en allant de bas en haut, audessus du fleuve Phison, emblème de la prudence, celte vertu représentée par une femme couronnée avec Tinscription Prudentia ; puis au-dessus de la colonnette, le prophète Isaîe^ et plus haut saint Mathieu.

On voit dans mon dessin les Israélites passant le Jourdain, sous la conduite de Josué et portant l'Arche d'alliance. La légende suivante accompagne le bas-relief:

AV. PATRIAM. J0SVE.DVCE. FLVMEN. TRANSIT. BEBRETS. DVCIMVR. AU. VITAM. TE DVCE. F0>TE. DEVS.

On lit autour d'un autre bas-relief qui représente le passage de la nier Houge :

PEB. MARE. PER. MOYSEN. FVCIT. EGYPTVM. CEN\S. UOSTM. PEB. CUniSTVM. LAVAOïaO. FVGIHVS. TEKEBKAS. VITIOBVM.

Les deux vers suivants accompagnent le bas-relief représentant le baptême de J.-C. :

HIC BAPTIZATVR. CHRISTVS. QVO. SAXCTrFfCATVB. NOBIS. BAPTISMA. TRIBVENS. l^ FLAMIXE. CRISMA.

Dans le quatrième bas-relief, la Sainte-Vierge est représentée tenant rCnfant-Jésus. Un personnage crosse et milré qu'on voit sur le premier pUin doit être Wilbornus, ({iii a donné ce font dans la seconde noilié du Mil* siècle.

Voici les deux vers qui expliquent ce bas-relief.

•}• U'ILBERNVS. VEME. SPK. DAT. LA\l>IQ\K. M« ir. HOC. DKLVS. KCCLtSIE. SVSCIPK. CHRISl!. 11.

Le couvercle de ce beau font baptismal est de forme coaique et à

charnières.

Quatre bas-reliefs, avec des inscriptions encadrée> daos des arcades trilobées, garnissent ce couverclo qui se termine par un fleuron.

STYLL OGIVAL PRIMITIF (BtMTIEns).

Bénitiers.

ANCIE.NNEMRMTlesbcniiiors affeclèrenl la forme de cuvps plus ou moins larges ; d'autres liaient pédiculées comme les fouis baptismaux et ont él6

confondus avec ces derniers ; mais il en reste fort peu de ce genre.

Ils tenaient trop de place. On leur a substitué de bonne heure des réservoirs beaucoup moins volumineux, tantôt creusés dans une espèce de colonne , tantôt en encorbellement dans le mur voisin de la porte. Le plus ancien exeraple authentique que je connaisse de ce dernier genre de bénitiers, qui sont ù présent les plus communs dans nos églises, est celui de Villeneuvele-Roy (Yonne).

Il se compose d'un réservoir octogonal appliqué sur une colonne, et il est surmonté d'un dais ou couronnement offrant la représenta lion d'une citadelle ou de la Jérusalem céleste, comme presque tous les dais du XII1« siècle.

540 Bï CACÏOXT. ABÉCÉDilBE d'aBCBÉOLOCIE.

Quant aux beniUers détachés de, murs et qui ressemblent aux fonts baptismaux, c'est dans les contrées granitiques que j'en a, vu le plus^^ par e que 'extrême solidité de cette roche les rend presque .ndestruc Ubles. DU reste, la plupart ne sont pas antérieurs au XllL s^le et ne datent même que des siècles suivants.

Tombeaux.

nocs allons présenter les caractères des tombeaux au XllI- s.èclt

1 tes tombeaux apparents de cette époque peuvent se rapporter »

trol tjpes principaux comme ceux des siècles précédent,. sa,o,r : -

Les îlmbeaux avec arcades pratiqué., dans les murs ou ad<

contre eux ;

Les tombeaux isolés ; a-i-.^

Les grandes dalles historiées, incrustées dans le pavé des éjl..».

ni ces trois systèmes, limage du O^'-' ^ — "',"^;e„e est en relief sur les tombes abritées sous de. arcades et suri tombes isolées ; elle es. gra^ée au trait sur les pierres ..mbaU-,

les tombeaux offrent un grand nombre de 'ense.goe^c„.s « ,es costumes e, les usages. La statuaire Ot ailleu. au X s.c^ d^ progrés qu'il est facile et tris-intéressan. de "nstat» « 'eTsUtues funéraires, qui ont été souvent conliées aux art.t.-s I.

"' Le'ct'tume et les attribuU du défunt doivent «re soigneuse»-

examinés, quand on veut reconnaître les P*"»»-»» '"^

été consacrés les tombeaux e. lépoqne à laquelle .U «* «é • ^ ^ Les statues d'évt^ues. d'ailleurs ''^ --""-^'«V^ "^ ot aux autres attributs de l'épiscopat, sont en <«.re l"»»^'-^ soulèvement de leur maiu droite et par 1. dépl..™». «« *■ ;remiers doigls. comme s'.ls allaient do.«r U béné-.Co». 0.

irouve aussi beaucoup qui ont les moins croiséeu

Cette dernière attitude est ordinairement celte des aNns q".»|

Uient la n.itre et la crosse dans les abbayes auxquelles ce pn*

"L.:ru'.tr, de, deux sexes portaient éga.eme... des habits « „, .:.lt une ceinture par dessus la robe. » l.,«e..c on suspe.. ta clefs, sa bourse, son é|K'e. son couteau.

Telles sont les deux .-..«« sui,....-s: l'uoe offnn. un |ue^«' de « jaque de n.aiUes, recouverte d'un. «Hte d .r««. P«U- •

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