‹ Abécédaire ou rudiment d'archéologieChapitre 72 sur 113 · STYLE OGIVAL PRIMITIF ( TOMBEAUX · texte numérisé non relu

STYLE OGIVAL PRIMITIF ( TOMBEAUX

[^inture, du côté gauche, une dague et un bouclier triangulaire ;

•TATCES TOMBVIES DE S UKTE-M kHii - a \- « <>,i «is.

autre représentant une femme vêtue d'un surcot au-dessus de la coite ardie, et tenant la main droite relevée sur la poitrine.

DE CAUilONT. ABKCflDAinE D'AnCIltoI.OGIE.

Telle csl aussi la statue qui orne le lombenu de Guillaume, fils de Hugues II, seigneur de Naillac-sur-Blanc, mort en 1266, et qui existe encore dans l'église de Gai^ilesse sur la Creuse.

Le style des moulures et les détails arcbitectooiques qui accompagnent l'efTigie du défunt, offrent des caractères plus certains et d'ailleurs plus apparents encore que le costume des statues sourent très-frustes et muliléos. Pour classer chronologiquement les monuments funéraires, quand les inscriptions manquent, ou qu'elles n'indiquent pas de date, il faudra se guider par le style du monument, en appliquant les règles que nous avons établies.

Voici deux (ouiheaui arqués, dont l'un est orné d'arcalum trilobées cl l'autre d'arcades ogivalei. On en trouve dans les mur» latéraux do plusieurs églises du Xlll* siècle. La nef de Pabbaycde Lehoo, prN Dinan, était bordée de lombeaui à p<Mi pnS semblables, dont les stature ont presque toutes été bridées ou déplacées. Quelquefois les arc-T — ' renfermaient des staluelles, comme dans le tombeau de Dilo 'Yr;

STYLE OOIVAf, PRIMITIF ( TOMCLALX).

DE CAUMONT. AB^CÉDAinU d'ARCHÉOLOGIF.

9TYI.K OGIVAL PRIMITIF (îOMBEAtJx).

Le lombcaii de la reinn Bérengi-ro, femme de Hichard-Cœur-dc- Lion, moi le dans la première moiliù du Xin« siècle, était primi-

TOMRF.AC DE L4 RZl^F. BERErtGF.RE, An M&>S.

livemenl à Tabbaye de Lepeau, près du Mans, où celle princesse avait été inhumée, et fut transporté dans le transept nord de la cathédrale de cette ville, en 1821.

Le tombeau subit alors quelques changemenls.

En faisant abstraction de ces parties modernes, on aura le tombeau tel qu'il existait au XIII* siècle, c'est-à-dire une statue de grande proportion, couchée sur un cercueil orné sur les grands côtés de quatre-feuilles à lobes arrondis, cantonnés chacun de quatre petites roses. Les huit petites roses inférieures sont semblables, formées d'un double rang de cinq pétales ; les roses du raw^ supérieur sont, au contraire, différentes les unes des autres, et l'une est remplacée par une feuille de chêne.

La statue de la reine Bérengère a la tête portée sur un coussin ; sa robe est fixée au moyen d'une ceinture à laquelle est suspendue l'eRcarcelle ; elle tient des deux nmins, sur sa poitrine, un petit tubleau

DE CAUMON'T. AnKCÉDAIRF, D'aRCHÉOI-OGIF.

sculpté représenlanl une reine, dont le coslume csl à peu près le même que celui de In statue ; j'avais autrefois pensé que ce pouTait être la figure de la patronne de la défunte ; mais M. Huclier, qui a examiné beaucoup plus aitenlivcmcnt, croit que cVsl le portrait de Bérrngèrc elle-même.

Quelquefois on voyait au-dessus du tombeau, près de la statue du défunt, (les statuette» représentant des ang;es, les quatre Évangélistes, assis et tenant de'; livres, ou d'autres saints personnages : malheureusement ces petites figures, qui toutes avaient été traitées avec soin, ont beaucoup plus souffert que le reste, et souvent elles sont complètement mutilées. C'est, je crois, dans la seconde moitié du XI 11* siècle, que cet ornement accessoire a été le plus souvent usité : on le trouve également, à partir de celle époque, sur des tombes abritées sous des arcades, comme celle que nous avons citées précédemment.

On a quelquefois coulé en bronze les statues destinées à recourrir les tombeaux : nous avons,

dans la calliédiale 11; o ,. .. ~i- - ~ ITT^ i/~^ j

d'Amiens, deux spécimens extrêmement curieux de statues sem blables ; ce sont, je crois, les seules qui existent à présent in France. Kllcs sont posées sur le |>avé, l'une ù droite, l'autre ù gauche de la grande porte occidentale; mais autrefois elli's étaient plus loind.inslj ntf: ci-n'ost qu'on 17()2 qu'elles ont été transférées oîi on les voit à pié-^cnt.

La tombe placée à droite d«' la porte est relie «le l'évoque Kvrard de Fouillny, qui posa la première pierre de

STVf.i: OCIVAf. pniMITIF ^TOMIIFUI-X). .") |7

Ja calhédralc en 1220, cl mourut en 1223. Le préhu esl rcprésenlé vùlu de ses liabils pontificaux (chasuble, aube, etc., etc.). donnant la bénédiction de la n.ain «Iroiie, Jcs pieds chaussés de sandales et posés sur deux reptiles ou dn.gons ; Ja léte, coiffée d'une mitre trèscourte bordée d'un galon, repose sur un coussin semé de fleurons ou de quatre-feuilles. A Ja hauteur des brus sont deux anges agitant des encensoirs, et plus bas, près iks genoux, deux clercs tenant des cierges aJ lûmes.

Le tout est encadré dans une ogive trilobée portée par doux colonneltes et accompagnée, à la partie supérieure, de tours crénelées et d'autres ornements assez ordinaires au XIII' siècle. Six lions serraient de pieds ou de supports à cette épaisse table de bronze, qui probablement se trouvait posée sur un soubassement en pierre : je n'ai point de renseignements précis sur Ja disposition première du tombeau avant sa translation à la place qu'il occupe à présent. Une inscription en vers léonins existe sur le bord de l'encadrement trilobé qui renferme la statue.

L'autre tombeau de bronze est celui de Geoffroi d'Eu, qui succéda à Evrard de Fouilloy et mourut en 4237, après avoir élevé jusqu'aux voûtes la construction commencée par son prédécesseur ; il est de la même forme que l'autre.

Le tombeau du fondateur de la cathédrale de Cologne, l'archevêque Conrad de Hochsteden, est aussi en bronze ; la statue du prélat, qui a six pieds et demi, a subi de notables dégradations : la main droite a été enlevée, les pieds ont été brisés.

Le5 statues tombales, qui ont été autrefois assez nombreuses dans les cathédrales et dans quelques églises du premier ordre, ont disparu en grande partie dans le XVII* et le XYIII- siècle. A cette époque, les chapitres les firent dûtrnire, soit parce qu'elles encombraient les chœurs des cathédrales, soit parce qu'alors on cessa d'apprécier la valeur artistique des objets anciens et que l'on n'estimait que ce qui était moderne : l'aveuglement alla si loin que les œuvres d'art les plus précieuses furent fondues et anéanties, sans respect pour l'intention des donateurs. Les statues des plus illustres personnages furent impitoyablement vouées à la destruction, et celles qui avaient une valeur intrinsèque, comme les tombes en métal, disparurent plus vite que les autres, parce qu'on pouvait tirer parti de la matière.

Les tombes en mêlai sont donc tellement rares aujourd'hui, qu'on peut à peine en ciler une diznine en France, en Allemagne et en Italie.

548 DE CAUMONT. ABÉCÉDAIRE D'Anr.HhOI.OGlE.

Or, il est exlrêmemenl important de recueillir les dessins de celles qui ont existé, quand ces dessins ont été faits.

Les manuscrits de Gaignères, bien connus de tous les archéolo^e?, conlicnnenl de curieux spécimens des slalues en métal qui existaient en France de son temps ; plusieurs de ces dessins ont été coloriés, de manière ù reproduire la couleur des émaux.

La cathédrale St-Maurice d*Angers avait fourni plusieurs tombeaux en bronze à In collection de Gai{;nière5, notamment celui de Guillaume de Beaumont, dont le cercueil fut ouvert il y a quelques années et offrit, avec les restes du défunt, les débris d'un tissu curieux. Guillaume de Beaumont devint évéque d'Angers en 1202 ; il donna, en 4236, une partie de son palais pour bâtir la chapelle du transept nord, et mourut le 2 septembre 4 260. Il fut inhumé dans le chœur de la cathédrale, et c'est là que se trouvait la statue en cuivre dont je présente le dessin, d'après Gaignières (p. 5i9}.

Le successeur de Guillaume de Beaumont, Michel de Villoyseau, évoque de 12i0 à 1260, eut aussi une statue en cuivre émaillé, que l'on trouve dans Gaignières ; mais, comme il avait doté le couvent des Jacobins d'Angers, ce fut au milieu du chœur de leur église qu'elle fut placée et non dans la cathédrale : le rouge, le bleu et le violet dominent dans les émaux de celte statue, d*après le dessin de Gaignières.

On trouve aussi dans les portefeuilles de Gaignières la statue tombale en cuivre émaillé de Guillaume Rollanl, évéque du Mans, liréi* de l'abbaye de Notre-Dame de Champaigne où il avait été inhumé.

D'après l'échelle jointe au dessin, elle avait 5 pieds H quelqnes pouces de longueur, sur 2 pieds 3 pouces environ de largeur. Le rouge, le bleu, \c \crl et le violet i''tni«Mit les couleurs dominantes dans les émaux.

]| était évoque en 1256 : il mourut en 1259, avant d'avoir achevé la troisième anni'e de son ponlifiral, à son retour de Rome, cù il était »!■< pour soumcllre au Pape les diverses contestations qui s'étaient életi'^ ^ entre l'église du Mans et le |>oiivoir Icmpon'l.

L'évèché de Beuivais avait fourni à la collection de Gaignières un quantité considérable de monuments funéraires en roivre.

Nous y trouvons la tombe en cuivre jaune de Henault deNantuel. q'; existait dans le chœur de l'église cathédrale de St-Pierre. Uneinsrripii.îi en vers rimes occupait le tour de l'encadrement. Ol évéque mourui en 4283.

DD') de CAUMONT. AUtCfcU.vlUK UAliCUhOl.r.Glï.

Secondement , lu tombe de Thibault de Nanliiel , successeur du précédent, qui occupa !>■ siège de 4283 à 1300. La statue est encadrée dans une arcliileclure à personnages. Une inscription en caractères gothiques se développait sur la bordure.

Pip.RiiFs TOMBALES. — Si quelqucs personnes eurent des monuments élevés hors de terre, un bien plus grand nombre étaient eu<«velies sous le pavé des églises; pour les plus notables on cherchait à exprimer, au moyen de la gravure au trait, sur la pierre, Pimage du défunt sous une arcade, avec les accessoires que nous venons de remarquer sur les tombes en relief: quoique Ton ait, comme je le disais tout-à- Theure, fait disparaître une grande partie de ces pierres en repayant les églises, et que beaucoup d'autres aient été usées par le frottement prolongé des chaussures des fidèles, il en reste une quantité considérable encore qu'il est fort intéressant d'examiner et qui devraient toutes être dessinées avec soin.

Chàlons-sur-Marne est une des villes de France qui possédait le plus de pierres tombiiles. On peut lire, à ce sujet, le Compte-rendu du Congrès archéologique tenu dans cette ville par la Société française d*archéo!ogie. Voici une de celles qu'on voit dans l't^lise de Notre- Dame, d'après le dessin de M. Barbât.

Le commencement de l'inscription, ainsi conçu :

ICI : GIST : DESOZ : CESTE : LAME : THIEBAUX : RUPKZ : DONT : DE\ : AIT f LAME :

nous indique le nom du défunt qui est n-pré<ontc à cheval, le bucon sur le poing ; chose insolite, car on ne >oit presque jamais le défunt dans l'eiercice des actes qui occupèrent son temps durant sa vie. Cette pierre est donc eitrémemcnt curieuse. Plusieurs autres des pierres tombales de Châlons sont d'un très-grand intérêt.

Les pierres tombales de l'inlise de Novon ont été décrites, il y a quelques années, par M. l'abbé Magne, dans le liuUetim wtomMmtmiùt : elles sont asseï nombreuses encore.

Jr riproduis ( i^age 553 ) la pierre tombale d'un abbé de

STYl.i: OGIVAL IRIMiriF ( TOUBl-ALl ).

ôni

Daib.it Uil.

PIEREE TOSIBiLE DXM u'tliLISE NOTRE-DiME U£ i HàtOSS-SCR-MjkUM.

DR r.VCSIONT. ADr'.CK,UAIRE D'aR^ nêoiOQîF.,

de Rouen : on y \oil Tiibbé. an milieu d'nnc arcade opivale sublrilobée, les mains croisées sur la poitrine, la crosse inclinée et maintenue par le bras droit.

Toutes les parties du costume sont Irès-nellementrenducs,et l'on distingue facilement la chasuble, le nwi;jj/;u/e brodé de fleurs, suspendu au brasgauche, Tau^c dont le bas porte aussi des broderies, etc., etc.

Les pieds reposent sur un chien.

A la hauteur des épaules deux clercs portent des flambeaux, et plus haut, entre la tête de Togive et les angles de la pierre tombale, sont deux anges tenant des encensoirs. L'inscription est gravée en belles lettres majuscules tout autour de la pierre et sur la bande (|ui dessine Parciruolte de rogive(l).

(1) Voici le texte du cette intrription :

Aii4t ritirict», NiHiLi», ri(i ikTQflB m»ki*, Jctnr», Màfiiiinovt, ratTitai r4q« i«Krt, PtcoiM, ricriio», rtTiMs tktatqtt mciim*

M<>»utK oBrikTct, nii!ii raotirtii raokàTr» Vrawitc» t»c* »kiM jiciT aie mcottrt ■t«»it»

TtSTI PtlTotM iHtaC «lut LItC VàBOKI»

Dit r«M »rtcotif, «ovi^ri tuoiiu «ccoili».

^TYM-, OGIVAL PRIMITIF (TOMUEAUX ).

Une autre pierre loni-

•> ^" /^^•.^'^o'^-tn iT^ijT^i' ' — r

baie, dont voici l'esquisse et qui se trouve dans l'église du Monta ux-Maladcs, près Iiouen, est de la fin du XIII' siècle, ainsi que l'atteste l'inscription gravée sur la bordure.

Latiguredela défimle est encadrée dans une ogive tréllée, surmontée d'un fronton garni de feuilles rampantes; deux anges tenant des encensoirs occupent les angles de la pierre, de chaque côté du fronton.

On remarquera le voile et la coiCTure qui étaient en usage à la finduXIIl"' siècle et au XIV% et le vêlement boutonné sur la poitrine et à manches justes que l'on appelait cotte hardie, par-dessus lequel est une espèce de surcot ou de manteau plissé sur les épaules.

Les pieds reposent sur un chien ; les mains sont jointes et relevées; c'était la position qu'on leur donnait presque toujours sur les tombeaux des laïques, et quelquefois sur ceux des moines.

Les prélats les ont ordinairement croisées, comme nous les voyons sur la tombe de Nicolas de Goderville (p. 552), ou élevées, comme dans l'effigie de l'évéque d'Amiens. Ainsi, voilà trois attitudes différentes, dont une paraît particulièrement attribuée aux laïques.

Quelques tombes plates ont été recouvertes d'une planche de cuivre gravée au trait, quelquefois même éniaillée; mais on conçoit qu'elles aient tenté la cupidité et été, plus que les autres, exposées à la destruction. Je ne crois pas qu'il en reste maintenant en France une seule du XIII' siècle. On en cite quelques-unes en Allemagne.

DR CAUMONT. ABtCEDAlRE D ABCDEOLOiJlK,

Des plaqurs de cuivre émaillc, représenlanl le défuut, élaicnl parfois appliquées sur les murs au pied desquels se lrou\aieul les lombes.

J'ai trouvé dans les portefeuilles de Gaignières une de ces lombes eu pierre protégées d'une grille eu fer appelée berse, qui sout devenues extrêmement rares : elle existuit duus la cathédrale d'Angers.

Tombeaux des rimrnV/fS. — Je donne (pape 555) l'esquisse d'oD toml)e;iu vénéré du XI 11* siècle dans l'église de Si Loyer (Orne), décril par M. do Glanvillc. Les Icrrasscmenls faits dans pluMCurs cimetière»

STVLt. OGIVAL l'llI\J:ilt- (lOMUK'l'X^ 555

I)F. CAUMONT. AUKCF.UAIRE D^ARCHKOI-OGIE.

ruraux ont mis à nu des tombeaux d'une forme pareille, portant sur leur toil des imbrications absolument semblables et qui très certainement n'avaient pas été mis à couvert. C'étaient des monuments placés sur les tombes au milieu des cimetières du Xlll* siècle.

Fanacx de ciMETièRE. — Lcs fanaux furent, comme au XII* siècle, construits au milieu des grands cimetières ; ils affectèrent tantôt la forme ronde, tantôt la forme carrée. Je n'en citerai qu'un seul : celui que j'ai dessiné à Antipny , près de St-Savin (Vienne . Il se trouve au milieu d'une place située en avant de l'église paroissiale, et qui avait évidemment fait parlie de l'ancien cimetière ; car on y voit presque partout à ra'^e terre des cercueils, la plupart dépourvus de leurs couvercles.

Ce fanal est décoré, sur les angles, de petites colonnettes dont les bases ornées de pattes annoncent le XIII* siècle. Lu autel en pierre, de l", 09 de largeur sur 0™, ôf) de profondeur, a été ménagé sur le socle qui porte la »

lonne ; on y parvient aujourd'hui par un escalier de trois marches qui doit être moins ancien que la pyramide.

Cet autel nous prouve que, dans certaines circonstances on disait la messe au pied de ce fanal.

La colonne qui s'élève au-tlcssus de l'autel est quadran(c«Ia»rc. Elle a, sur chaque face, A pariir de sa base, 0-, 88, y compris les colonneltes angulaires; la hauteur totale du monument ptul ètrt de 6 à 7 mètres. Sou toit quadrangubire, taillé en carène de navire, était primitivement surmonté d'une croix en pierre qui est tomber.

STYLE CGI VA t. PRIMITIF ( TOMBEAUX ).

Quatre fenêtres carrées, orientées est, ouest, nord et sud, s'ouvrent au-dessous de ce toit, au sommet de l'édifice : c'était là qu'on plaçait autrefois le fanal. Pour monter jusque-là, à l'inlérieur de la colonne creuse, il fallait grimper comme le font les ramoneurs dans les cheminées ; quelques trous dans les pierres pouvaient, d'ailleurs, faciliter celte ascension. La porte qui servait à s'introduire dans le corps de la colonne est percée du côté du nord, presque au niveau de la table de l'autel ; elle n'a que 21 pouces de hauteur sur 13 pouces de largeur; vraisemblablement elle était fermée au moyen d'une porte en bois.

Cette pyramide est une des plus complètes que nous ayons visitées, puisqu'il n'y manque que la croix qui formait le couronnement.

Les chapelles sépulcrales avec fanaux sont très-rares : je ne connais de conservée que celle de l'ancien cimetière des religieuses de Fonlevrault, qui se trouve aujourd'hui sur la promenade publique.

Elle est carrée, flanquée de quatre contreforts. Du sommet du toit en pierre de l'édifice s'élève une colonne creuse, de 4 à 5 mètres de hauteur, portant une lanterne octogone à son sommet. Chacune des faces de la lanlcr percée d'une ouverture ; un toit conique recouvre le tout ; à l'intérieur, la chapelle est voûtée en coupole surhaussée ; les angles du carré sont rachelés au moyen de petites voûtes qui transforment le plan carré en octogone. De chaque angle de cet octogone, à la naissance de la coupole et du sommet des murs qui les unissent, partent des nervures qui s'élèvent

ne est

en se

DE CALMONT. ABtCÉDAinE D'AnCHKOI.CCIt.

rapprochant et s'arrêtent à la nuissance de la colonne creuse qui

couronne l'édiGce.

On connaît la date de celte chapelle. Nous avons un document authentique qui suOirail à lui seul pour lever tous les doutes, s'il en restait encore après l'étude de ses caractères archileclonique^ C'est une charte de Berlha , dixième abbesse de Fontevraull. élue^ eu 1217, et datée de 1223, par laquelle elle conlirme une donation qu'une de ses religieuses, Ala. duchesse de Bourbon, fil en faveur de cette chapelle, quelle avait fait bûtir {\].

Croix de pierre.

j F. peux citer, comme un des tvpes les plus J complets et les mieux conservés du XlIT siècle, la croix que j'ai signalée le premier dans le cimetière de Jouarre (Seine-et-Marne).

La base, à scolie é\idée comme celle des colonnes du temps, n pose sur un socle carré aux angles duquel se détachent de petites tour> terminées pur un toit circulaire, comme on en trouve souvent dans les bas-reliefs du XIII' siècle ; au-dessous de ce socle est un soubassement en pierre et un escalier.

Le fût de la colonne, ou l'arbre de la croix, est Ir^s-mince et d'un seul morceau ; la croix sort du chapileau qu'elle surmonte : Irt bras en sont terminés p.ir des fleurons très-fKquenls dans l'archilecture ogivale primitive. IVun côté on a représenté le Christ, et de l'autre, la Sainte-Vierge tenant rEnfanl-Jésus : ce< deux petits bas-reliefs sont entonn» tVuu encadrement à quatre lobes.

;i) . Novrr.tl, quo.l vrnfr.bt.U AU q^onJam dnclw. Eorboati |»o.l vei.- . inultum temporo rell«to« monUU, et ben.f.cuiE i.o»trm. dcdU nortro cor- . »nio rt .Mcni^u in pur«m et prr,.rtu.m elcemo.«n.in c.p«1U«i qn.m .l«tru. . fecll de .u« proprlo «n medio c«ni»terl. noMrl. in honorr be.tr Catbwini. . XUX .oUdo» qnttanr dentrin» mirorw %!• cnV' ■""»« rere«p»«n'«a» •

STVf.E Or.IVAÎ. finUFTIF f:ROIX DR PIERRK}.

Siégres et Stalles.

J M sièges en pierre d.i XIII' siècle, pour le céiébrjnt ou pour U l'évéque, se rapprochenl souvent par leur forme de ceux du XII* ;

mais on les a placés qiiel-

quefoisdansdes niches, sous

un dais uITrant une grande

complication de détails.

Kn fait de stalles en bois

du XIII' siècle, on cite

celles de la cathédrale de

Poitiers, qui ont été décrites et figurées. Les stalles

devinrent communes dans

le XIV» siècle, mais il en

reste extrêmement peu de cette époque.

Nous trouvons, dans quelques églises, des sièges en pierre établis le long des murailles et qui remplacent les stalles. Dans une église du Calvados, dont les murs sont ornés (Parcatures ogivales, des sièges ont été creusés dans la pierre entre les colonnes, de manière que chaque arcalure correspondait à nn siège.

Portes ferrées.

Ti^ existe, dans quelques églises, des portes couvertes de ferrures 1 conduiics de manière à former des enroulenu-nts et des dessins compliqués : ces armatures couvrent presque enlièremrul les hatianis de bois auxquels elles sont attachées au moyen de clous à tètes saillantes ; on connaît les portes de \.-D. de Paris, celles de l'église de Sl-Severin. Voiri d'antres spécimens de ferrures, tirés de la'cathédrale

DE CAUMONT. Ank^DAIHE d'aRCHÉOLOGIP.

Vu,

Il' *■ -^ »■

STYLE OGIVÂI. PRIMITIF (POIITES FP.nRÉEs). 561

dn Sens. Quoique les portes de IVRlise d'Orcival, déparlcmenl du Puy-

de-Dôme, a.cnl élé citées comme appartenani . i . poque romane je ne les crois pas antérieures au XIIP siècle, et j'en présente aussi un dessin.

5Ô2 HF. c\t:mont. aiu.cédaibb D'Aiv:nKOLor;iE.

On voit qu'il y a beaucoup d'art el d'élégance dans les ramiûcalions de ces ferrures.

Quelques anUquaires déiignenl, sous la dénominatioa de portes bardées, celles qui sont ainsi revèlues de fer.

Les portes de Ponligny (Yonne cl celles de la cathédrale de Paris montrenl des «pC-cimens dont les ferrures sont d'une élégance qui

rftKM.

fait honneur au\ artistes serruriers qui les ont eiéculées.

Les vanteaui de la porte Sl-Macaire, décrits et figurés par M.'.Léo Drouyn dans le Bulletin monumental (t XXVI), sontaossi Irès-remarquablcs et contemporains des sculptures qui les encadrent, c'est-à-dire de la Sn de Xlll* siècle. Ils sont formés de fortes planches de cbéne, reliées à l'intérieur par de forts madriers el de puissantes ferrarcs, et, à l'extérieur, par des pentures qui ne paraissent U que comme ornement.

Kvléricurcmcnt des lislili verticaux sont cloues sur les pltndMS; il* sont di\ise5 en trois étages par d'outrés listels horizontaux. lJ«e petiuarcade en plein-cinln* prise dans le listel horiionlal, entre chaque listel vertical, forme une délicate arcalure à deux étages; elle De règne pas au troisième étage où elle est remplacée par une broe de 1er qui suit le contour do l'arcade trilolnH» de la porte. Olle lame eH ocwfe d'un feston eu denl»-de-loup.

Les lislels \erlicaux sont au nombre de \ingl, dont deux sont plu> longs que les autres el ornés d'arcaturos ogivales subirilobèes et i o qualre-feuilles ei»catlrés par des carrés. Les lisIcU hori/ \

ornés de quatre-fouilles. Nous donnons une esquisse de — . , (V. la page suivante) d'après M. Léo Drouyn cl en nous fondant sur son appri'cialion.

STYI.R OGIVAL PRIMITIF ( POnTF.S FFRn<^:ES ^.

iï iT mt

Lco Drouxu dcl, URTre oRi PoniM de svnr-.iiCiinr (oir.o>u>).

DE CAUSdOXT. ABÉCÉDAIRE d'aRCHLOLOGIE.

Les grandes armoires el les meubles destinés à renfermer des objets précieux étaient aussi, au XIII* siècle, garnis de ferrures comme les portes ; telle est l'armoire du trésor de la cathédrale de Baveux décrite

j ^sSMbH

uÉruLs Dt» riMUt» m L'*k«oiRr dc tbook & BtTid (1)

par MM. Bouel et Bourdon dans le Rulletin monumental, cl donl panneaux avaient en outre été couvcris dc peintures.

(1) I. Pied Je raimulrc. 2. Serrure. 5. Polaïu'r. l. CouroMicBicBt de» ttnti. 5. Ornement dc» extn'tnll^» de l'armoire «tcc U«r cootonnemeot.

STVI.E OGIVAI, PfllMITIF (objets DESTINÉS AU CUF-TK ). 563

Objets destinés aii culte.

Chasses. —Au XIII» siècle, les châsses affeclcnt la forme d'une église avec ses coutreforts, ses pinacles, ses arcalures et môme ses tours. Le» ciselures rivalisent avec l'émaUJure pour orner cet édifice en mêlai.

Avant la fin du XII« siècle, les arcatures et les personnages qui décoraient les parois des chasses étaient presque toujours figurés par des

IMETR\CH

CUASSE DU \lll<-- SIÈCLE.

émaux. A partir de la fin du XII« siècle et dans tout le XIIP, les arcatures furent portées sur des colonnes détachées, comme dans Tesquisse précédente.

566 UK CAUÎIONT. AbÉCtDAll'.K d'aRCIIKOLOGIF.

Les figures, au lieu d elre en émail, furent souvent en bronze, en argent ou en or. Les châsses devinrent des chefs-d'œuvre d'orfèvrerie dans lesquels rémail n'était qu'accessoire.

Souvent des bas-reliefs décorent les toits des bas-côtés et du grand comble. L'édifice est couronné d'un faitage en cuivre découpé à jour.

Les émaux sont appliqués avec une rare habileté. Ils offrent une fraîcheur et une finesse d'exécution qui ne laissent rien à désirer. Les émaux du XIII* siècle ne sont effectivement que des espèces de vitraux collés sur cuivre, comme l'a dit M, Texier, et hormis peut-être quelques tons bruns, on y retrouve les belles couleurs des verrières du Xlll* siècle. -

Une châsse magnifique est celle de Notre-Dame, à Aix-la-Chapelle, qui offre l'image d'une église ogivale avec des transepts, et qui doit dater du XIII* siècle. Je pourrais citer une autre châsse fort belle et plusieurs objets émaillés du trésor de cette église si riche en chefed'œuvre d'orfèvrerie. Les châsses dont je parle sont toutes ornées d'émaux, de dorures, de pierres précieuses, de bas-reliefs finement ciselés, etc., etc.

La belle châsse de St-Taurin d'Évreux, décrite par M. Le Prévost, figurée dans un des volumes de la Société des Antiquaires de Normandie, est incrustée d'émaux bleus, rouges, verts, jaunes, blancs, etc., offrant à peu près les mêmes nuances que les vitraux du XIII' siècle. Cette châsse a la forme d'une église du XIII* siècle avec transepts, clochetons, contreforts, etc.

Parmi les nombreuses chûsses du XIII' siècle d'un ordre inférieur qui nous restent encore, on peut citer celle de sainte Jule, à Jouarre ; elle se rapporte au tyiie que j'indiquais toul-à-l'heurc et présente la forme d'un édifice recouvert d'un toit à double cgoul, orné sur chacun des côtés de six arcades tréllées, dans lesquelles étaient les effigie» des Apôtres: elles ont été enlevées, mais on lit encore leurs IMNBS sur les arcades de l'un des côtés.

Puis on trouve, au-dessous des six arcades des inscripUom eu* rieuses que j'ai publiées.

Trois tableaux occupaient chaque cote du toit ; 1rs inscriplJoo&, dont (pirlqucs-iines sont malheureusement imparfaites, parce qu'en arracbant 1rs bas-reliefs on a endommagé les cncadrerocnts, ripliquatent les tableaux. Je suppose qu'ils avaient rapport à la vie de sainte Jule. L*un de ces tableaux représentait évidemment TabbeSM k laquelle on doit cette châsse, l'olTrant à la Sainte dont elle allait reoferaicr les reiique« ;

styi.f: ogival I'iumitif (odjkts dkstlnés au cl'I.tk)- 507 car rinscriplioii du radie est ainsi conçue: eistochia abbatissa sr-

CUNDA OFFKKT CAPSAM ISTASI SANCTAR JULIAK MIIGIM.

Aux deux cxlrémilés de la châsse sont des arcades Iréllées, ornées de pierreries, qui lenfemiuicnt vraisemblablement des figures assises.

La commune du Coudrav-St-Germcr (Oise) possède une châsse qui peut remonter, comme celle de sainte Jule, ù la première moitié du XII* siècle, et sur laquelle MM. Barraud et Beaude, de Beauvais, ont donné des renseignements.

Celte châsse est rn boi?, des plaques de cuivre doré en recouvrent toute la surface, et des baguettes du même métal scuipléts à jour

CDiSSE UD COUOIUY-S\INT-GERMER (0«k\

forment différents encadrements. Elle est haute d« Gà centimètres ; les deux grands côtés ont 82 centimètres de long, les deux autres n'en ont que 35.

568 DK CAUMONT. AUÊCKDAIUE d'aRCHKOLOGIE.

Sur chacune des deux grandes faces sont pratiquées quatre uicbes contiguës, dont le fond est droit et qui ont cependant une profondeur assez considérable.

La partie supérieure de ces niches est trilobée ; au-dessus de la trilobure est un tympan garni de feuillages découpés à jour, au milieu desquels se trouvent enchûssées trois pierres fines de diverses couleurs.

Les arcades reposent, de part et d'autre, sur une imposte peu élevée que supportent trois colonnes cylindriques disposées en triangle. Les feuilles de cuivre qui revêtent les fûts de ces colonnes sont couvertes d'une espèce de gaufrure offrant différents dessins : sur les unes, on remarque un réseau formé de losanges renfermant chacun un fleuron ; sur d'autres, des rinceaux, des torsades et des feuillages.

Quelques-unes de ces colonnes présentent, au milieu de leur hauteur, un anneau composé de trois tores ; elles ont toutes une base plate, munie aux quatre angles d'une languette trilobée, et un chapiteau orné de deux rangs de feuilles d'acanthe qui se termitient toutes par une grappe de raisin retombant en forme de crochet.

Les figures que renferment ces huit niches ont été remplacées par des statues en bois qui ne remontent pas au-delà du XVII* siècle.

Chacun des petits côtés présente une niche qui en occupe toute la largeur. Ces niches, qui offrent à peu pK'S la même disposition que celles des grandes façades, sont un peu plus hautes que les autres, leur sommet occupant une partie du gable.

Le faite de lu chAssc est surmonté d'une esi)t'ce de cri'te, haute do 3 ccntirnrtres et épaisse de 5 millimètres, qui règne dans toute la longueur et se compose de rinceaux découpés à jour.

RRLrQUAinEs. — Il y avait de;» reliquaires de différentes formes pour les fragments d'un petit volume et les parcelles d'ossements.

Parmi ces petits reliquaires, dtuit quelques-uns sont des ouvropcs d'orfèvrerie assez remarquables, jt* citerai le charmant petit vase que voici et qui me paraît de la lin du Mil' siècle: il a été trouvé à l'abbaye de St-Évroult (Orne) ; il est en cristal de rodie, haut de plus de 3 pouces, épais de 3 lignes, muni de deux anses sur lea côtés et orné, sur la panse, d'une rose à quatre-feuilles. Le couroooeoicot 16 comiwse d'un cercle et d'un élégant cou^erck à charnière co

STYLR OGIVAL l'RIMITIF ( OBJETS DESTINÉS AU CULTE ). 569

vermeil, incrusié de perles, d'arnéthysles, de greiials, et portant une petite boule ù la partie supériçurç,

VASE ir.n0Vt A SAI.M-ÉVBOllT.

( Vu de deux eûtes. )

Une bande de vermeil, égalemeut ornée de pierres et ciselée, s'appliquait sur les anses du vase pour en assujettir plus solidement le couronnement.

Flambeaux et candélabres. — Le XIII« siècle a produit beaucoup d'autres morceaux d'orfèvrerie infiniment remarquables, tels que flambeaux, candélabres, etc., etc. Le magnifique candélabre conservé dans la cathédrale de Milan, et connu sous le nom d'Arbre de ta Vierge, est un chef-d'œuvre de ciselure ; il peut, à tous égards, être considéré comme étant le plus splendide ouvrage de ce genre. On en doit la description à M. Victor l'elit. Il siillit de présenter un des enroulements qui décorent le pied de ce magnifique candélabre pour en faire comprendre la grâce et l'habile exécution.

Il existe, à la Bibliothèque de Reims- un fragment de candélabre de

DE CAL'MOM. AUtCKDAlBE D AUCHhOLOGIE.

tl OKt IMOntaCilTt Dl •RkkB CA^oi^AUt •■ VltA».

Rrnndc dimension el en brome comme relui de Milan, mai» un poti plu* ancien, je crois, el pouranl remonter au XII* si*cJc : il aiiU «pparfenu è IVrIIsc Sl-Ht^mj.

On a fait, au Mil» siiVIe, de prands candélabres en fer (Tgc

STYLE OGIVAL J>r.lUlHF (OUJETS DESTiNl'.S AU CULTE). 571

DE CAUMONT. ABÉCÉDAIRE D'aRCHÉOLOGIE.

qui étaient plus simples. Comme on le comprend, le fer forgé ne pouvait donner les mêmes produits que le bronze coulé dans des moules : tel est le candélabre signalé dans l'église de Bri\es-la- Gaillarde par M. Bouet et publié dans le Builetin monumental.

Croix d'altel —La croix d'aulel qui suit était à Laon il y a quel- ,ques années. On la voitaujourd'hui au musée du Louvre; d'après les recherches de M. Bretagne, elle a été faite au commencement du XIII' siècle ou dans les dernières années du XII' ; elle est à double branche. Sa hauteur totale est de hl cenlimèlres, la longueur de la branche supérieure de 41 centimiLlres, et celle de la branche inférieure de 12 centimètres; le pied, qui lui-môme est supporté par trois pattes d'animal armées de griffes, a 15 cenlimèlres (le diamètre.

Au bas de la croix, ù la place où la poignée, destinée ù la porter, la sépare du pied, deux branches en argent se projettent de chaque côté et supportent chacune une statuette en vermeil de 56 milliniètres de hauteur:

l'une représente la Sainte-Vierge, et l'autre l'apôtre saint Jean. Ces ligures, ainsi que celle du Christ, oiïicnt un spécimen remarquable (II* la plastique de l'époque. Le pied est aplati,' de furme circubirc cl orné de feuilles de \igne.

STYLE OGIVAL PniMlTlP (ODJETS DESTINAS AO CULTE ). 573

STboires.— Les ciboires oITraienl quclquefuis la forme d*une colombe. Tel est celui qu'on voit au musée d'Amiens. C'est une colombe en cuivre émaillé, reposant sur un plateau à bords ciselés ; le plateau, vers le centre, devient concavo-convexc et, sur la partie concave, on lit cette inscription circulaire, gravée par une main inhabile: OLIM ECCLESI/E DE RAINCHEVAL. Les rebords du plateau sont percés de douze petites ouvertures, disposées dans un ordre symétrique, pour attacher les chaînettes qui devaient tenir la colombe suspendue. Les ailes et la queue sont seules émaillées, le reste du corps était recouvert d'une peinture brune que le temps a fait disparaître en partie. On a tâché d'imiter Tagencemenl des plumes par des écailles imbriquées,

CrcOIRE EN FORME Dl COLOMCr, KT MCsÉl D'a\IIF>S.

nuancées d'or, de bleu, de vert, de blanc, de jaune et de rouge. Sur le milieu du dos, entre les deux ailes, existe une ouverture peu profonde, destinée à recevoir les hosties consacrées et surmontée d'un couvercle qu'on maintient à l'aide d'un bouton tournant.

DE CADMONT. AB^IcfiDAIRE D'ARCHtol.OGIE.

M. l'abbé Barraud a cilé, dans son travail sur les ciboires, une colombe qui a déjà clé publiée en chromolitbograpliie dans le Moyen-Age et la Renaissance. Elle a 21 centimètres de haut. Elle repose sar un

ctatoMUUt.

tGTKC CUOUt tn FORVr t>t COIOVII.

r;irn^ fif^iirant une forleresso flanquiV âo tour* rylindriqnw : l'enrpintp carrée, ainsi que I05 tourelles qui racrompa{(npnt , est simplement dorée. La rolombe. dont le corps est éfrtiraictit doré, a les ailes émaillées de bleu, de blanc et de rouge, comme la précédente.

CâLiCKS. -!fou9 citerons comme npécimen descalicrs du MU' tifcle.

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