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CnÉ0E^Ot PE LA UN Dt XT^ SILCLE, DA>S U CHArFUE DE JOCOtlUE (CàlTinOs).
STYLR OGIVAL DE LA 3* JtPOQUE (FONTS BAPTISMAUX). 691
remoDter au-delà du règne de Louis XI ; elles avaient toutes été déplacées.
C'est lu l'origine des tabernacles qui décorent aujourd'hui nos autels ; il est probable pourUmt que , bien antérieurement au XV« siècle, et même très-anciennement , il y eut sur quelques autels des turres pour renfermer l'Eucharistie, et ce serait là le type primitif des tabernacles actuels ; c'est , du reste , un point fort obscur. Mauléon dit, dans son ouvrage liturgique, qu'à S'*-Croix d'Orléans, le ciboire était, de son temps, renfermé dans une tourelle de cuivre jaune ; mais il ne donne aucun renseignement sur l'âge présumé de celte tourelle.
Cbédences. — Les crédences n'ont invariablement qu'une piscine au XV« siècle ; il est rare qu'elles soient simples et sans moulures. Elles se distinguent le plus souvent par les bouquets de feuilles déchiquetées qui garnissent l'arcade, souvent en forme d'accolade, et qui s'élèvent en panaches comme au-dessus des portes et des fenêtres. On peut juger de cette ornementation par la crédence figurée à la page précédente.
Fonts baptismaux.
ON employa, pour les fonts du XV* siècle, les formes qui avaient été usitées au XIII* ; mais ces fonts et ceux du commencement du XVI« siècle offrent , quand ils ont été sculptés avec soin , des moulures prismatiques semblables à celles qui décorent les niches, les dais et les pinacles de l'architecture ogivale de l'époque tertiaire.
Alors les plus habiles artistes exercèrent leur talent sur les fonts baptismaux : quelques fonts de cette époque peuvent être regardés comme de» chefs-d'œuvre de sculpture ; tels sont ceux des cathédrales de Strasbourg et de Fribourg. Mais si, dans quelques églises, on a décoré avec tant de soin les fonts baptismaux, dans beaucoup de localités, on paraît avoir attaché peu d'importance à ces monuments accessoires, peut-être parce qu'ils étaient moins en vue ; de sorte que, d'une part, nous trouvons une richesse incroyable de détails dans certains fonts du XV« siècle, tandis que d'autres offrent une grande simplicité.
DE CAUMONT. ABÉCÊDAiRE d'aRCHKOLOGIK.
J'ai dit qu'au XI1I"= et au XIV» siècle, dans les foiils de forme octogone, l'intérieur de la fonlaine était habiluellenit-nt circulaire: au XV«, l'intérieur est octogone comme l'extérieur. J'ai fait une autre observation, à laquelle je n'attache pas plus d'importance qu'elle n'en mérite, c'est que, jusqu'au XV<= siècle, je n'ui jamais vu la fonluine divisée en deux compartiments : si quelques fonts anciens présentent ce caractère, j'ai facilement reconnu que la division avait été pratiquée après coup et qu'elle n'avait pas de date certaine ; dans quelques fonts de la fin du XV»' siècle et du XVI^ au contraire, cetle cloison dont je parle a été ménagée dans le bloc dont on a fait le réservoir. On ne plongeait plus les enfants dans la fonlaine, on se contentait de l'aspersion en usage aujourd'hui : alors l'un des deux compartiments servit à contenir l'eau, tandis que l'autre tenait lieu de piscine et donnait écoulement ù l'eau dont on s'était servi pour le baptême. On voit aussi quelquefois, près de la fonlaine principale, un second récipient plus petit porté sur un piédestal accolé à l'autre. Ce récipient, destiné à recevoir l'eau qui avait servi à l'aspersion, lui donnait passage au moyen d'un trou pratiqué dans le support.
J'ai vu plusieurs cuves octogones sur les angles desquelles étaient des colonnetles Irès-maigrcs, à chapiteaux ornés de feuillages frisés, comme on en trouve tant au XV« siècle. Il existe aussi à cette époque des cuves pol)'lobées.
Les fonts monopédiculés à réservoir et à support octogones ne sont pas rares dans le XV* siècle : les uns se rapprochent de la forme d'un calice et offrent en dehors la forme hémisphérique ou ovoïde; les autres sont plus hauts sur pied, et la cuvette, moins profonde, présente un plan à peu près horizontal en dessous.
Dans l'église de la ville d'Eu, j'ai remarqué sous la troisième arcade de la nef, du côté du Nord, un font pédicule dont le réservoir