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ploitation et la clarté des opérations firent qu’au lieu de donner seulement le procédé de son expérience, je lui conseillai de faire un traité complet.
Depuis long-temps je le suivais dans . son rucher et je connaissais assez bien la culture de ces insectes ; je lui com muniquai des observations qui m’étaient propres , et nous résolûmes de travailler ensemble à la rédaction de cet ouvrage.
La découverte des ruches à l'air libre fera sans doute époque dans l'histoire des abeilles; les avantages de ces ruches, sur celles qui sont closes, deviennent immenses. Dans ces dernières, toutes les opérations sont incertaines et une culture exacte impraticable; il en sera de même chaque fois que lon agira approximativement.
Quw est-ce en eflet qu’une culture où rien ne parle aux yeux ? où la moindre
vicissitude entraîne la perte iné vila-
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ble? où, quand le mal existe, il est presque toujours impossible d’y porter remède? oüenfin, on ne peut récolter que sur des aperçus ?
Les ruches à l'air libre viennent déchirer le rideau qui a toujours arrêté la culture de ces précieux insectes. Par leur emploi on peut remédier à tous les accidens qui peuvent arriver aux abeilles; la cire et le miel sont des produits que l'on peut recueillir avec une extrême facilité, et tel qui le désire, peut à son gré et en tout temps enlever des gâteaux, sans déranger pour ainsi dire les abeilles. }
En général, cette culture y gagnera donc beaucoup, de même que l'histoire naturelle de ces insectes. Nous nous sommes mille fois assis proche de lune de ces ruches ; nous ÿ passions des journées entières sans être fatigués d'admirer ces productions de
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la nature. Que les ruches vitrées, seules en usage jusqu’à notre découverte, pour étudier les abeilles, sont loin de nous offrir un pareil tableau ?
Ah! si du moins l'esprit d’opposition cherche à dissimuler ou à nier les avantages des ruches à l'air libre sous le rapport de la culture, il sera sans doute forcé d’avouer celui de pouvoir infiniment mieux contempler les travaux des abeilles, que dans ces ruches vitrées, qui dès-lors seront naturellement abandonnées.
Nous avons divisé notre traité en quatre parties : cette méthode nous a semblé plus convenable pour remplir son objet.
Dans la première, nous traitons principalement de la construction des ruches à Pair libre, de la manière d'y établir les essaims; puis nous nous attachons à démontrer évidemment leur supériorité sur celles
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dont on s’est servi jusqu’à ce jour; nous aurions pu analyser une grande partie de ces ruches : mais outre que ce travail devenait inutile, il nous importait peu de signaler les inconvéniens de chacune, toutes étant closes et par cela seul à rejetter. Cependant nous nous sommes un peu plus appesantis sur celle de M. Lombard, parce qu’elle est celle qui a été le plus généralement adoptée en France, jusqu'à présent. Mais comme dans les autres , le cultivateur n’opère que sur des appréciations souvent trompeuses; ce que l’on doit désirer en toutes choses, c'est la précision: et iln’est jamais possible d’en obtenir avec les ruches closes, de quelque forme qu’elles soient; car si quelques -unes en permettent plus que les autres, elles deviennent si dispendieuses que l’on ne pourrait pas les proposer aux cultivateurs. La nôtre est remarquable
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par la simplicité de sa construction et la commodité de son emploi; à tous les avantages que nousavons signalés, se réunit la douce satisfaction de voir chaque jour les progrès deses abeilles.
Après la description de la ruche, nous avons donné aussi celle du surtout qui lui convient; mais on pourrait ne pas tenir exclusivement à ce modèle, chaque cultivateur pouvant en inventer un autre qui remplirait les mêmes conditions.
La ruche à l'air libre, que nous avons désignée sous le nom de ruche d’obserpation, pourraittrès-bienrecevoir celui de ruche de fantaisie ; elle est simplement une ruche d’'amateur.
Nousterminons cette première partie par l’exposé des moyens à l’aide desquels on parviendra à exploiter notre ruche : on y remarquera sans doute avec plaisir quecesmoyenssont les plus simples que l’on puisse imaginer, et