V.. a:1 la justice ou la cupidité romaine, sur
..: \'nrc qu'il y aurait de s'aliéner pour jamais
. '\'iN du «'Icrgé parisien, sur les sentiments
,. ••îv* l't «le charité que lui commandait sa nou-
N, ! V' [uolVssion. Enfin il lui répéta cette triste pa-
.* Vous êtes moine ^ »
Il otait moine en effet, et la nécessité, sinon le ,K'^^M^^ Ini prescrivait de vivre suivant son état. Une |nvnutM'o ressource s'offrait à lui, c'était l'étude;
l/i Ofi , v\). Il , p. '».') et 47. * VoniirUiis vs. {Ah. Op., pars U, rp. i, p. 3i>2 , 52-î.) Ko priourô de l»« ml . «h'prinl.iiii «Ir l'abljavo do Sainl-Flonîiil d(» Sauniur, était situé dans I \ \.illiM' dr Moiiiinoroncv. Foulque n'est connu (|ue par sa lettre à Abélard. ^ ll.nir , ail. fnuhinc. — Jliat. litL, t. XU , p. 240.)
niais d'abord Tétude lui sembla sans attrait; elle n'apportait plus la gloire avec elle. Toutefois des clercs venaient le voir, et l'abbé de Saint^Denis, Adam, se joignait à eux pour lui dire que le moment peut-être était arrivé de se consacrer plus que jamais au travail , et surtout aux recherches théologiques. Ils lui répétaient que maintenant l'amour du ciel lui pouvait inspirer ce que jadis peut-être lui avait suggéré le désir de la réputation et de la fortune j que son devoir était de faire valoir le talent que, selon la parabole évangélique , le Seigneur lui avait remis, comme à son serviteur, et qu'il réclamerait un jour avec usure. Ils ajoutaient que si, jusqu'ici, il avait instruit les riches, il lui restait à éclairer les pauvres; que le ciel, en le frappant, lui avait ouvert du moins l'asile de la paix de l'âme, de la liberté diesprit, de la tranquillité studieuse; et que le philosophe du monde pouvait devenir aujourd'hui le philosophe de Dieu.
Abélard hésitait à suivre ces conseils; il lui en coûtait de reparaître aux yeux des hommes. Mais il ne trouvait pas, dans l'abbaye de Saint -Denis, le repos qu il espérait. Il l'avait choisie comme la première du royaume. On y avait reçu avec empressement un homme qui devait illustrer la communauté. On y attendait de lui de l'éclat et du bruit; il y cherchait le silence, la règle, l'oubli. Le premier mouvement de son désespoir avait dû être le renoncement absolu au monde. Or, l'antique fondation de Dagobert , agrandie et enrichie par la munificence de la longue suite de rois, ses successeurs,
cette maison toute royale, une des institutions de la monarchie, monastère, dit saint Bernard, plus dévoué à César qu'à Dieu, n'était nullement étrangère aux choses mondaines, et tenait au siècle par de nombreux liens.
Irritable et attristé, Abélard y trouvait la vie peu régulière, les mœurs relâchées. Il accusait Tabbé Adam lui-même de désordres qu'agravait sa dignité \ Habitué au ton du commandement, prompt à tout régenter autour de lui, il s'éleva contre les dérèglements dont il était témoin, et ses reproches qui n'étaient pas toujours discrets , le rendirent bientôt à charge à tout le monde. Ses frères importunés saisirent avec empressement les instances de ses disciples comme une occasion de l'éloigner, et le pressèrent d'y céder en reprenant ses leçons. 11 résista longtemps; il répugnait à revoir le grand jour. Cependant amis, ennemis, écoliers, religieux, l'abbé lui-même insistaient, et entrant alors dans cette vie de mobilité et de tentatives changeantes que son âme inquiète allait prolonger, il s'établit dans le prieuré de Maisoncelle, situé sur les terres du comte de
' La manière dont Abélard parle des désordres de l'abbé et des moines de Saint-Denis, ne permet pas le moindre doute. Ces désordres sont aftirmés par saint Bernard , par Guillaume deNangis, par les annales même du monastère. La chose était commune alors dans beaucoup de couvents , et il n*y avait pas cent ans que les mêmes désordres , dans la même maison , avaient nécessité une réforme entreprise par saint Odilon. Deux actes d'administration charitable de l'abbé Adam , rapportés par Duchesne qui veut le justifier, ne prouvent nullement qu'il menât une vie régulière. ( Ab. Op., op. I, p. 19; Not., p. 1153. — Saint Bernard , Op., ep. lxxviii et nol. — Guill. Nang. Chrou., an. ii^'-l, Ilec. des lïht., t. XX, p. 727.)
Champagne^ pour y rouvrir son école à la manière accoutumée (1120).
Il retrouva sur-le-champ un auditoire attentif et nombreux; on parle de trois mille étudiants. La foule reparut , et bientôt ce lieu retiré ne suffit plus à l'abriter ni à la nourrir. Ramené par le malheur aux plus sérieuses méditations , préoccupé des devoirs de sa profession nouvelle, devenu par l'étude et plus savant et plus subtil % il rendit son enseignement éminemment religieux , sans abandonner ces sciences profanes dont on lui demandait surtout les leçons. Il en fit comme un appât dont la saveur attirait les disciples à cette philosophie véritable qui était enfin pour lui celle de Jésus -Christ, imitant ainsi celui qu'il appelait le plus grand des philosophes chrétiens, Origène. La manière en effet dont saint Grégoire le Thaumaturge nous dit qu'enseignait ce profond et singulier docteur offre assez d'analogie avec la méthode d'Abélard. C'est bien, au reste.
* « Ad cellam quanidam. » (Ab, Op,, q). i, p. JD et 20.) D. Hrial seul dii (|uc ce lieu est Maisoncellc. [Rec. des Hist., i. XIV, p. 290.) Il y a dans lo département de Scine-el-Marnc plusieurs villages de ce nom. Le lieu (ju'habitail Abélard , désigné par quelques écrivains sous le nom de Trecensis cella , peut être ou Maisoncelle de l'arrondissement et du canton de Coulommicrs , ou plutôt MaisonccUcs du canton de Villiers-Sainl-Georges , arrondissement de Provins. Je ne crois pas que le lieu de refuge d'Abélard , malgré cette désignation Trecensis cella, doive être confondu avec le couvent de Troyes , appelé Cella , monasteriiim celleusc, ou Mouslier-la-Celle , le monastère de Saint-Pierre de Troyes. {Gall. Christ., t. Xll , p. 539.) Le P. Longueval veut qu''il ait enseigné à Provins dans un prieuré de Saint- Florent de Saumur. Peut-être confond-il celte première sortie du couvent avec la seconde qui le conduisit à Provins , au prieuré de Saint-Ayoul. (Hist. de VEgL gull,, t. VIII , l. XXIll , p. 355. — Hist. litl,, !. IX , p. 85.)
" « De aculo aculior. » (Otl. Fris., De G est, Irid.j l. 1 , c. xuu. }
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. L a roi sur la raison.
. Jit le Thaumaturge,
.••Mi pris renseignement