‹ AbélardChapitre 20 sur 122 · L'APPARITEUR · texte numérisé non relu

L'APPARITEUR

Il monte à sa chaire.

ABÉLARD, à ceux qui l'entourent.

Suivez*moi.

On entend un grand bruit à la porte de la rue. Des voix confuses crient :

• Ouvrez, ouvrez la porte... Laissez-nous entrer..* La porte!,., la porte!

ABÉLARD, faisant un signé.

Manegold!

MANEGOLD

J'entends.

AL B ÉRIC, paraissant à l'entrée de l'auditoire.

Il y a assez de monde. Ne laissez plus entrer personne:

MANEGOLD, s'élançant vçrs la porte du dehon.

Attollite portas B2.

' ALBÉRIC

Que faites-vous?

MANEGOLD

Laissez, laissez, je récite les psaumes.

n ouvre violemment la porte ; une foule d'écoliers et de peuple se précipite et remplit tout le Cloître et le préau.

• DITTMAR.

Que de monde ! on n'entendra pas;

ROBERT

Nous ne pourrons tous entrer dans l'auditoire.

MANEGOLD

Il faut apporter la chaire ici. Allons, quatre hommes ' de bonne volonté ! •

ALBÉRIG

Arrêtez !

Non, non, Manegold, cessez. — Albéric, vous voyez cette foule qui se presse autour de nous, avide d'entendre, impatiente de savoir. Comme aux jours de fête, il. faut Crier: Largesse I au peuple. Dites au docte archidiacre qu^ je demeure ici. Priez-le de ma part de s'y rendre, et vidons le débat devant tous, à la face du ciel et du peuple.

ALBÉRIC

Mon maître ne descendra point de sa chaire.

GUILLAUME, paraissant sur le seuil de l'auditoire.

Qu'est-ce donc? Qui nous retarde? .... Ah! que de monde!

Ce sont nos condisciples, mon docte seigneur.

GUILLAUME

Cette multitude!...

DITTMAR.

Restons tous comme nous sommes. On entendra bien ainsi.

ODOIi.

Tout le monde verra.

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