ELISABETH
Grand merci, noble dame! mais c'est trop ou trop peu se nommer.
Il jette le papier.
DITTMAR, le ramassant.
Elisabeth ! serait-ce la comtesse de Mantes, la sœur du roi i< ■?
Je ne sais d'où ces grandes dames me connaissent, je n'en connais pas une. — Les femmes sont la plus grande perte de temps de ce monde; entendez- vous*? — N'est-ce pas, Dittmar?
DITTMAR.
Mais, je ne sais pourquoi vous me dites cela....
GAUFFROY, à Amaury.
Quel homme ! la science d'un philosophe et la pureté d'un enfant.
(lilberl de la Porrée ouvre la porte et entre. GILBERT.
Serviteur, maître. Je viens vous donner avis que Lotulfe et Albéric, absents depuis un temps, ont reparu dans la Cité et qu'ils ont dit contre vous des choses menaçantes. Ils prétendent avoir trouvé des appuis dans l'Église et cherclient à vous débaucher vos disciples.
ABÉLAUD.
Je leuj" en cède trois cents à choisir, s'ils le veulent. Qu'en feraient-ils?
DITTMAH.
iNous ne sommes pas un troupeau à vendre.
HILAIRE
Tu vois bien que le maître s'amuse.
(; ILBEKT, à Abélard.
Je crois cependant que vous agiriez sagement de prendre garde....
A quoi'?
lilLBERT.
Mais l'Église
Eh bien, l'Église'? nous mettons le pied dans l'Église. Nos écoles ne deviennent-elles pas la vraie pépinière du clergé? Et vous, Gilbert, vous GauHroy, n'avez- vous pas chance prochaine de passer de la simple cléricature à quelque dignité? (eu souriant.) Vou^ me protégerez quand vous serez évêques.
C'est à vous de l'être.
DITTMAK.
Je te réponds bien que tu le seras avant lui,
r.iLBERT, à Abélard.
Enlîn, croyez-moi, n'ayez pas trop de sécurité.
Gilbert, ceux qui se font mes ennemis s'y prennent trop tard *^. (a DUtinar.) Ne disiez-vous pas que, par ce beau temps, toute la ville se promène?
Au Jardin du roi, à la pointe de l'île <^ C'est un charmant spectacle; toutes les bourgeoises ont leurs habits de Pâques.
-ABÉLARD, prenant son ctia|)(Mon.
Sortons, Messieurs,
Us sortent.