‹ Abélard: sa lutte avec Saint Bernard, sa doctrine, sa méthodeChapitre 14 sur 15 · TRINITE · texte numérisé non relu

TRINITE

Exposition du mystère de la Trinité selon les docteurs catholiques. Le mystère de la Trinité aurait-il pu être découvert par la raison? Ce mystère, étant connu par la révélation, peut-il être compris et expliqué par la raison? Explications analogiques de ce mystère, tirées de la psychologie et de la physique. — Exposition du mystère de la Tjinité par Abélard: 1» Sa réponse à ^a question : Quid sit Trinitas ? D'une part il semble tomber dans le Sabellianisme, et d'autre part il penche vers TArianisme par la substitution des trois attributs divins : Puissance, Sagesse, Bonté, aux noms des trois personnes : Père, Fils et Saint-Esprit. 2» Sa

468 TABLB DBS HlTlàRSS

réponse à la question «n sii f II estime que les théologiens et mâme les philosophes païens ont pn démontrer par la raison Texistence de la Trinité des personnes en Dien. Il fonde son opinion sur une fausse intégré tation d*un texte de^ saint Paul. S» Comparaisons tirées de Vairain et du sceau dVtram, du genre et de Vespèce, etc. — Réfutation des théories trinitairiennes d^Abélard: !<> Accusation d'Arianisme formulée contre lui par saint Bernard. Abélard entend mal la doctrine de Vappropriation des attributs divins aux personnes de la Trinité. La doctrine de Tappropriation, selon les Pères. 2« Saint Bernard lui reproche de dénaturer la notion de la consubstantialité des personnes en Dieu. 3» Réfutation des comparaisons tirées de Vairain et du sceau d'airainy etc. Que faut-il penser de Temploi des similitudes dans Texplication des my^stères? 4» Platonisme d* Abélard. Triple question: Platon a-t-il enseigné le dogme de la Trinité ? A quel titre les Pères des premiers siècles invoquaient-ils, sur ce sujet, Tautorité de ce philosophe? Pensaient-ils avec Abélard que Tétude de la nature avait révélé au disciple de Socrate le mystère de la Trinité que les chrétiens ne connaissent que par la Révélation? Examen de ce fameux texte de saint Paul : Quod notum est Dei, etc. Conclusion , 176

CRÉATION^ RÉDSMTTION, SANCTIFICATION

1» Création,

Erreurs d* Abélard sur la liberté de Dieu dans ses opérations ad eaotra. Origine de ces erreurs dans sa ecMoi* ception de la troisième personne de la Trinité. Triple question. Admet-il, à proprement parler, la nécessité

en Dieu, ou le fatalisme ? admet-il le panthéisme? Qne fitxit-il penser de son optimisme? et de roptimisme en général 238

2* Rédemption.

Erreurs d*AbéUrd sur la personne du Rédempteur» snr Tnn des motifs de rinoarnation» snr le rôle dn nouvel Adam dans rhnmanité, snr le frnit principal de U . Rédemption. 1* En quoi consiste le Nestorianisme que lui a reproché saint Bernard ? 2* Abélard nie que le Fils de Dieu se soit incarné pour délivrer l'humanité de Tesclavage du démon. Eloquente réfutation de son opinion par saint Bernard. 3« Théorie des deux chefs de . rhnmanité : Adam chef de l'humanité déchue, le Christ chef de l'humanité régénérée. 4« Le fruit de la Rédemption consiste-t-il uniquement, comme le veut Abélard, dans la leçon d'amour que nous donnent la vie et la mort de Jésus-Christ ? Cette théorie de la Rédemption est pélagienne. Saint Bernard réfute les objections qu' Abélard oppose à la doctrine catholique, et il établit le dogme sur des preuves d'autorité et sur des raisons théologiques. Rétractation d' Abélard 246

$• Sanctification.

!• Obstacle à la justification, ou le péché. 2* Caitsei de la justification. 2^ Sujet de la justification ou étendue de la distribution de la Grâce :

Art. !•'. — Le péché. Accusation de saint Bernard. Erreurs d' Abélard provenant de sa définition du péché.

Péché originel. Triple question : !• sur la nature du péché origmel ; 2« sur le châtiment du péché originel ; 3« sur la transmission de ce péché par l'hOmme juste. La réponse d' Abélard à la première question est erro* née ; à la seconde elle est sévère ; à la troisième orthodoxe,

Péché actuel. Selon Abélard, il consiste dans le mépris. Par suite, Abélard nie plus ou moins catégoriquement : 1<» le péché de plaisir ou de concupiscence ; 2o le péché d*infirmité ; 3<> le péché d^ignorance ; 4<> le péché d'action. Il aboutit à une morale relâchée voisine du Qûétiame. Sokm renseignement des ^oloigi«n8, en dehors des péchés de mépris : 1« il a des péchés d*infirmité ; 2^ le plaisir ou la concupiscence est à certaiiis égards nuUitiœ malum ; 3° plus probablement certaines, ceuvres considérées in se peuvent être dites mauvaises ; 4« il y a des péchés d'ignorance vincibles.

Art. il — Causes de la justification. Nous avons vu la eause méritoire, qui est Jésut-Christ. Étudions : 1« la ^eause fàrmelle ou la charité ; 2« la catùse efficiente ou la -grftoe et le Hbre arbitre ; S» la cause instrumentale on les sacrements.

Cause fbrmelle de la justification. Double défiiut de fai théorie d' Abélard: 1* Il oublie le caractère eumaiurel de la vraie charité. 2* Il proclame Tamour pur comme seul véritable amour, et rejette Famour de eoneupiscenœ. Réfutation par Hugues de Saint-Victor et par saint. Bernard. La doctrine d' Abélard tend au Quiétisme. (Note sur la théorie de la justification par saint Bernard. )

Cauise efficiente f ou le libre arbitre et la grâce, l» Définition du libre arbitre. Distinction de Vessence et de la puissance du libre arbitre. 2o Le libre arbitre et le péché originel, selon saint Bernard et Abélard. S® Le libre arbitre et la grâce. Définition de la grâce par Abélard. Défaut de sa théorie sur le caractère intérieur et surnaturel de la grâce. Son erreur sur la nécessité et le caractère de la grâce prévenante. Enseignement catholique sur la coopération du libre arbitre et de la grâce, formulé par saint Bernard dans son traité de Gratia et lihero Arbitrio.

Cause instrumentale ou les sacrements. 1*> Inexac-

fcie^:^^***-

titude du langage d*Abélard touchant TEucharistie. 2o Inexactitude plus grave encore touchant le pouvoir des clefs, à propos des Indulgences.

Art. IÏI. — Sujet delà justification, ou distribution de la grâce. !<> Question de droit. Impénétrabilité des desseins de Dieu sur le nombre des prédestiftés à la grâce et la gloire, â» Question de fait. Selon renseigne* ment catholique, la grâce a-t-elle été distribuée également dans tous les temps, c'est-à-dire aux païens, aux juifs et aux chrétiens? ou bien y a-t-il eu gradation selon les temps et selon les peuples dans la distribution de la grâce? Réponse des Pères et surtout de saint Bernard, exprimant renseignement catholique. Réponse d'Abélard troublant TÉconomie divine. Il place la con*nâissanee religieuse et la morale des païens au-dessus de celles des juifs et au même niveau que celles, des chrétiens. Il aboutit à une sorte de morale naturelle et païenne j comme dit saint Bernard. — Conclusion générale sur la doctrine d'Abélard 276

Page 1