‹ Abolition de l'esclavage des noirsChapitre 12 sur 16 · ANNEXE D · texte numérisé non relu

ANNEXE D

Formation du capital de la Compagnie.

I. NÉCESSITÉ DE CONSTITUER D'ABORD LE CAPITAL. Pour r ‘aliser l’opération dont il s’agit, et pour assurer soit le concours du Gouvernement français, soit le concours d’un nombre suffisant de Planteurs, la meilleure marche à suivre est de former Île capital d'exploitation et de le tenir prêt.

Le capital d'exploitation est le moyen d'exécution du nouveau mode d’émancipation ; il est essentiel que la formation de ce capital précède la conclusion définitive de toute négociation soit avec les propriétaires d’esclaves , soit avec le Gouvernement français.

IL PROFITS ET DIVIDENDE DE L'GPÉRATION. En admettant que la première opération ait lieu sur tout ou partie des propriétés de la Guyane francaise, les chiffres suivants, extraits de la statistique officielle publiée par le Département de la marine et des colonies, donneront un aperçu des profits et du dividende qu’une telle opération doit présenter.

D’après la statistique officielle pour 4840, la valeur approximative des propriétés rurales dans la Guyane française s’élevait à 55,186,540 fr.

Le revenu net, déduction faite de 4,600,000 fr. pour les frais d'exploitation, est évalué 4,500,000 fr.

Ce revenu de 4,500,000 fr. comparé au capital qui est estimé soit 55,000,000, équivaut à 15 p. 0/0 par an.

Supposons que les frais d'exploitation, sous le régime de liberté, s’élèveront au double de ce qu’ils étaient sous le régime d’esclavage, il faut déduire de 4,500,000 fr.

la somme de 4,600,000 fr.

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Il reste pour revenu net... 2,900,000 fr.

Ce qui réduit l'intérêt du capital à 8 3/4 p. 0/0. Supposons encore qu’en outre des frais d'exploitation aug-

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