SOLDAT EN FACTION
No G de la série des Figures au naturel tant des vestements que des postures
des Gardes Françoises du Roy Très Chrétien.
ques-uns de ces badinages que nous pouvons retrouver dans les lettres de M"° de Sévigné ou dans les chansons de Coulanges!.
L’oubli venait donc s'étendre sur l’œuvre d'Abraham Bosse. La partie didactique de ses écrits, celle où il expliquait les procédés de la gravure, conserva, grâce à un heureux retour, une dernière faveur. On ne pouvait, assurément, attacher aucun intérêt rétrospectif au fatras de ses libelles. Les livres d’études, qui étaient le fruit de son expérience, étaient faits pour survivre, comme une sorte de manuel composé à l’usage des élèves graveurs. N’était-ce pas une compensation dernière, bien due à celui dont l'esprit avait embrassé tant de choses?
On retrouve, en plein xvure siècle, quelques rééditions du Traité de la gravure en taille-douce, à l’eau-forte et au burin. La première date de 1701; le livre est augmenté de la Manière dont se sert M. Le Clerc, graveur du roi?. L'enseignement des procédés employés par Sébastien Le Clerc occupe quelques pages, et est accompagné d’une figure montrant un graveur à l’œuvre. L'éditeur tenait ainsi les lecteurs au courant des progrès accomplis. Une autre édition paraît en 1745, elle est revue et augmentée par Cochin#. En 1758, le traité d'Abraham Bosse est l’objet d’une nouvelle publication. [1 est augmenté « de l'impression qui imite les tableaux, de la gravure en manière noire et de celle qui imite le lavis. » Les préceptes, les leçons d'Abraham Bosse subissaient ainsi une révision inévitable. Ces réimpressions nous offrent des modifications d’une autre sorte. Les planches, les frontispices qui ornent le texte, considérés comme une simple illustration, sont retouchés par les graveurs qui les reproduisent et qui les remettent, pour ainsi dire, au goût du jour.
Les écrivains qui ont eu quelque notion de l’histoire de l’art, sous la