Ibid., 1/117, f
29, Oldys parle de « certain parcells of land within St. James’s Park joyning to the Pall Mall, which was granted to Abr. Cowley Esq. and Baptist May, to them and their heirs, April 1. 1665, as appears in the Hanaper Books of that year. »
30. State Papers. Dom. Series. Charles II, Entry Book 13, p. 340.
31. Ce Babptist May, royaliste notoire, avait reçu en 1660 le poste de « Registrar in the Court of Chancery ». En avril 1665, il est nommé « Keeper of the privy Purse ». Ses ennemis l’accusaient de fournir au roi ses menus plaisirs, et Pepys l’appelle crûment « a court pimp ». I1 était cependant l’ami
de John Evelyn.
conformes au modèle qui leur sera fourni, et ils auront à payer un loyer de 80 livres 32. Le 5 janvier 1665, le roi demande que le décret soit présenté à sa signature 33. Le 7 février le décret est prêt 34. Mais l'affaire traîne en longueur, et Jermyn s’impatiente. Le 25 mars, Henry Bennet, devenu Lord Arlington, écrit au Lord Chancelier que sa Majesté ordonne d’apposer le sceau au décret sans plus tarder, même s’il n’a pas encore reçu l’approbation du Lord Trésorier 35. Le 1°” avril, le décret paraît enfin, accordant à Cowley et à Baptist May la possession de terrains assez vastes, minutieusement délimités, à charge d’y construire des maisons qui ne dépareront pas l’ensemble du quartier et ne seront pas une gêne pour la demeure royale de St. James 56.
Quels avantages Cowley a-t-il retirés de cette spéculation ? Nous ne saurions le dire, car nous n’en trouvons plus trace, ni dans la vie du poète, ni dans son testament. Peut-être n’y a-t-il rien gagné, et a-t-il perdu ses droits en ne payant pas la redevance convenue (car une clause indique que si elle n’est pas payée quarante jours après l’échéance, le bail est considéré comme nul). Peut-être a-t-il vendu son option. Cette affaire demeure pour nous, en tous cas, une preuve nouvelle, après tant d’autres, de l’amitié active et de l’attachement de Lord Jermyn pour Cowley. Elle montre aussi la prospérité matérielle dont ce dernier jouit à l’époque, puisqu'il pouvait envisager de faire construire à ses frais des habitations de luxe. Sans être riche, il lui devient possible de mener, selon ses goûts, une existence indépendante et confortable.
Mais là ne se limitaient pas ses ressources. Il jouissait, depuis la fondation de la troupe d’acteurs du duc d’York par Davenant, d’une autre source de revenus, restée jusqu'ici quelque peu mystérieuse. Nous savions par son testament qu’il possédait une action de ce théâtre, puisqu'il la lègue à John Hervey. Les archives du Record Office contiennent deux documents, précisément relatifs à