‹ Abraham CowleyChapitre 120 sur 429 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Nous nous rappelons sa grave maladie à Barn-Elms en 16683, et la lenteur de sa convalescence. Sa première lettre de Chertsey, en mai 1665, parle d’un gros rhume qui l’oblige à garder la chambre. Peu après son installation, nous dit Sprat « il fut encore atteint de consomption. Après avoir langui, quelques mois, il sem-

blait être à peu près débarrassé de ces symptômes fâcheux » 1. Nous pouvons préciser que c’est au début de l’année 1667 qu'il eut une crise aiguë de diabète. Elle dura environ trois mois 2.

Mais il était évidemment devenu fragile, car en plein été, au mois de juillet 1667, un refroidissement, auquel il ne voulut pas prendre garde au début, l’emporta en quinze jours. Cédons, une fois encore, la parole à Sprat :

Au cœur de l’été dernier (Sprat écrit en 1668), pour être resté trop longtemps au milieu de ses ouvriers dans les prés, il fut pris d’un catarrhe violent et d’une inflammation de la poitrine et de la gorge. HN le traita au début négligemment, comme si c’était un rhume ordinaire, et ne voulut pas faire appel à ses médecins habituels, avant qu’il fut trop tard; et finalement, après quinze jours de maladie, il en mourut 3.

Tel est le récit de Sprat, écrit quelques mois seulement après sa mort.

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