‹ Abraham CowleyChapitre 20 sur 429 · J. SARGEAUNT. Annals of Westminster School, p · texte numérisé non relu

J. SARGEAUNT. Annals of Westminster School, p

5, Woop. Op. cit.

dèrent comme un de leurs privilèges le droit de présenter des protégés pour remplir les places vacantes 6. Thomasine Cowley a pu, grâce à ses relations, grâce peut-être à ce parrain pour lequel Abraham éprouve tant de respect et de gratitude, obtenir l'appui d’un de ces dignitaires, et c’est ainsi que le fils du libraire a obtenu une place dans l’une des meiïlleures écoles du pays:

On a prétendu que les débuts avaient dû être pénibles pour ce petit bourgeois, brusquement plongé dans le milieu aristocratique de l’école, qu’il avait dû s’y trouver dépaysé et traité en inférieur par ses camarades 7. Mais cette opinion ne repose sur rien, et l’entrée d’un bourgeois à Westminster School n’avait alors rien d’exceptionnel. Si l’on étudie les listes d'admission, on s’aperçoit que les fils de nobles représentent une très petite minorité, la majorité étant composée de fils de squires de province, de clergymen, d'hommes de loi, et aussi de commerçants. La plupart viennent du dehors; mais sur les trente-deux noms d’une liste de 1629, six sont marqués comme originaires de Londres 8. On peut se rendre compte plus exactement encore de la composition de l’école en examinant les professions qu’embrassent les élèves, leurs études finies. Nous y trouvons très peu d'hommes d'Etat, mais, par contre, beaucoup d'hommes d'église et d'hommes de lettres. Or les hommes d'Etat appartiennent presque obligatoirement à l’aristocratie, tandis que les autres carrières se recrutent surtout parmi les roturiers. Les fils des grandes familles sont d’ailleurs le plus souvent confiés à des précepteurs particuliers et se rendent directement à l’Université, si même ils y vont. On peut donc conclure qu’Abraham vit avec ses pairs; on n’a jamais pu, en tout cas, le traiter en domestique.

Pour la première année, d’ailleurs, sa qualité de « town-boy » ou, si l’on veut, d’externe, lui permet de ne quitter qu’à moitié sa famille. Il ne couche pas à l’école, mais s’y rend chaque jour. Pendant un an, matin et soir, il suit la route qui relie Westmins-

6. Le doyen en présente quatre, les prébendés trois. Cf. SARGEAUNT. Op. Gil D ad.

7. D. Lioyp. Memoirs.…., p. 620, et W. STEBBING. Some Verdicts of History reviewed, p. 51.

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