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Mais cette originalité qu'il proclame si haut nous paraît aujourd’hui bien douteuse. Des influences ont déterminé son œuvre, les unes générales et vagues, les autres au contraire très précises. Cowley a moins innové qu’adapté 22.
La Davidéide, d’abord, est un produit de l’époque. Nous avons décrit, en contant la vie de Cowley, l’atmosphère de piété du siècle. Dans tous les milieux de son enfance, il a trouvé la religion dominant la vie. N'oublions pas que l’auteur est un jeune « fellow » en train de parcourir la gamme des examens et des discussions académiques, dont le but final est la prêtrise. L’Université est saturée à la fois de poésie et de religion. II n’est pas surprenant qu’il ait cherché à unir en une seule œuvre grandiose ces deux éléments.
L'idée, d’ailleurs, n’est pas nouvelle. La Réforme a fait naître toute une littérature religieuse qui se prolonge fort avant dans le XVII: siècle. Nombre des prédécesseurs et des contemporains de Cowley trouvent dans leur foi la source de leur inspiration.
Sans parler des poètes qui, à la suite de Spenser, exposent la mystique du christianisme, comme Giles et Phineas Fletcher, Benlowes, Henry More 23, nombreux sont ceux qui consacrent à la religion tout ou partie de leur talent poétique : Barnes, par