‹ Abraham CowleyChapitre 221 sur 429 · CASTELAIN. Ben Jonson.…, p · texte numérisé non relu

CASTELAIN. Ben Jonson.…, p

21. Nous avons trouvé sur l’ode pindarique de nombreux renseignements dans l’ouvrage de R. SHarer. The English Ode to 1660, ouvrage qui correspond pour les Pindariques à celui de Mac Bryde sur la Davidéide.

l’ode pindarique 22. Ne connaissait-il pas ou oubliait-il l’ode de Ben Jonson? Cowley a-t-il vraiment pu croire qu’il était le premier à pindariser? à

A coup sûr, il n’a pas découvert Pindare. Les érudits du continent le connaissaient. En Italie et en France les éditions de l’auteur grec se sont succédé, au point qu’à la fin du XVI: siècle il n’en existait pas moins de treize 23. L'intérêt des poètes s’est éveillé à son tour : Trissino, Alamanni, Chiabriera l’ont imité 24 Les uns et les autres se sont appliqués, d’ailleurs, à reproduire exactement la forme des odes de Pindare et ont respecté le principe de Ja triade 25. En France, Dorat attire sur Pindare l’attention de Ronsard, qui lui aussi, se met à composer des odes régulières. Mais il est remarquable que bientôt il prend de grandes libertés avec la technique pindarique et s’oriente vers un type d’ode inspiré d’'Horace 26.

En Angleterre même, Pindare est loin d’être inconnu. Sans doute, il est moins étudié que sur le continent : la première édition anglaise de Pindare date de 1697 27. Cependant, les critiques de la fin du XVI: siècle le mentionnent 28, et en 1584, un poëte, J. Sowtherne, compose deux odes pindariques régulières; il ne fait d’ailleurs que piller effrontément Ronsard. Drayton parle en termes respectueux de l’ode pindarique, la plaçant même au-dessus du poème héroïque, mais il déclare ne pas en tenter l’imitation 29.

Nous arrivons ainsi à Ben Jonson. Son ode sur la mort de Mori-

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