‹ Abraham CowleyChapitre 231 sur 429 · The Thraldome, st. 5, p · texte numérisé non relu

The Thraldome, st. 5, p

l’ingéniosité de ses développements et le charme de son style. C'est en ceci que réside son originalité. Il n’en a pas cherché

“ d’autre.

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L'intrigue de The Mistress se réduit à très peu de chose. Le poète aime une grande dame, fort au-dessus de lui par le rang et par la fortune 14, Il a de dangereux rivaux, plus nobles et plus riches que lui. Par surcroît, la famille de sa « dame » lui est hostile 15. Un autre obstacle, plus grave encore, se dresse devant lui : la froideur de sa belle. Elle se montre si cruelle qu'après trois ans d’attente vaine, il renonce sagement à sa chimère 16.

Les autres pièces (soixante-dix-neuf ‘sur quatre-vingt-quatre), ont un caractère d’objectivité parfaite. Dégagés de tous liens terrestres et presque de toutes particularités physiques, les héros du recueil se meuvent, pourrait-on dire, dans l’absolu. Leurs attitudes, leurs sentiments, sont étudiés « sub specie aeternitatis ». Nous n’avons plus sous les yeux des individus, maïs des types, et nous oublions vite l’ébauche d’intrigue par laquelle l’auteur semble avoir voulu les doter d’une existence réelle.

« Elle » nous apparaît lointaine, belle plus qu’on ne saurait dire, volage par nature, inaccessible à la pitié :

Love in her Sunny Eyes does basking play;

Love walks the pleasant Mazes of her Hair;

Love does on both her Lips for ever stray;

And sows and reaps a thousand Kïisses there.

In all her outward parts Love’s always seen; But, oh, He never went within.

Within Love’s fort, his greatest foes abide, Malice, Inconstancy, and Pride.

So the Earths face, Trees, Herbs, and Flowers do dress, With other beauties numberless :

But at the Center, Darkness is, and Hell:

There wicked Spirits, and there the Damned dwell 17.

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