Woop. Op. cit., II, p
48. AnBER. Op. cit., IV, p. 287. Le censeur lui-même note dans ses papiers, toujours à la même date : « Reçu aussi de Seyle, pour avoir permis d’imprimer deux autres petites pièces de vers écrites par un enfant de la ville appelé Cowley, en même temps, dix pence » (J. Q. Apams. The dramatic records of Sir Henry Herbert, Master of the Revels, 1623-1673 (1917), p. 41).
49, Cowley, Works, II, p. 4.
écrits par Cowley et préparés pour la publication au cours de sa treizième année au plus tard, et publiés alors qu'il était dans sa quinzième année.
La composition des deux principaux poèmes remonte plus haut encore. Dans la préface qu’il écrit pour la troisième édition Cowley nous apprend en effet qu’il a écrit Pyramus and Thisbe à dix ans et Constantia and Philetus à douze ans, soit en 1628- 1629, et 1630-1631 50. Ce sont donc des œuvres d’extrême jeunesse écrites dès son entrée à l’école, très probablement des exercices de classe revus et développés. Nous avons vu l'intérêt qu’Osbaldeston portait à la narration anglaise sur un sujet donné. Il demandait à ses élèves de composer un récit, soit en prose, soit en vers; ces deux poèmes doivent avoir été écrits dans ces conditions, et nous pouvons y voir une preuve de l'influence exercée par le maître sur le disciple.
Grâce aux qualités qu’il révélait, et sans doute aussi grâce à la curiosité que suscita la précocité extraordinaire qu’il manifestait, le livre obtint auprès du public un vif succès. En 1636 paraît une deuxième édition augmentée d’un certain nombre de poèmes, réunis sous le nom de Sylva, et, dès l’année suivante, une troisième édition est nécessaire. Les poèmes contenus dans Sylva sont au nombre de seize. Le talent de Cowley croît en audace, et une de ses premières caractéristiques est la variété : il s’essaye aux genres les plus divers.
Certaines des pièces du recueil sentent encore l’école. Son ode sur la prospérité de l’Angleterre sous le règne de Charles I”, son poème à la Duchesse de Buckingham, ses élégies sur Mrs Anne Wihitfield et John Littleton, sa traduction des vers latins du Dr. A. 51, ses odes à la manière d'Horace 52, lui ont été dictés par