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nous ne pdincs savoir si ia peinture était ancienne et d'une boni Biajn, et comment elle était venue à U possession de M. Du Quesne, Ou nous oITril de nous la montrer, nous ne crilaies pas devoir être indiscret uu point d'accepter cette invitation faite par un rloinestique^ et nous nous retirâmes fort désappoiotc.
On a vu que M. Henri Du Qiiesne dressa contre un des murs di| l'église d'Auboone une épitaphc latine, à la mémoire de son p^re^j Celle épitaphe, nous l'avons dit (p.53U),ce fui seulement en HOO, c'est-à-dire douze ans après la mort de Du Quesne, qu'Henri lii St,. graver et sceller dans la muraille. Pourquoi alleadit-îl si louglcmps t Pourquoi ne surmonla-l-il pas le petit cartel de marbre d'un buste du célèbre défunt? Nous n'avons point à recbercher les molifs d' relard qui nous étonne un peu , et de l'absence d'une image eipreslive qui eût ajouté beaucoup à l'importance du monument. M. Henri Du Quesne eut sans doute de bonnes raisons pour a^ic ainsi. QuiqJ qu'il en soit, l'inscription d'Aubonnc et le portrait de (î. Kdelin^ sont les seuls hommages publics rendus pendant le diii-sepli(>ma ■iècle à un homme qui l'honora par la fermeté de son caractère et la longue suite des services rendue à la Fraticc. Ne nous étonnons pas toutefois si quelque slatue ne fut pas dressée, par ordre du Roi , au général de ses armées de mer; on ne dressait alors de statue» qu'aux Rois et aut Princes. Ce ne fut qu'à la Gn du dix-huitième siëc'.c que le ijouvernement français pensa à faire pour Du Quesne ee qu'on af'ait fait pour beaucoup d'autres hommes de guerre. Vne statue, dusliuce à la décoration d'une des galeries intérieures du Louvre, fut commandée à un sculpteur, bien oublié, nommé Uonot. Ce marbre a été placé au Musée historique de Versailles, oik il ne fait pas Irop mauvaise fijgure.
Versailles garde aussi un portrait peint de Du Quesne, ouvrage d'un peintre u de peu de nom n , comme aurait dit l'abbé de Marolles, H. Bcn'rit Graincourt, qui publia en ITlitl , un livre intitulé : Lei Hommes iltuslres île la marine. Ayant proposé à M. de Sarlines de faire une série de portraits d'Amiraux, de Lieutenants généraux, de Chefs d'escadre et aussi de Ministres, il fut autorisé à m:illrc son projet i exécution. Le dép6t de la marine à Versailles reçut quelquesunes de ses toiles, hélas! fort médiocres, et la Révolution ialerrompit l'artiste au milieu de son travail.
Parmi les statues colossales en marbre qui forment , de U grille d'entrée au cbàleau de Versailles, une avenue de jirands hommes,
llflRINB DU XVII' SIÈCLE.
Gyure un Dn Quesne, œuvre de M. Roguier. Celle slatue, d'uD bon mouvcmonl, commandée en I8t6, exposée en 1817, exécutée en marbre pendant l'année 1818 et de nouveau présentée au Salon en 18f 9, fui ensuite moulée sur te pont de la Concorde en compn<|Die de celles qui sont avec elle maintenant à Versailles , en avant de la cour de marbre. L'efTel produit par ces grandes ima<|os de marbre n'était pas bon : les statues écrasaient le pont; on les descendit de leur piédestal , et lorsque le rot Louis-Pbilippe, pour sauver le château de Versailles, menacé de destruction par les utilitairet, eut la pensée d'y installer un Musée historique , Du Quesne, avec Coudé, Richelieu et les autres hommes illustres , anciens ornemcnls du pont Louis \VI , fut dressé dans la grande cour du palais, où il restera toujours, nous l'espérons du moins.
La ville de Dieppe songea peut-être souvent , depuis notre première Itétrolution, à élever un monument au héros marin qui eut une de ses gloires ; mais les monuments sont chers et les villes ne sont pos assez riches pour se donner le luie d'un marbre ou d'un bronze façonné par le ciseau d'un artiste habile. 11 fallait pour Dieppe que le ■gouvernement intervint. M. le baron Dupont-Delporte, pair de France , préfet du département de la Seine-Inférieure , Gt connaître au Ministre de l'intérieur le désir des habitants de Dieppe de voir la France honorer publiquement et d'une fai;on durable la mémoire d'un de leurs plus grands concitoyens , et celui-ci promit que le Roi serait prié de se rendre aux voux des Dieppois. Le préfet , par une lettre du 11 août 18<il , informa le maire de Dieppe que M, le Minisire de l'intérieur avail décidé qu'une statue en bronze de Du Quesne serait donnée à la ville de Dieppe , et que Son Eicellence en avait confié l'cxcculion k M. Dantan aSné, ancien pensionnaire du Roi à l'Académie de France à Rome'. La statue, ouvrage de M. Danlan, fui inaugurée sur la place Royale, le dimanche 22 septembre 18ii. Celle inauguration donna lieu à une cérémonie à l'éclat de laquelle concoururent tous les arts: la poésie représentée par M. P. -F. Féret, le laborieux et savant bibliothécaire de la ville, qui composa une canlatc, la musique par M. le marquis Alain-Chartierde Coruille, qui donna l'expression lyrique aux vers énergiques de M. Férel; l'architecture par M. Lenormand, qui décora la place où s'élevait l'image de Du Quesne. M. Dantan n'a point représenté le Du Quesne
< Comi
D de M. le m
, SI juillet 1870.
596 ABRAHAM DU QUXSNK.
de 1676 ou de 1684, mais Du Quesne dans toute la grâce robuste de la jeunesse , la tête fièrement levée , la main gauche sur la garde de sou épée , la main droite tenant le porte-voix , et , par un anachronisme pardonnable dans un monument qui raconte toute une vie, le pied gauche posé sur Taffût d*un de ses mortiers essayés pour la première fois en 1682, contre la ville d* Alger. Le costume du capitaine n*est point celui que porta le Lieutenant général , mais celui d*iui contemporain des premières années de la majorité de Louis XIV. Ainsi posé , ainsi vêtu, Du Quesne a un fort grand air. C^est Thomme sûr de lui ; il provoque sans fanfaronnade , rien ne trahit ses sentiments intérieurs , ni son mouvement , ni son visage ; il comprime les élans de son cœur; il est calme et attend. — Nous donnons un croquis de la statue de M. Dantan en tête de ce volume.
C*est à Tinauguration de la stalue de Du Quesne qu'est due* la publication d un écrit substantiel de M. P.-F. Féret , que nous avons cité , \ Esquisse delà vie de Du Quesne. Ce résumé d*une grande histoire obtint tout le succès qu il méritait.
Nous ne finirons pas cette énumération des monuments élevés à la gloire de Du Quesne sans indiquer aux humanistes, aux amateurs de poésie latine , une belle ode intitulée : Qubsnius , dont Fauteur est M. A. Guichon de Grandpont, commissaire général de la marine. Elle est la cinquième d*un*recueil d'odes publié sous le titre : Gloriœ navales. (Brest, 1853.) Le mouvement en est vif; elle raconte en cinq strophes d'une coupe heureuse les principales actions du commandant des armées navales de Louis XI V , et les célèbre dans une langue noble, harmonieuse et concise. Nous osons à peine dire que M. de Grandpont nous a dédié ce morceau , tant nous nous sentons indigne d'un tel honneur.
CaurTU I*'. — BndgBl ie 1 670, pjge I . — EnrcgitlrcmïDl d« Icllrei tt d'on édil, 1 «I 3. — EKidrs de H. d'Eilrcsi tt pavilloii du Vke-Aœiral, 3. — Aulre «cadra où Dn Queine stl Kcoiid dn U. d'Eilr^ii. itid. — Morl de M*euie. ibid. — Deui caDOnoien réclsmét, 5. — Ptiinlei de M. d'Etiré» coalrc MM. Du Quttae el dea ftrdenls, 6. — flnUgonisun!, — Les laldali sans iriDC), 9. — Vo lieulrnanl niii aui gali'res,* frajiur ds U. Gueruiarau du Miigitua, 11. — Eicadre dn lodea orien- Ulea. M. Mslhu-el Intendinl i TouJon ; nais qui li coucenia, 13. — fth hile ■>ec Algrr, ibid. — Servies paar U. de Beauforl, 13. — EcoDomie inr U d^ralion det laiiisaDi, 14. — Vaistean niademe, ccrcasil, 13.
II. — Le tiiir Alimel Kupsrli, 16. — U. d» Noînlel . anibauiiJciir en Turquie, arrive aux tiei dei Priucei en odobie 1670, 18. — La ValM, el, i propo) d'elle, UÏI. Eug. Sue el Henri Mai-lin , ibid. — Le peinlre Jarqura Carrey, SO, — Commoncemenl Je U longue affaire do Sopba, Ibid. — M. d'Artîeui, 19 el S3. — Uorl du AhuieL Kuperii ; élévalioa de Cara Uailapba, S3. — H. Je Guillersgn» reniplaca U. de \oialeJ, Ibid. — Eicadrei de Du Qunne si Je M. de Tuortiliu. îi. — Da Queineparlau commenEemeal de 1081; il caDonne Scia (ou Cbioi). 35, 17. ~ Le CapiUn-Paelia inlenienl; il rel bloqué dam le porl, S8. — Paii Taile atec Tunis (décembre 1681), 39. — Lettre de l'auleur dea l/i»( dimi jVbiVi, ibid. — Iv Miqilili, 31 . — bu Quesne aui Dardanelles, ibid. — Alger bombardé, 33. — Cara Muitopha lëlrangle, ibid. -^ Ibraliim-Pacba Grand Viiir, ibid. — U. de Gnitleragara a enfin le 5iipA(i (septembre 1684), 36.— Il meurt, 38. — Voltaire cilj, l'ii'if.
m. — Budget Je 1671, 39. — Eicadre Je M. d'Eilréei innlile, Jbid. — Nou> velle eicailrc. UU. Je LaniforoD cl Jean Gabarel, iO. — MM. de ChlleaD-RenauIt, Csbol deScbetille. eldeCoellogan. Ibid. — Du Queine bltmé par M. le Vice- A m irai, 41. — 11. Heari Du Q u une aou nielle l'orBcier de garde, ibii. — Toni deoi mis ani fen. ibid. — M. Pierre de Bonii. év^ae de Bélier), anibaïudeur t Madrid. Sa diplomatie. 43. — M. Colbertà Roclierort. Les thèaei de M. deSeignelay. Lei . eoltriii . Je M. Ch. de Terron. 44. — Vaiiieaut lonilruili en tingl-qualre heurei. 45.
— Flollille de Venailles, 46.— Escadre Je U. d'Alméras, 47.— Action de U. de Tourville. 48. — M. deChâleau-RcnagltàCadii, ibid. — Vaisieani débapliipi el rehaplia^, Ibid. — La lable du manilionnaire, 49. — Le Rai ne ta pat à Rocbeforl, 53.
— Oriicien eatojéi en Anglelerre , ibii. — Les Irompellei de Du Qoeine, 34. — Lu arcfaîteclei de ttocberorl, 36.
IV. — L'armée de terre fait torl à la marine, 37. — M. Robert Holmca contre H. Adrien de Hah. 38. — M. Colbrrl de Croiiij, ambasiaJeur k Londrea, et M. de Seignelay l'aiiiatanl (7 janvier 1673), 99. — Pr^paralifi pour la gnerre, ibid. — Mort de U. de Teruea. 60. ~ Guerre déclarée à la Hullinde, 61. — Le Roi d'Angleterre lisite noi vaitteaui . 64. — Ordre de bataille de l'armée anglo-rranfaiae, ibid. — Prétiminairet. 66. — Flolle hollandaise tous M. de Rufler, i6id. — ComlMl
de SoDlb-Wond-Bij. SH «1
, Jeu nn BniksI , Mi,
de reicidre rnn;aiK, 71 llMrD»>on; Million», 7S.
— Acrmal — Opinion
fi. — Sulle de 11 dii de. Ra;ler loue noln tas et M. de Rab«ni
union, 77. - B«.dr,, 77 r»i-Tre>let»1i
- chïriM n