‹ Abraham Lincoln;Chapitre 4 sur 24 · I.c Ri'noral Gmnt · texte numérisé non relu

I.c Ri'noral Gmnt

Tl LINCOLN.

Richmond a })eaiiroup souffert de Tincendie allumé par les fehellès aA^ahl de quitter cette ville. L'ordre donné aux inrendiaires par les autorités conîédérëès était de mettre le fou aux quatre primipaux entrepôts de tabac. De là les flammes se sont communiquées à tout le (juartier des alfaires et auraient peut-être dévoré la ville entière, sans l'intervention des troupes fédérales.

Une quantité considérable de tabac, appartenant au gouvernement français, a péri dans cette circonstance.

L'ordre le plus parfait règne dans la cité x-irginienne depuis qu'elle est occupée par les fones de l'Union. Ce n'est pas un ordre comme celui qui régnait à Varsovie quand l'armée de Nicolas y avait pénétré : c'est une harmonie véritable entre les soldats et les citoyens, qui se respectent mutuellement et se reconnaissent comme les enfants d'une même pairie.

Lincoln a déjà fait deux visites à cette ville. Selon un témoin oculaire, la seconde entrée du Président à Richmond a provoqué l'enthousiasme le plus extraordinaire parmi les habitants blancs et noirs. Presque toute la population se pressait pour voir l'homme sm- le compte duquel elle avait entendu tenir tant de propos outrageants. Les nègres maiiifestaient leur joie de la manière la plus bruyante et saluaient Lincoln comme un second Messie. Ouel(iue.s-uns tombaient à genoux dans les rues et, levant les mains au ciel, remerciaient Dieu de leur avoir montré l'homme qui les délivrait, eux et leurs enfants, d'une servitude plus dure que celle de l'Egypte.

Quelques jours après la prise de Richmond, un acrident très-grave mettait en péril la vie de M. Seward. Le .secrétaire d'Etat s'était jeté hors de sa voiture, dont les chevaux avaient pris le mors aux dents. 11 a eu un bras cassé et la mâchoire fracturée. L'âge avancé de M. Seward a fait craindre que le rétablisselueiit ne fût difficile.

I^es troupes fédérales ont attaqué Mobile.

Voici les extraits importants de la correspondance échangée entre le général (irant et le général Lee :

Appomatux-c^ouvt Housp, '.} avril I8i:.').

Au yénérol R.-E. Lee, commandant les armées des Étals confédérés.

Conformément à la substance de ma lettre à vous adressée, le 8 courant, je me propose de recevoir la capitulation de l'armée de la Virginie du Nord aux conditions suivantes :

Conjointement avec les listes de tous les officiers et hommes (listeseu duplicata, dont un exemplaire spra donné à un officier que je désigniirai, et l'autre gardé par les officiers que vous pourrez désigner) les officiers donneront leur parole individuelle de ne ]ias prendre les arm<>s coidre les Etats-Unis après avoir été couvenablement (Mlianué'^

'Chaque compagnie ou comiiiandaiit de régiment lîigïijera nu engagemeni semlilable pour les hommes sous leurs ordres. I^es arme.s, l'avlilteî'ie et les objets appartenant à l'Etal devront être réunis et délivrés aux offifiers que Je chargerai de les recevoir. Ceci ne s'étendra pas aux sabres des officiers, ni à leurs chevaux ou bagage personnel. Après quoi, chaque officiBr tt hommB sera libre de rentrer dans ses foyers, où il ne sera pas inquiété par Fautorité des Etats-Uiiis tant qu'il tiendra sa parole et qu'il exécutera les lois en \'igneur là oh il pourra résider. Très-respectueusement,

U.-S. GRANT, lieutenant général coininahdàiit.

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