Cite par l'Espérance du 5 mai
juste, aimant à pardonner, et en tout sens, comme un homme de cœur. Quant à ses sentiments religieux, je sais qu'il lisait fréquemment sa Bible; il l'aimait à cause de ses grandes vérités et de ses sublimes enseignements. Il croyait au Christ qui sauve les pécheurs, et je pense qu'il s'efforçait sincèrement de régler sa vie sur las préceptes de la religion révélée. Si jamais homme illustra quelques préceptes delà pure religion, ce fut certainement le président que nous avons perdu. Je doute qu'aucun président ait jamais montré aussi grande confiance en Dieu, ou, dans ses documents publics, invoqué si fréquemment l'assistance divine. Souvent il faisait remarquer à ses amis et à diverses députations que son espérance de réussir reposait sur la conviction que Dieu bénirait nos efforts, parce que nous voulions agir droitement. « Je sais, disait - » il à un ministre, que Dieu est toujours du côté de » la justice, » et il ajouta avec émotion : « Dieu m'est » témoin que le sujet constant de mon anxiété et de » mes prières, c'est que cette nation et moi-même » nous soyons du côté du Seigneur. . »
Il fut du côté du Seigneur, et, maintenant, il est à côté du Seigneur pour toute l'éternité. S'il n'eut pas sa récompense dans ce monde, où du reste sa
modestie et son désintéressement ne l'attendaient pas, il l'a du moins plus glorieuse et durable dans un monde meilleur. Il laisse à sa patrie, il nous laisse à tous, un exemple béni, qui n'a pas été et ne sera pas sans influence salutaire. Sa mémoire sera chère à toutes les générations futures, qui la vénéreront comme celle d'un bienfaiteur et d'un martyr de l'humanité.