‹ Abraham Lincoln, sa naissance, sa vie, sa mort [microforme]Chapitre 15 sur 36 · LANDING, — SUITE DE LA GUERRE · texte numérisé non relu

LANDING, — SUITE DE LA GUERRE

Quatorze bâtiments prirent part an combat de Nerport-Ners, six dn côté du Su :

le Forktarn, le Jamestorrir, le Beaufort, le Raleigh, le Teaser, pus enfin le Merrimac.

Le premier jour, le Nord comptait également six bâtiments :

le Congress, le Rounoke, le Cronberlant. le Wirtehul.

le Winnesotu, ct le Mernderr,

Ce fut le 9 mars, vers midi, que le Merrimac, cette sombre machine à Faspeet sinistre, effrayant, descendit la rivière Elisabeth, Immédiatement les btiments fédéraux se préparèrent au combat, la garnison du fort Montroe prit les armes,

Après quelques démonstrations, le Merrimac se précipita sur le Cumnberland et enfonea son long éperon de fer dans les flanes de la belle frégate, Le Cumberlarnd tit feu de toutes ses pièces et cette décharge sembla pendant un instant devoir arrôter le monstre-machine, mais. les boulets rebondissaient sur sa carapace. A son tour, il séloigna pour faire feu; puis il Sélanca de nouveau sur son ennemi, lui fit une nouvelle ouverture où l'eau s'engouffra et le fit couler. Le Cumberland s'enfonça noblement et, le pavillon cloué au plus haut de ses mâts, se montrait encore lorsque déjà le navire avait disparu englouti par la mer.

Le Congress était aux prises avee Je Forktonn et le Jamestown. Depuis longtemps déjà il soutenait une lutte inégale, lorsqu'il vit arriver vers lui le Merrimac. Comprenant qu'ilne pouvait continuer plus longtemps à se défendre, le Congress amena son pavillon et hissa le drapeau blanc Le Jamestonn se rapprocha de lui et prit à son bord les officierseomme prisonniers, Les confédérés firent sauter le Congress.

Confiant dans son invulnérabilité, le Merrimac passa la nuit au milieu de ses ennemis, comptant reprendre le lendemain son œuvre de destruction, En effet, à sept heures di matin, il recommenca Fattaque contre le Minnesota, échoué sur la vive, mais il vit ven à lus, prét à défendre la frégate fédérale, un bâtiment informe, noir, Ce bâtiment était long de 172 pieds et large, au centre, de 4f; rien sur le pont, qu'un abri pour le pilote et une tour placée au milieu du navire, Célait le Monitor, construit par lingémieur Eriekson.

Le WMerrimac Sélanea sur le Monitor, eleve choc sembla devoir faire couler ce dernier; il s'enfonça en effet, mais pour reparaître bientôt plus effrayant que jamais. Personne à bord. et cependant à chaque instant un sabord S'ouvrait et un boulet venait frapper le navire confédéré qui, par deux fois, chereha inutilement it enfoncer son éperon dans les flanes du Monitor.

Après cinq heures dan combat mutile, le Merrimac, qui Sétait vainement épuisé en tentatives d'abordage, fat obligé de se retirer: deux boulets avaient pénétré par ses sabords, I battit en retraite, quoique pouvant à peine tenir la mer, el se diriger vers lt rivière Elisabeth pour rentrer au port. 17 homines furent tués et le bâtiment presque désemparé.

Quant an Monitor, in épronva pas la moindre avarie, Un des officiers du bord ecrivait après le combat :

«Les boulets du Merrimac ont à peine éraillé notre peinture, » Ce fut le premier combat naval entre navires enirassés, et quoique les pertes

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LINCOEN. 49 des Ridéraux aient 616 grandes en navires et en hommes, on peut dive que le désavantage à été pour le Sud.

La bataille de Pittsbarg-Lioding, livrée près de Corinth, fut très-meurtrière. Comme pour Le combat naval de New-York-News, les confédéréseurentle dessus peudant la première journée, mais l'arrivée d'un corps d'armée commandé par Buels change et décide le sort de la bataille.

Les forces des confédérés étuient aimsidivisées : 30,009 hommes sous les ordres de Pévèque Polk, 20,006 sous les ordres de Nathan-Evans, 20,000 sous les ordres de Johnston et 30,098 sous les ordres de Braxton Brags : l'armée était commandée en chef par le général Beauregard.

L'armée du Nord était le premievjour mférieure en nombre, mais l'adjonetion du corps de Buels vint le lendemain rétablir F'équilibre et donner de l'énergie aux soldats de Grant.

A trois heures du matin, l'armée du Sud rencontra la division commandée par le général Crentil, qui, croyant à nnesimple démonstration, engagea la bataille et fut fait prisonnier. Sa division hattit en retraite et reueantra bientôt celle placée sous les ordres du général Sherman,

L'engagement devint alors fout à fait sérieux ; on fit de part et d'autre les efforts les plus grands, et peut-être les fédéraux auraient-ils té dorasés par le nombre sans les deux eanonnibres Fyler et Eecinglon, qui fivent feu de toutes leurs pièoes et abligbrent les séparatistes À reculer.

La bataille continua cependant. Les généraux du Sud, après de nouvelles tentatives pour remporter la victoire, se retirèrent sur li route de Covinth dans nne exeellente position, Ce fut à cette heure qu'arviva le général Buels. On plaga lea deux divisions qu'il commandait à la tête de l'armée fédérale, et comme la nuit venait, on dut attendre au lendemain pour reprendre les hostilités un mament intepampues.

A aix heures du matin, la bataille recommence avec plus d'achamement encore que la veille. Fédéraux ot confédévés font des prodiges de valeur ; on se prend corps à corps, l'antillesie tonne pendant huit heures sanséeutives, enfin les eselavagistes finissent par fhihlie puis battent en retraite, mais en reformant leura rangs et en profitant de toutes leg positions pour harceler l'armée du Nord,

Grant, à la tète de son régiment, s'élance alors sur les restes de l'armée du Sud, culbute tout ce qui ge trouve sur son passage, et les Sudistes etfrayés fuient dans toutes les directions,

Cette bataille coûta aux confédérés 12,000 fus. blessés où prisonniers, Le eénéral Johnston fat retrouvé parmi les morts.

L'attention était partagée pendant ee temps par deux expéditions navales,

La premitre, avec un corps de débarquement commandé par le général Bumside, Sempare de plusieurs points importants dans la Caroline du Nord, Les iles Roanoke tombent au pouvoir des Nordistes,

La seconde, dirigée par Famiral Farragut pour la partie maritime, et par le

général Butler pour le corps de débarquement, se porte vers ia Nouvelle-Orléans, la cité qui depuis le commencement de la guerre a toujours été le centre d'approvisionnemeñt du Sud.

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