‹ Abraham Lincoln, sa naissance, sa vie, sa mort [microforme]Chapitre 20 sur 36 · LES · texte numérisé non relu

LES

ncore ite de

e préerreur

rwich.

* suite

de l'énergique résistance des fédéraux, un grand nombre de ses soldats, Cesuccès, quoique chèrement acheté, permit à Lee de disposer des batteries et de recommencer, comme la veille, à canonner les Nordistes, qui perdirent dans cette bataille 25,000 hommes. :

Le général Lee,

Les confédérés avaient vaincu, mais la perte de dix batailles leur aurait été moins funeste peut-être que celle qu'ils firent en la personne de Jackson.

Ce général semblait étre l'inearnation de la victoire pour le Sud, Partout où il se trouvait, les armées séparatistes étaient certaines du succès, Lui mort, la fortune devait abandonner les sécessionistes.

Lee, sur un ordre du président jefferson Davis, porta la guerre dans l'intérieur méme des pays appartenant au Nord.

Son plan était de prendre Washington.

Pour cela il traverse la vallée de Shenandoah, passe le Potomac et se dirige sur la capitale.

Hooker comprit, comme l'avait fait Burnside, qu'après sa défaite il lui fallait remettre le commandement en d'autres mains.

Un jeune général, complétement inconnu, est investi, par ordre de Lincoln, de tout pouvoir sur l'armée qu'avait si mal conduite le Patailleur.

Le 2 juillet, une bataille est livrée qui doit déci''er du sort de la capitale des Etats-Unis.

Les fédéraux s'emparent du village de Gettysburg. Bientôt ils sont repoussés et poursuivis par les confédérés qui prennent un moment l'avantage pour le reperdre ensuite. ELongstreet, un des meilleurs généraux de l'armée du Sud, s’élance sur les Nordistes, les culbute, en fait un carnage effroyable ? mais il est obligé de s’arrèter; le feu des batteries du général Meade est si terrible qu’il décime plus de la moitié des divisions du général séparatiste.

Lee, en voulant s'emparer du cimetière où se trouve l'artillerie ennemie, perd ses meilleurs soldats, et bientôt se voit obligé de battre en retraite.

U passe le Potomac sans être inquiété par les fédéraux, et c’est le grand reproche que l'on fit au général Meade.

On l'accusa de n'avoir pas su profiter de sa victoire,

A cela il est facile de r“pondre.

Le général Meade pensait comme ses prédécesseurs,

Pour lui, la guerre entreprise par les confédérés était préjudiciable aux intérèts de tous. Si le Nord, puissant et riche, était dans un état de souffrance par suite de ces batailles multipliées, le Sud devait souffrir bien davamtage encore,

N'était-ce pas la ruine des deux pays que res armées qui, à peine sur pied, se lrouvaient décimées ?

Nétait-il pas horrible d'égorger des hommes auxquels on donmait le nom d'amis, de frères, quatre ou cinq années auparavant?

Pouisuivre une victoire, lorsque de sang-froid on voyait les pertes subies de part el d'autre, n'était-ce pas le comble de la cruauté?

Faiblesse! dira-t-on, Eh bien soit, faiblesse, nous préférons ce mot à celui que L'on aurait pu appliquer si les généraux nnionistes avaient agi diféremment.

Pour nous, la raison humanitaire est ft qui doit présider à Dntes nos actions; pour nous, noïs pensons que, môme après la victoire, il faut considérer

met rue

u chaque créature comme faisant partie de ce grand tout auquel Dieu à défendu a de toucher.

Le Nord attaqué par le fer et le feu ne devait et ne pouvait répondre que par le w feu et le fer. Il se trouvait dans laécessité de manquer à la loi générale de Dieu,

loi qui ne peut cependant exister lorsqu'il y a cas de légitime défense ; mais il devait le faire loyalement, noblement, c'est-à-dire en s'efforcant de vaincre les ennemis qui venaient l’attaquer, mais en ne profitant pas de sa victoire pour écraser ensuite ces mêmes ennemis.

it Du reste, ont-ils jamais manqué d'énergie, de courage, ces généraux que l'on accuse ? Ont-ils jamais refusé une bataille? Ne se sont-ils pas toujours conduits n, honorablement sur le champ du combat?

Courage, énergie, savoir, ils possédaient tout cela; mais leur plus beau titre à les $ l'admiration des hommes, c’est leur magnanimité. Îs n'étaient d’ailleurs que la représentation vivante de la pensée de Lincoln. PC = 1 «Nous combattons contre nos frères, il faut les vaincre. Attaqués, nous sommes ge Ë obligés de nous défendre; cependant notre affection pour ceux qui croient avoir 16e à se plaindre de nous ne doit pas diminuer. » ais 1 Grant avait été chargé par le Président du Nord de s'emparer de Wicksburg. | w'il Malgré les difficultés que présentait cette opération, il voulut s'ouvrir un } passage par la rivière Rouge. | { erd | Efforts inutiles ! | ; IL veut faire traverser l'amiral Porter avec les canonnières, sous le feu des l'e- à batteries ennemies.

Ce plan ne réussit pas.

Farragut arrive à son secours. Grant transporte alors son armée devant Port- Gibbon, qu'ilenlve. Îl s'empare également de Jackson, livre et gagne une bataille à Champson-Hills, puis revient devant Wicksburg qui résiste.

aux Pimberton, cependant, se rend trois mois après avec trente mille hommes. nce Devant Charleston, le général Gilmore pousse plus vivement que jamais l'état age de siège.

I oblige les conférérés à évacuer le fort Wagner. , se On organise des batteries contrele fort Sumpter, qui bientôt est complétement démantelé.

on Une sorte de combat singulier est engagé entre les navires cuirassés et les forts défendant Charleston. Malgré les prodiges d'habileté des fédéraux, la capitale s de du Sud continue à tenir bon, et les attaques rtitérées des soldats de débarquement demeurent infructueuses. elui Dans le r'ennessee, Rosencranz, après la bataille de Murfresboro , marche vers PM - le Sud. Il rencontre les armées de Bragg, de Longstreet et de Hood sur la petite rivière de Chickahominy.

DNS; Rozencranz, battu, ést obligé de se réfugier sous les murs de Chattanaoga. ” rer

Le général Thomas, qui commandait la ville, fit heureusement une défense si

MT to UN nee es COR EE CESSE

belle, qu'il sauva Rosencranz et qu'il obligea les confédérés à se retirer i

quelques milles et à entreprendre un siége régulier. Ce siége durat depuis plusieurs jours lorsque Sherman et Hooker arrivèrent et battirent complétement les séparatistes sur les hauteurs de Missionary Rdige et de Lookout Mountuwr.

Avant cette bataille, Longstreet avait quitté l'armée de Brag et s'était dirigé vers Knoxville pour chasser Burnside. Il ne put y parvenir.

La campagne de 1863 était terminée.

On ne doit compter sur une reprise ‘vigoureuse qu'au printemps prochain. Cedant arma togæ. Au moment où les armées sont réduites au repos, le gouvernement de Washington, par la voix du président Lincoln, fait un nouvel appel à la concorde, Il proclame l'amnistie pleine et entière pour tous ceux qui voudront rentrer dans l'Union. Cette proclamation est mal reçue dans le Sud, qui se croit humilié en pensant qu'on lui accorde un pardon alors qu'il ne se bat que pour soutenir la cause de justice, qu’il croit être la sienne.

Des deux côtés on se prépare à la lutte et on attend la belle saison. Les fédéraux poursuivent toujours le siége de Charleston, qui est bombardé par Gilmore le 24 et le 25 décembre, repris le 12 janvier, sans grand résultat.

La cavalerie fédérale remporte une victoire complète, le 27 décembre, sur la cavalerie confédérée à dix milles de Sevierville, et Maccook chasse les Sudistes de leurs positions, leur prend deux canons et fait 100 prisonniers. Les rebelles s'emparent de Scottsezille dansle Kentucky, et de Memphis sur le Mississipi, mais ce ne sont là que des avantages partiels qui n'amènent aucun résultat sérieux.

Dans le mois de février 1864, Lincoln ordonne une nouvelle levée de 200,000 hommes. Le Nord s’'agite déjà pour les prochaines élections présidentielles et la convention du Maryland porte comme candidat à la présidence le citoyen Abraham Lincoln. Le général Mac Clellan est choisi par les démocrates.

Au moment où va s'ouvrir la campagne de 186%, le gouvernement fédéral avait définitivement reconquis le Tennessee, le Mississipi, l'Arkansas, la Louisiane, une partie de la Caroline du Nord, de la Caroline du Sud, de la Géorgie, de la Floride.

Le Sud s'arme pour le combat, et son président, Jefferson Davis, annonce par une proclamation énergique la prochaine ouverture de la campagne. Jamais le président de la confédération sudiste n'avait montré tant de confiance : « Soldats, dit-il en s'adressant à l'armée, un succès assuré couronnera notre sainte lutte pour la liberté , l'indépendance et tout ce qui rend la vie chère à des hommes honorables. »

Mais ces hommes honorables du Sud, que pensaient-ils de la liberté des nègres dont ils avaient fait un bétail humain, pour lesquels ils avaient en Virginie des haras fournissant d'esclaves toute l'Amérique du Sud ? Jefferson Davis et ses concitoyens comprenaient à leur manière la liberté et l'indépendance des autres quand ils faisaient fouetter jusqu'au sang l'esclave paresseux ou rebelle, lorsqu'ils lui passaient au cou le collier de force À trois branches qui garantissait le

rer

LINCOLN. 03 maitre contre le marronnage, et était destiné à empècher le nègre de courir les bois.

Etrange amour de la liberté et de l'indépendance que celui qui consiste à ravir aux autres celle-ci et celle-là.

L'humanité aurait à rougir si une pareille cause, parce qu'elle se pare des mots de liberté et d'indépendance, en venait un jour à triompher.

Si les Sudistes sont assurés du succès, les fédéraux vont essayer de l'amener dans leur camp.

Meade prélude à la campagne du printemps et passe le Rapidan le 27 février. Use dirige sur Richmond où va arriver également le général Kilpatrick, dont la mission est de couper le chemin de fer et les communications télégraphiques, qui relient la capitale confédérée au sud. Meade tourne l'armée de Lee et pousse sa cavalerie jusque sous les murs de Richmond. Les habitants sont épouvantés de tant d'audace et ne se rassurent qu'en voyant arriver de puissants renforts qui les débarrassent des attaques du général nordiste.

Le gouvernement de Washington a résolu d'en finir avec la rébellion, de lrapper de grands coups et pour cela de choisir une main vigoureuse dans laquelle seraient concentrées toutes les forces fédérales. Lincoln appelle au commande ment suprème de l'armée le major général Grant, qu'il nomme lieutenant général et dont la nomination est confirmée par le Sénat. Le haut grade de lieutenant général avait été créé exceptionnellement pour le général Scott.

Le nouveau généralissime, Ulysse Grant, à aujourd'hui quarante-trois ans, Il est né le 27 avril 1822, à Point-Pleasant, dans l'Ohio. En 1839, il entrait à l’école

“re de West-Point, d'où il sortait second lieutenant du #4 régiment is #iterie, Dansla campagne du Mexique, il gagna sur le champ de bataille ses épaulettes de lieutenant et de capitaine. Mais une fois la guerre finie, il se trouva que l'existence de garnison ne lui plut guère, el, comme beaucoup d'autres aux Etats-Unis, il rentra dans la vie civile porr se faire fermier dans Finois et directeur d'une corroicrie. Lorsque là guerre éclata, il offrit son épée à la République et fut nommé colonel du 2% régiment des volontaires de l'inois. Après la prise du fort Donelson, le Président lui confia le grade de major cénéral, En le choisissant aujourd'hui comme lieutenant général, Lincoln n'a fait que donner raison à la grande popularité dont Grant jouit dans tous les Etats du Nord. Le Président ordonne une nouvelle levée de 200,000 hommes. Il fallait agir promptement et puissamment, Grant prend en main l'armée du Polomac et fait confier le commandement des armées du lennessee, de l'Ohio et de l'Arkansas au terrible marchewr, le général Sherman. Il se rend à son quartier général vers le milieu de mars, s'occupe de la réorganisation de ses troupes et donne ses instructions aux généraux placés sous ses ordres. De leur côté, les confédérés ne restent pas inactifs. Lee fait construire d'imposantes fortifications aux abords de Richmond et sur le chemin de fer. Ces

b4 LINCOLN.

fortifications Wraversent le fleuve Rapidan à 80 milles de la capitale. Lee occupe ses anciennes lignes du Mississipi sur les rivières Bihlok et Yazoo.

Richmond est menaré. Grant marche en suivant le cours du Rapidan; Smith, par la péninsule, Burnside par la Caroline du Nord,

Le général confédéré Forrest prend d'assaut le fort Pillow, sur le Mississipi, et fait tuer la garnison, qui se composait de 600 honimes, dont 300 et plus étaient des noirs. I fait égorger mème les malades dans leurs lits et brüler les ambulances.

Le soir du % mai, la grande armée fédérale avait passé le Rapidan sur des ponts de bateaux. Le jeudi, les deux armées sont en présence. À six heures du malin les éclairs apprennent aux fédéraux que les troupes de Lee s'avancent en masse, Grant et Meade font couronner les hauteurs qui dominent les deux routes suivies par l'ennemi. Les rebelles étaient fortifiés et retranchés sur une colline boisée, I était une heure de l'après-midi et l'action était engagée au centre. Un feu terrible de mousqueterie et d'artillerie fit rage pendant plus d'une heure. Les confédérés se retirèrent pour opérer un mouvement de conversion qui allait leur permettre de se placer entre Hancock qui arrivait pour faire sa jonction avec Grant. La division fédérale, sous le commandement de Getty, partit au pas de course pour déjouer cette tentative, L'armée unioniste put se lormer en bataille et la lutte dura jusqu'à la nuit. ‘

Le lendemain le combat recommence avec un acharnement dont on n'a pas encore Vu d'exemple. Le brisader général Wadsworth est tué d'une balle qui l'atteint au front. Le général Web est blessé, Les rebelles sont repoussés sur tous les points et laissent le sénéral Jones tué sur le ehiunp de bataille. Seymour et Shaler sont prisonniers. Le combat du samedi $'est borné à un simple engagement de cavalerie qui eut Heu à Todd's Tavern, Les deux armées se retrouvaient en présence, les séparatistes courant sur les hauteurs de Spottsyivania, les unionistes cunpés à deux milles et demi de cette place, Le dimanche man, la lutte

recommence avec une ardeur qui se soutient jusqu'à midi, quoique les deux armées soient également épuisées, Un duel d'artillerie sisnala cette journée, qui se terinina par une forte reconnaissance de cavalerie exécutée à 7 heures du soir. Le lundi motin, le major général Sedwiek est tué dans les rongs des fédéraux, Le 9, les deux armées se reposent pour reprendre là lutte 1e lendemain, Elle Sengase sur toute la ligne. Burnside lance toutes ses troupes, enfonce les lignes des rebelles, leur prend trois brigades entières et quatre pièces d'artillerie, A Ta fin de la journée, Burnside occupait les retranchements derrière lesquels s'étaient abritées au commencement les troupes de Lonsstreet. Le combat le plus terrible ete plus décisif de la bataille de V'ilderness, comme on l’a appelée, fut celui du jeudi 12 mai,

À quatre heures et demie du matin, Hancock a attaqué l'ennemi en face de lui, a fait jouer son artillerie, puis exécuté une charge irrésistible au cœur de

sacre | marate “Re

LINCOLN. 55 £e la position. Johnson, un des meilleurs généraux sudistes, est un moment fait prisonnier, avec la plus grande partie de la brigade Stonewall. {h, A six heures et demie du soir, Grant annoncait lui-même les résultats à Washington, par cette dépêche : «Le huitième jour de la bataille se termine laissant et « entre nos mains trois à quatre mille prisonniers, dont deux officiers d'artillerie Ent « et plus de trente canons.

les « L'ennemi cest obstiné, et semble avoir trouvé son dernier retranchement.

« Nous n'avons pas perdu de corps, pas même une compagnie, tandis que des « nous avons détruit et pris une division, une brigade et un régiment ennemis. s du QU, Gnaxr, »

ss Après ces grandes journées de la bataille de Wilderness, Grant et Lee font se assaut de tactique militaire pour se surprendre l'un l'autre ; mais tout se borne ee à des reconnaissances, et aucune action sérieuse n'est engagée. plus Les nouvelles du sud-ouest sont favorables aux fédéraux. Le général Johnston Res bat en retraite devant Sherman. | faire Le 23 mai, Grant annonce que Lee à abandonné la ligne du North-Anna ct etty, opère sa retraite sur Richmond.

ut se | “Le bombardement de Charleston est repris le 22, Un monilor fédéral vient

mouiller en rade, et tout annonce dans'les mouvements de li flotte unioniste, à pas que des opérations importantes se préparent. Grant se rapproche de plusen plus le qui de Richmond et refoule les confédérés vers les fortifications de la ville. {oué Buttler, qui se trouve à Bermuda-Hundred, parvient, le 1° juin, à culbuter les it confédérés, qui essayaient de tourner sa gauche. ment A ce moment, les efforts militaires, faits par les fédéraux pour écraser li rébel ut en lion, se traduisent en une dépense de 2 millions de dollars, soit près de 11 milnistes ; lions de francs par jour. .

lutte Le 19 juin, un dimanche, les Américains livraient un combat naval en rade de s deux Cherbourg. À onze heures, 30 minutes, Alabama, navire confédéré, armé de €, qui 10 à 12 canons de fort calibre, et commandé par le capitaine Semmes, était sorti u sol. de rade. A midi et 10 minutes, le Kearseage, corvette des Etats-Unis, qui portait Caux . 43 canons et 165 hommes d'équipage, et que commandait le capitaine Winslow, 1. Elle s'est dirigé immédiatement sut le navire sudiste et a commencé à le canouner. lignes Le duel maritime à duré une heure. A la suite de ce duel, l'Alabamna avait recu e, A la plusieurs boulets qui le coulaient à cinq milles de la côte. “aient Grant livre un nouveau combat le 3 juin, et parvient à tourner le flanc de crible l'ennemi et à s'établir dans une partie de ses lignes avancées. Get engagement lui du n'a eu d'autre résultat que d'affaiblir les séparatistes. Le 7 juin, Ja Convention nationale unioniste, réunie à Baltimore, adopte par ace de acclamation la candidature de M. Lincoln pour la présidence, et celle de eur dé M. Andrew Johnson pour la vice-présidence des États-Unis. Baltimore est Ja

apitale de cet Etat de Maryland, qui votera en octobre sur l'adoption ou le rejet de la nouvelle constitution qui abolit l'esclavage.

C'est dans le Maryland que le gouverneur de l'Etat a pu publier la nouvelle loi fondamentale, et la mettre en vigueur à partir du 1° novembre 186%, cette loi dont l'article unique se résume en cette phrase :

A partir de ce jour, À novembre, il n'y a plus d'esclaves dans le Maryland. »

Le sénat adopte, dans sa séance du 23 juin, un bill de la chambre, ayant pour but d'abroger les lois de 1793 et de 1850, sur l'extradition des esclaves, loi qui était un sujet de honte pour l'Union, quoique, depuis l'avénement de Lincoln, elle n'eût que peu de valeur et pas d'application.

Nous ne pouvons passer sous silence les conférences qui eurent lieu à cette époque en vue du rétablissement de la paix en Amérique.

Des hommes inf! t: appartenant au Sud, MM. Clay, Thompson, Holcomb et Sanders, se réunire à Cliffton-House, à plusieurs membres du parti démocrate, ayant à leur tête M. Horace Greeley.

Les représentants des deux partis n’avaient,disent les uns, que des titres semiofficiels, ils n'agissaient, disent les autres, qu'à titre officieux.

La réponse de Lincoln aux propositions des confédérés posa comme bases essentielles : le rétablissement de l'Union et l'abandon complet de l'esclavage. Le Sud ne devait jamais céder sur ce dernier point. Les conférences pacifiques n'aboutirent pas.

Les armées fédérales reprennent vigoureusement l'offensive. Sherman, qui est toujours en Géorgie, parvient à enfermer Johnston dans les fortifications d’Atlanta. Johnston, accusé d'incapacité, est remplacé par le général Hood, qui se trouve à la tête de 60,000 hommes, et inaugure son commandement par une défaite que lui fait subir Sherman. Ce succès, obtenu le 21 juillet, amène les fédéraux sous les murs d'Atlanta, centre des opérations dans les Etats cotonniers.

Grant n'attendait qu'une chose pour commencer le siége de Petersburg, c’est que Sherman se fût solidement étabi à Atlanta. De ce point, son lieutenant, en cas d'une victoire, pouvait couper la retraite aux confédérés vaincus.

Lincoln lance un nouvel appel de cinquante mille hommes, « afin de recruter et de maintenir la force des armées en campagne, pour les garnisons et es [opérations militaires qui peuvent ètre requises dans le but de supprimer la rébellion, et de rétablir l'autorité du gouvernement des Etats-Unis dans les Etats insurgés. »

Le 30 juillet au matin, Grant attaque les fortifications de Petersburg, avec 94 gros canons et 15 mortiers. A quatre heures du matin, une mine fait sauter un fort, qui ensevelit sous ses décombres tout un régiment de la Caroline du Sud. L'attaque a commencé une heure après, et Burnside s’est emparé des ruines du fort et des retranchements de chaque côté. Le combat a été des plus acharnés, et les confédérés ont laissé 5,000 hommes sur le champ de bataille.

Pour aider puissamment le plan combiné par Grant, le gouvernement de Was-

“HOHUORE OT 9048 180199 97 AWepud ‘2012 NP SLHEQ VI OP ML

*LOHUOJE AL 9948 1840199 97 Jepuad ‘DLL NP SLOHEQ 8 2P MOLIMUT

Page 1