‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 106 sur 254 · Conquêtes en Asie et en Afrique · texte numérisé non relu

Conquêtes en Asie et en Afrique

Le successeur de Mahomet fut Abour-Bekr^ son beau-père, qxj^ prit le titre dç calife ou vipaire. Aussitôt les Arabes prennent l'essor et se répandent hors de leur pays. Khaled, lieutenant du calife, surnommé l'épée de Djeu, défait en Syrie l'armée d'tïéraclius, s'empare de Damas et de la I^alestine. Omar^ autre beau-père de Mahomet, fut le second calife (Q3^). Sous lui, Khaled acheva la conquête de la Syrie jusqu'à TÉuphrate ; Anîrou prit Jérusalem^ envahit V Egypte et détruisit, dit-on, sur l'ordre du chef de J'islamisme, la grande bibliothèque d'Alexandrie, riche de 400 000 volumes (640). Le califat ci'Othman fut marqué par les conquêtes d'Abdallah, qui s'avança en Afrique jusqu'à Tripoli de Barbarie, et par celles d'Amrou , qui porta le dernier coup à Pempire des Perses Sassanides, si longtemps redoutable (652). Cet empire avait duré quatre cent vingt-six ans. Ali^ gendre et cousin du prophète, successeur d'Othman, eut à lutter contre un rival, Moawiah, gouverneur de Syrie, qui refusa de le reconn^tre et se fit lui-même proclamer calife. Moawiahy le chef de la dynastie des Ommiades, établit le siège de son empire à papaas (661). Il porta ses armes jusqu'aux confins de laTaTt^^rie• Son fils parut six fois dans la Propoutide, et Comtantinople ne ini son salut qu'au feu grégeois *.

tube

1. Matière ignée, inextinguible, qu'on lançait sur l'ennemi au moyen d'un

Moawiah se reconnut cependant tributaire de PEmpire : tant était grand encore le prestige de la puissance romaine ; il mourut en 680. Des troubles civils agitèrent les califats de ses trois successeurs ; mais Abd-eUMéleh (685) ouvrit une nouvelle période de triomphes, surtout en Afrique. Le gouverneur de FÉgypte Hassan enleva Carthage aux Grecs et fit subir à cette ville fameuse une dernière et irrévocable ruine (698). Ainsi, dans l'espace de soixante-dix ans, les Arabes avaient soumis la Syrie, l'Egypte, l'empire des Perses et une partie de l'Afrique, c II fallut voir tomber sous le joug les conquêtes d'Alexandre et des Romains, les églises primitives, et jusqu'aux lieux sacrés où reposaient la mémoire des patriarches, les os des prophètes et les traces encore chaudes du Sauveur des hommes ^ »

s. Con^aêie ée TEapacne.

Sous le califat de Walidl^^^filset successeur d'Abd-el-Mélek, d'un côté, la conquête de l'Asie fut poussée jusque vers Tlndus; de l'autre, Tarik-Abdallah, lieutenant de Témir d'Afrique, envahit l'Espagne.

Depuis le règne brillant de Léovigildef qui avait triomphé desSuèves (585), les Wisigoths occupaient toute la péninsule. Un des successeurs de ce roi, Roderic, ayant séduit la fille du comte Julien, celui-ci appela les Arabes, d'Afrique en Espagne, comme autrefois Boniface avait appelé les Vandales, d'Espagne en Afrique. Tarik franchit le détroit de Gadès, et le promontoire du côté de l'Espagne, s'appela dès lors Gibraltar (montagne de Tarik). Une seule bataille, celle de Xérès (711), dans laquelle périt Roderic, décida du sort des Wisigoths» Les Arabes soumirent toute la péninsule, à l'exception de quelques cantons montagneux des Asturies, où se retira un seigneur du sang royal, don Pelage, avec quelques braves compagnons. De ces faibles débris devait renaître un jour la monarchie chrétienne et nationale en Espagne. Mais emportés par leur élan au delà des Pyrénées, les Arabes s'emparèrent de la Septimanie et d^une partie de V Aquitaine; ils marchaient vers la Loire, lorsque Charles Martel sauva la France et la chrétienté, en remportant sur Abdérame , lieutenant du calife Hescham, la glorieuse victoire de Poitiers (732).

Bientôt commence la querelle sanglante des Abbassides et des Onuniades, ou des Noirs et des Blancs. Aboul-Abbas^ des-

Page 1