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Al-ManzcTf frère et successeur d'Aboul-Abbas (754), renonçant au séjour de Damas, Tancienne capitale, jette les fondements de la ville de Bagdad >, depuis si florissante, pour en faire le siège de son empire. Haroun-aU-Raschild (786), cinquième, calife abbasside, régnait avec gloire sur la plus grande partie de PÂsie jusqu'à Plndus, et sur une portion de l'Afrique. Ce prince est surtout célèbre par la protection éclairée qu'il accorda aux lettres et aux arts, et par ses rapports avec Gharlemagne, son contemporain.
A l'époque de leur prospérité, les Arabes cultivèrent principalement la poésie et les sciences, telles que la médecine, l'astronomie, la géographie, les mathématiques ; ils passent même pour avoir inventé l'algèbre. En philosophie, imitateurs des Grecs, ils s'attachèrent à la méthode et aux formules d'Aristote. Industrieux et habiles dans les métiers, ils excellèrent surtout à fabriquer les armes et les tissus de soie et de laine. On connaît assez les merveilles de leur architecture, et Tincomparable fertilité qu'ils créèrent en Andalousie, au moyen des irrigations.
Cependant, la domination des Arabes n'eut jamais de profondes racines, et chez eux la décadence touche de près à l'apogée. Ils s'affaiblirent par leurs divisions et leurs discordes religieuses. Outre les deux califats, l'un ommiade et l'autre abbasside» que nous avons déjà signalés, il s'en forma bientôt un troisième en Egypte, celui des Fatimites, descendants d'Ali, qui fondèrent la ville du Caire (969).
1. Les Arabes eurent saccessivement trois capitales : La Mecque, berceau de leur religion; Damca, au temps de leurs conquêtes; Bagdad^ lorsqu'ils purent jouir de leur prospérité.
Synchronismes.
ToÎTi po«r les évé hements dt la période srant Cio^ les syneliroilismés de là période précédente.
610. Béracltus, empereur d'Orient. — Mahomet se déclare prophète.