fibroïn^ maire en Neiistrie
LeSOMMiÀDES; JfoatotoÀ.
ChildéHc li ; saint Léger.
Thierry III ; Ébroïn.
Bataille de ïestry; Pépin d'Hé-
ristal.
Plrogrèà des Arabes en Afrique
sous Ab-del-Mélek.
Paul Anàfesto, !•* doge à Te-
nlBOé Prise et deitraotioa dé Cartilage
par Ha^sam Bataille de Xérès; les Arabes en
Espagne.
Chilpéric tt; Charles Martel.
Mission de saint Èonif^ce en
Germanie.
Bataille dé Poitierà; Charles
Martel Sauve la Franco de lin-
viision musulmane.
Ghildéric UI.
f stolphe» roi des Lombards.
Les Abbassides ; Àboul-Abbas.
Cablovingiens ; Pépin le Bref.
— Le pape Etienne tt.
Pépin éfalève l'èiarciial dô Râ-
venne aux Lombards. — Califat ommiadê de Cordoue;
Ahditame.
Didier, dernier roi dél Lombards.
QUATRiÈME tteÇON.
PRfiPONDÊÏlANCE DE L'AUSTRASIE (628-843).
Daas cette période, FAustrasie, où dominait l'élément geftnâpique, efface presque entièrement la Neustrie; une nouvelle dynastie, austrasienne d'origine, remplace les Mérovingiens et préfère les bords de la Meuse et du Rhin à ceux de la Seine, sans étouffer pourtant ni le génie national resté gaulois, ni le
souvenir des institutions romaines. Nous verrons se succéder trois grands hommes ; Charles Martel, Pépin, Charlemagne. C'est à eux qu'est réservée la gloire d'arrêter les progrès de Pislamisme en Occident, d'affermir et d^étendré la puissance temporelle des papes, de seconder l'action bienfaisante et les conquêtes pacifiques de l'Église. Pliis grand que son père et son aïeul, Charlemagne mettra un terme aux invasions en soumettant cette Germanie que Rome n'avait jamais jpu dompter. Il relèvera pour quelques années l'empire d'Occident.
FRAHCE 1. Dagobert. — Malreii du palaU.
Après la mort de Glotaite II (628), son fils Dagohert^ déjà roi d'Austrasie depuis six ans, voulut s'emparer de tout l'héritage paternel, au détriment de soii frère Caribert, qu'il fut néanmoins forcé de reconnaître bientôt après comme roi d'Aquitaine. Celui-ci s'établit à Toulouse, dans le palais des rois wisigoths, et sut repousser les Gascons, peuple que l'on croit être Une tribu de Ëasques. Il mourut au bout d'un an; c'est de lui que descendirent ces ducs d'Aquitaine, que l'histoire nous montre si fiers et si indépendants.
Le règne de Dagobert ne fut ni sans vigueur ni sans éclat. « il était lui-même ardent et beau de sa personne, de sorte qu'il sembla effacer tous ses prédécesseurs, » Les Bulgares, peuple scythique, établis en Bavière, inquiétaient le territoire des Francs; Dagobert en fit exterminer dix mille . ïl combattit encore les Slaves de la Bohême, qui venaient de se donner pour roi un niarchaiid nommé Sanion; il soumit les Gascons et le duc des Éreions Judicaêl. Le roi des Francs résidait à Piàris, où sa cour rivalisait de luxe avec celle de Constantinople. Sous son règne, les arts jetèrent un dernier éclat, tl fit reviser et publier les diverses législations des barbares dé son empire. Ses conseillers étaient deux habiles et vertueux i>ersonnages : saint Éloi, qui fut depuis évéqué de Noyoh, et saint Ouen, évêque de Rouen,
Dagobert donna pour roi aux Austrasiens son fils Sigebert U, âgS de trois ans; Talné. Cloyis lï, devait lui succéder en Neustrie et en Bonrgogne. Il mourut à trente et un ans, laissant le souvenir de ses donations pieuses, de ses lois et des faiblesses de sa vie. Grâce à lui, l'influence des maires du pàhis avait pu
s'accroître ; mais Pépin de Landen, maire de Neustrie, et saint Amould, évêque de Metz, ne se servirent de leur pouvoir que pour le bien du pays et Thonneur du prince.
Les maires du palais n'étaient, dans l'origine, que des intendants qui administraient le domaine du roi et touchaient les revenus de ses métairies ; peu à peu ils s*élevèrent aux fonctions politiques. Leur importance datait de Glotairell. Voulantreconnaltre les services de Wamachaire, maire du palais de Bourgogne, qui lui avait livré Brunehaut, ce prince l'honora de grands privilèges et le reconnut maire de Neustrie. Les maires du palais vont maintenant jouer le premier rôle et déployer de grands talents, tandis que la famille de Clovis tombe dans la mollesse et l'épuisement.