DlMiolnUoii de l'empire carloTlngleii
Il ne restait qu'un jBls posthume de Louis le Bègue, Charles le Simple, âgé de cinq ans. Les seigneurs disposèrent de la couronne en faveur de Charles le Gros^ fils de Louis le Germanique, qui leur paraissait en état de faire respecter le pouvoir suprême (884). Ce prince, héritier de ses frères, possédant déjà la Germanie et l'Italie avec le titre d'empereur, réunit donc sur sa tête plus de couronnes que n'en avait porté Charlemagne, et il ne monta si haut que pour tomber avec plus de honte. Avec une audace effrénée, les Normands vinrent mettre le siège devant Paris^ qui n'était alors que l'Ile de la Cité, communiquant aux deux rives de la Seine par deux ponts, défendus chacun par une forte tour. Les pirates montés sur 700 barques, employèrent les machines de guerre les plus formidables ; mais leurs ruses aussi bien que leurs furieux assauts, répétés pendant treize mois, échouèrent contre l'héroïsme des assiégés. Ceux-ci avaient pour chefs Goziin, leur évèque ; Hugues, àibé de Saint-Germain PAuxerrois, et le comte de Paris, Eudes, fils de Robert le Fort. On attendait impatiemment l'arrivée de Charles le Gros ; il vint en effet, déploya son armée sur les hauteurs de Montmartre, et se hâta de conclure la paix avec les Normands, au prix des plus honteuses concessions. Un cri d'indignation s'élève alors contre lui ; la diète de Tribur^ en Germanie, près du Rhin, le déposa (887).
L'unité de l'empire de Charlemagne étant alors définitivement rompue, on vit paraître, sur ses ruines, trois royaumes et quatre petits États indépendants :
1° La Frange, qui reconnut pour roi Eudes, son défenseur ;
2<» L'Italie, longtemps disputée entre Guy, duc de Spolète et Bérenger, duc de Frioul, descendants de Charlemagne par les femmes ;
3<» La Germanie, qui se donna pour roi Amould de Carinthie, fils naturel de Carloman de Bavière.
Ce dernier prince détacha la Lorraine de ses États, pour en faire un apanage à son fils Zwentibold. La Bourgogne Cisjurane, ou Provence, entre la Saône, le Jura et les Alpes, appartenait toujours à la famille de Boson. Rodolphe, comte d'Auxerre^ usurpa, sous le nom de Bourgogne Transjurane, un autre petit État qui, réuni en 933 à la Bourgogne Cisjurane, finit par
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échoir, vers 1033, aux emperenrs d'Allemagne. Enfin, la Nor varre^ détachée û» i'Mipire sam Louis le Débonnaire, était déjà une monarchie indépendante, qui devait contribuer à l'agrandissemant ie l'Espagne ohrétieiine.