‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 119 sur 254 · ChateaabrUnd, Étudêê Metoriqms · texte numérisé non relu

ChateaabrUnd, Étudêê Metoriqms

HISTOIRE DU IfOTEN &GE. 235

combattît vaiUammant les Bangrois, qu'il repoussa ^s frozi« tières omntalei de la France. Il obtint aussi des avantages sur les Jbandes nombreuses de Normanik, qui ravageaient oniKnre une grande partie dji royaume. Pendant ce temps, Charles le Sim|)le était prisonnier d'Herbert, comte de Yermandois, à Péronne, oh il mourut (929).

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Hugues le Blanc se trouvait dans une situation analogue à celle des maires du palais, vers la fin de la première race. Il se souciait peu de la couronnoi qui lui aurait suscité beaucoup d'ennemis, sans augmenter son pouvoir : aussi préféra-t-il rappeler d'Angleterre la veuve de Charles le Simple, Odgive, et couronner son fils, le jeune Louis d'outre-mer (936). Celui-ci ne manquait pas d'énergie, et pins d'une fois il essaya de* se soustraire à la tutelle impérieuse du duc de France. Le domaine royal était réduit à la seule ville de Laon. Ayant voulu ressaisir par un mariage, la Lorraine, province belliqueuse qui pouvait lui fournir des soldats, Louis attira sur la France les armes de la Germanie. L'empereur Othon l^^ reprit la Lorraine (940). Si Louis d'outre-mer fut moins malheureux que Charles le Simple, il le dut à l'intervention du pape Etienne VIU. Plus tard, toujours en quête d'un domaine, il jeta ses vues sur la Normandie, pendant la minorité de Richard P*"; mais les Normands, en défendant vaillamment l'héritage de leur jeune duc, forcèrent le roi de renoncer à ;$on dessein. Loihaire^ son fils, lui succéda (954).

Hugues le Grande, qui déjà avait reçu la Bourgogne de Louis d'outre*mer, se fit encore donner l'Aquitaine, sans pouvoir toutefois en prendre possession. Il mourut en 956, laissant deux fils, Hugues, comte de Paris et duc de France, et Henri, duc de Bourgogne. Charles, frère puîné de Lothaire, s'était reconnu vassal du roi de Germanie, Othon H, afin d^obtenir l'investiture de la basse Lorraine. Lothaire, indigné de cette fai« blesse, déclara la guerre à Tempereur, et faillit le surprendre à Aisc-lor-ChapeUe, Othon II, à son tour, envahit la France, s'avança jusqu'à Mùntmoftre avec 60 000 Allemands, et, dans sa retraite, vit son armée taillée en pièces, près de Soissons, par

1. On rappelait indifléremment Hugues le Grand, à eausede son géde; le Blanc y à cause de la couleur de son visage onde son armore; VAbbé, k sause de ses nombreosos abbayes.

les troupes réunies de Lothaire et du comte de Paris^ après quoi il fut forcé de repasser le Rhin (978). Les ravages des Hongrois et des Sarrasins ayaient enfin cessé depuis quelque temps. Ces derniers furent chassés de la Provence en 975.

.Le fils de Lothaire, Louis F, ne fit que passer sur le trône, de 986 à 987. Ce prince, surnommé le Fainéant, ne laissant pas d'héritier direct, la couronne devait appartenir à son oncle, Charles de Lorraine. Mais Charles s'était rendu impopulaire en se reconnaissant vassal du roi de Germanie, et ce fut en vain qu'il réclama l'appui de l'évéque Adalbéron, métropolitain de Reims. Tous les yeux se portaient sur le descendant de Robert le Fort, seigneur puissant, allié aux plus grandes familles, ayant ses domaines- au cœur de la France, reconmiandé personnellement par de glorieux services. Les seigneurs aussi crurent se couronner eux-mêmes en élevant au trône Hugues Gapet, le premier d'entre eux. Ils obéirent donc aux conseils de l'éloquent Adalbéron, qui rejeta le vassal déshonoré d'une monarchie 'étrangère, pour procurer au pays un défenseur énergique dans la personne de Hugues Gapet.

La race carlovingienne s'éteignit après avoir duré 235 ans. (Voir à la fin du volume, la généalogie des Garlovingiens.)

JL^gÈUte d«MS le MeiiTièiiie et dans le dixième siècle.

Le neuvième siècle compte deux grands papes : saint Léon IV, qui défendit courageusement Rome contre les Sarrasins (848), de même que, un peu plus tard, l'évoque Gozlin défendait Paris contre les Normands; et saint Nicolas I*', qui s^opposa avec une fermeté invincible au scandaleux divorce de Lothaire II, roi de Lotharingie, et ne recula ni devant la prison ni devant les menaces de l'empereur Louis II. Ce même pontife excommunia le patriarche intrus de Gonstantinople, Photius , principal auteur du schisme et de la décadence de l'Église grecque (867). Cependant, à la faveur du régime féodal et de l'anarchie politique, de graves abus et de fâcheux désordres envahirent Pépiscopat, le clergé séculier et môme les couvents. L'ignorance redevenait générale. La réforme de Cluny (910), raviva l'esprit de saint Benoît, et fit refleurir la sainteté, la science et les beaux-arts. Vers la fin du • dixième siècle, cette abbaye, comme un grand arbre, couvrit de ses rejetons la France et même l'Europe. £n 982, Bernard de Menthon fonde l'hospice du grand Saint-Bernard. Les longs ravages des Normands touchent enfin à leur terme. La conversion de Rollon avait donné à l'Église un peuple jeune, plein de sève et d'enthousiasme religieux. De son côté, l'empereur Othon le Grand, neveu de saint Bruno, archevêque de Cologne, fait prêcher l'Évangile en Hongrie, en Bohême, en Danemark (945). Enfin, le savant Gerbert, Sylvestre 72,

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monte sur le trône pontifical (999). Les ténèbres se dissipent, le chaos se débrouille; nous approchons d'une grande rénovation religieuse et sociale.

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