‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 128 sur 254 · Troisième erolsade (tiS · texte numérisé non relu

Troisième erolsade (tiS

La grandeur des Atabeks dura autant que la vie de Nouredciin. Ce sultan avait chargé son lieutenant Sahdin, fils d'Ayoub, de conquérir PÉgypte sur les Fatimites. Saladin réussit dans cette entreprise; mais aussi ambitieux que brave, après la mort de Noureddin, il renversa la dynastie des Atabeks pour lui substituer celle des Ayouhites (1173). Maître de l'Egypte et de la Syrie, il attaqua le royaume de Jérusalem, et fit prisonnier le roi Chiy de Lasignan^ à la bataille de Tibériade. La vraie croix était tombée en son pouvoir; Jérusalem même obligée de se rendre, vit ses églises profanées (1187). A cette nouvelle, un cri de douleur s'éleva dans TOccident, et un impôt fut établi sous le nom de d(me saladdne, afin de pourvoir aux dépenses d'une nouvelle croisade. Frédéric Barherousse, empereur d'Allemagne, Richard Cceur de Lion^ roi d'Angleterre, et PhiUppe Auguste, roi de France, prirent les armes à la voix de Guil* laume, archevêque de Tyr.

Frédéric Barherousse partit le premier, défit 300 000 Turcs en Asie Mineure, et périt au passage d'une rivière de la Gilicie (le Cydnus). Les rois de France et d'Angleterre, qui s'étaient embarqués, le premier à Gênes, le second à Marseille, se rejoignirent en Sicile. Là, de grands dissentiments éclatent entre eux. A peine réconciliés, ils se mirent en route ; Richard occupa, en passant. Plie de Chypre, et arriva enfin au camp des croisés devant Saint-Jean^d^Acre. Après un siège terrible qui avait duré vingt-deux mois, la ville fut emportée d'assaut. Philippe, fatigué par le climat de l'Orient, revint dans son royaume. Richard, au contraire, demeuré en Palestine, étonna l'Orient par ses exploits; puis il conclut un traité avec Saladin, ce sultan qui rivalisait de vaillance et même de générosité avec les plus braves chevaliers chrétiens. Avant de partir, Richard céda l'île de Chypre à Lusignan, et le royaume de Jérus(Uem à H^nri d« Champagne. Il s'embaroua pour l'Europe, brûlant de punir la déloyauté de son frère, Jeao sans Terre, qui, de concert

, avec Philippe Auguste, voulait lui enlever ses États. Une tempête Payant jeté sur les côtes de la Dalmatie, son ennemi Léopold, duc d'Autriche, le fit prisonnier et le vendit à l'empereur Henri VI; il fut pendant quatre ans captif au château de Trifels, sur les bords du Rhin '. Sa mère, la vieille Éléonore d'Aquitaine, qu'il avait laissée régeute en Angleterre, vint le visiter dans sa prison, et finit par réunir la somme nécessaire à sa délivrance. ' ' /

ft. Quatrième croisade (t909).

Les fils de Saladin, après la mort de leur père, furent dépouillés par leur oncle Matek-Àdehl. Jérusalem était toujours au pouvoir des infidèles ; Foulques^ curé de Neuilly, prêcha une quatrième croisade, sous le pontificat dUnnocent III , Philippe Auguste ne prit aucune part à cette expédition; mais plusieurs seigneurs français, parmi lesquels on remarquait Baudouin, comte de Flandre, Simon de Montfort^ Geoffroy de Villehar^ douin, et avec eux des princes italiens : Boni face y marquis de Montferrat, et le doge de Venise, Henri Dandolo, aveugle et octogénaire, rassemblèrent une armée considérable. Venise fournit les vaisseaux, et ies croisés, trop pauvres pour rému> nérer ce service, consentirent à reprendre, au profit des Vénitiens, la ville de Zara, en Dalmatie. Là ils se laissèrent encore détourner de leur chemin et de leur entreprise par Alexis IV Comnène, qui vint les supplier de délivrer son père Isaac, privé de la vue et emprisonné par un usurpateur. Malgré les représentations du pape et la retraite de quelques braves^ entre autres de Montfort, les croisés marchent vers le Bosphore, rétablissent d'abord sur le trône Isaac Comnène, et, après avoir campé deux ans devant Constantinople^ mécontents des Grecs et pleins de ^ niépris pour eux, ils prennent la ville d'assaut (1204). Baudouin reçut la couronne impériale; Dandolo fut prince du Péloponèse ; les Vénitiens s'emparèrent de toutes les positions favorables au commerce, et chaque seigneur croisé eut sa part dans la conquête. Villehardouin obtint le fief d'Achaïe. On vit un duc d'Athènes et un sire de Thèbes. La féodalité imposa ses titres aux

1. On ignora longtemps le lieu où était détenu le roi Richard. S'il faut en croire la tradition, son écuyer Blondel le découTrît en chantant sous les murs de sa prison un air qu'ils avaient composé ensemble. Henri VI lui rendit la liberté, moyennant une énorme rançon de 150000 marcs d'argent (trente millions).

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lieux les plus célèbres, et le voyageur rencontre en Morôe les ruines deô châtçaux forts qu'elle éleva.

Cependant, quelques princes grecs émigrèrent en Asie. Lascark, parent dé Cdmnètie, établît à iWc^un peti* État, destiné à relever un jour la dynastie byzantine. Ses successeurs, les PcUéologues, aVec les secours des Génois^ parvinrent à chasser les LatJns de Gonstantinople, et y rentrèrfeût (1261), après une absence de soixante ans.

•. cinquième cVolsade («2«y).

Unç çroy^ce i^i^^is longtemp;^ r^ps^idue que Iç topil^eau du Ghj^i^t ijie pwvÂit être ^^Uy^é que par dei^ msuns înnocçAtjep, livra aux ]|ias2^r4s ^ç la me^ des milliers d'enfants qui, périi^ent presqiiç ^.u^dai^s,^e yojrage. En 12^7, André, 11^ roi d,e Hon- ^X'\% çt yç ^ipaple çbçvaliçr frî^nçai?, fean de Bri^enm^ ^irtirçp,t pour ^a^ntTJe.afl?-,^'4Gre. Andi^é \\ ^eviot biç^i^ôt. aeafl de, Briejinçi, pJlus cons^^ft^, s'çff^pjara de Damiettey fit des pro^ige^,. de vaJiç^ur, et ss^is. dpu,te^ i^ aurait join^ la posseçsiop de Jérusalejn au titrç ^ç roi qu'il portait déjà, en yertu de son, mariage, ayea ri^éqtiète ^^ Mont^err^t, si Tobstinatio^ du ïégat Pelage ne rivait forcé de com^atti^e i[u, Dft9J?aefl,t pu (l a^la^t çiç^er u^, traita avantageux.

y. «Ixlèi^e eroktade («t»8].

L'empereur Frédéric II ayant épousé Yolande, fille de Jean de Brienne, devint ainsi roi 4^ Jérusalem. Frappét d'excommunication par le pape Grégoire IX, il partit enfin pour POrient, et conquit par un traité la ville sainte, où il sa cattri)nna de ses propres mains. Après avoir stipi^lé en faveur des chrétiens une ttéve de dix ans, il se hâta de revenir dé£ei^dre ses couronnes d'Allemagne et d^talie.

QueJq^ei^ ^i^iéefi^ plusf tar^, Is^ ville fij^nte fut crise et horriblement saccagée par un peuple barbare, les Khansmims.^ que les conquérants lijEongolg* chassaient devant eux (1244). Lmis /Z,

1. L'Asie presque tout entière fat bouleversée a,u, commeaoeme^t du trei'f zième siècle par le fameux Gengis-Khan, chef des Mogols ou Mongols, probablement descendus des anciens Huns. Ambitieux, éloquent et féroce, Gengia rangea sous son obéissance les tuibus nomades des Tartares adonnées & la

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roi dQ( FrancQf tombe malade sur ces eiitre£adtes, et fait vœ^i de prendic^ la croîj^. Revena à la ^nté, il s'embarcpie à Aigues- Morteif, avec Margiji^ritç de Prove^^e^ sa femme, (^v;ç de ses freines et u^ grand nombre à^ i^igneurs, parmi lesqijiçls était le sirç de Joinville, futur historien de 1^ croi,sa,de. La reine Blanche restait en France ayée l'autorité de régente,.

Oïl pass^ rhiyer dans VUe 4o Chypre. Gçoyai^t avec raison que l'Egypte était la clef de la Syrie, saint Louis vint attaquer Damiette^ c[u'i\ emport^ vaillarD|ment d'assaut, l^ojfx aborder les Mamelucks, rangés sur le rivage, il s'était' 'Jeté le premier dans l'ea^, qui Ivii çiontait à laf CQii;itv.re. Au l^eyjL de iparcheii^. ^u^sitôt sur le Gaire^ q^ atte9dit pe^d^t si^ç n^oj^s des renforts, çt T^mée s'amoUilf dayos l'oisiveté. Qi^and on eut i^^pris, l'pffçnsive, i^ funeste bat^ll^ de 2^ Masso^re^ imprjademmei^t ^g9g^o pi^ un fr^r^ du ro.i, Robert d'Arto^Sj, q^i y périjt, eip^tr^a^ une, reiraite. désas^ireuse,. Louis ce battait çn hérps, lorsqv,e. la pei^ite se mit daiis son camp^ l'atteignit li^i-méiQe çt le foi^Q^ dq se rendre avec 1% OOf) des siens. Au i^nôme ];^p,^lent, le de|iîii^r q^life ajoubite estait i^envç^rsé p^r les Mameh^kSj soldats me^ceï^airç/s. dçs s^ians, qui fpndèreç^t en Egypte unç uçuvelle donpiii: nation (IS^^O). S^At t^ouiç étonne Ipvir chef ps^r ça gr^deuif d'âme, ^e^a^^é des plus cruels s\ipplices, il i^ conteutait d,e dire : Je suis prisonnier du Sultan^ il pe^1{ faire de njm ce quHl lui plaira, A\i luarbare qui lui dii^it ; fads-mpi chevOflier^ \\ répondait fièrement : fais-toi çhréiiefi. Le héros ççipsentit en^n h. reudrç Damiette pour s^ propre r^j^ço^, et} |i p^yer ^^^e forte

vie pi^V^ra^e. Ensuite il entraUift sur ses pas d,eB hordes innombrables, animées c^e la rage de la destruction. La Chine septentrionale, le Turkestan, toute la Përsé, enfin le Vaste pays qui s'étend àe la mer Cîlspîenne et des rives de riridus jusqu'à P^Lin, 8U|>irent tttur à tottr, dans un espace de i&OO lieues, une effroyable invas ^n dont leis traces se voient encore. Les villes d^e Példn, de Boukhara, de Samarçan(^e furent ruinées de fond en comble. La mort de Gengis-Khan suspendit un mbnîènt ces ("avagesC 1227). ' ' ' ' '

Mais les 'fils dd conquérant poursuivirent son œuvre de dévi^tation. Son petit-fils Batou envahit la Russie, la Pologne, la Siléslef, I4 Moravie et la Hongrie (1236) ; plusieurs de leurs hordes se fixèrent même dans la Russie qui resta couri)ée pendant plus de deux siècles sous le joug le plus dur. La Pologne, vivant remjiairt d^ TOccident, Vèi-sà des flots de son sang pour les contenir. Houlagou, cousin de Batou, marcha contre Bagdad, et le dernier calife mourut éc^fasé sous les pieds de ses éléphants (1258). L*empire des Mongols, dont le si^ge principal se maintint daijis la Tjartarie et la Chine, atteignit i liE^ Çn du treizième siècle son p^us haut de^ré de puissance et d'étendue. Le's khans ou princes subalternes s'étant i'enduk indépendants de Tèmpereur, il se fit un démembrement, et ces bordels aiïistiquôs, une foisdésunies, devihrent moins redoutables.

somme pour celle de ses soldats. Sa mère le pressait de reve- = nir dans son royaume, alors troublé par la révolte des Pa$tou^ reaux; mais comment partir en laissant dans les fers 10 000. soldats chrétiens? Il passa donc quatre ans en Syrie pour ra- ^ <*heter ces malheureux et réparer, en môme temps, les places, fortes du pays. Depuis cette époque, les chrétiens de Syrie ont aimé et vénéré la France, comme leur plus fidèle protectrice»

•. Huitième et dernière croisade (««9«).

La chute de toutes les villes chrétiennes, à l'exception de Saint-Jean d'Acre, détermina saint Louis à prendre une seconde fois la croix, quoique sa santé fût très-affaiblie. Il fit voile vers Tunis, dans l'espérance de convertir le sultan de ce pays, et pour se prêter au désir de son frère, Charles d'Anjou, roi de Sicile, qui réclamait son appui contre les pirates musulmans de la Méditerranée. Peu de temps après le débarquement, une maladie contagieuse envahit l'armée chrétienne ; Tristan, comte de Nevers, fils de saint Louis, né à Damiette, succomba un des premiers. Atteint lui-même par l'épidémie, le roi fut bientôt réduit à l'extrémité. Après avoir donné d'admirables conseils à son fils Philippe III, il expira sur la cendre, enveloppé d'un cilice, à Page de cinquante-quatre ans. On l'avait entendu répéter plusieurs fois : 0 Jérusalem! Jérusalem I L'armée fut sauvée par Charles d'Anjou, qui obtint du roi de Tunis des conditions de paix assez favorables; mais la terre sainte resta pour toujours abandonnée aux infidèles. Quant aux ordres religieux et militaires, ils se retirèrent : les Hospitaliers dans l'île de Rhodes; les Templiers dans les divers pays de l'Occident. Un troisième ordre, purement allemand, l'ordre Teutonique^ établi d'abord en Palestine, avsdt combattu en Europe les Prussiens idolâtres, et ses conquêtes lui valurent la possession de tout le pays compris entre la Yistule et le Memel (1283).

!•. KéAultats des crolMides.

Malgré leur échec final, les croisades eurent deux résultats importants : elles servirent d'abord à refouler le fanatisme musulman, puis à hâter les progrès de la civilisation chrétienne en Europe. Elles rapprochèrent entre elles non-seulement les natioDs, mais les différentes classes de la société, par la pensée

d'un but commun à poursuivre et la préparation morale que réèlamait l'entreprise. En partant, on réparait ses torts, on se réconciliait avec ses ennemis. Plus de guerres féodales; la trêve de Dieu régnait pendant toute la durée des expéditions. Nul doute que l'extension du pouvoir royal, l'affranchissement des communes et l'émancipation des serfs, n'aient été puissamment secondés par les croisades. Le commerce maritime et Pindustrîe prirent un essor merveilleux : Venise, Gênes, Pise, Marseille, Barcelone et beaucoup de villes de Flandre et d'Allemagne s'élevèrent à un haut degré de prospérité. Ce fut aussi comme un réveil de l'esprit humain. Les sciences naturelles, la médecine, la stratégie, la navigation, la géographie, l'histoire et la poésie firent de rapides progrès.

Enfin la chevalerie acheva de se constituer, parce que les croisades lui offraient un objet sublime, capable d'élever et d'ennoblir toutes les âmes. Se dévouer jusqu'à la mort pour sa foi et son honneur; défendre l'Église contre les infidèles; protéger les femmes, les orphelins, les voyageurs : tel était le serment du jeune noble admis, après un long noviciat, à Tordre de la chevalerie. Cette milice de héros, sans subordination et sans discipline, a enseigné au monde moderne une générosité, un^ délicatesse de sentiments inconnue à l'antiquité païenne et auxbarbares. Il y eut là une transformation d'idées et de mœurs qui tient du prodige.

«t. Progrès de rarehlteetnre et des lettre*.

Au mouvement religieux des âmes correspond un magnifique mouvement dans les arts. Le style gothique ou ogival, ainsi nommé à cause de l'arcade qui en est l'essence , détrône l'architecture romane, caractérisée par le plein cintre, et produit ses œuvres les plus parfaites à partir du treizième siècle. Nommer les cathédrales de Chartres, d'Amiens, de Reims, de Strasbourg, de Winchester, de Tolède et de Burgos, n'est-ce pas rappeler des miracles de hardiesse, d'élégance et de majesté? Tous les arts concouraient à la décoration si riche et si variée de ces édifices gigantesques. Tout y était symbole ou emblème, théologie, histoire ou légende, charme pour les yeux, émotion pour le cœur.

On sait aujourd'hui que le zèle religieux des peuples éleva, par un effort commun, tant de sanctuaires qui font encore aujourd'hui notre admiration. On sait que des hommes de toute

condition, ouvf i^ers volontaices, y travaillèrent de leurs mains pour la gloire de Ddeu et l'expiation de leurs fautes. « Les plantes de notre sol, lea arlpjres de nos bois, le trèfb et le chône décoraient les égides» de même que Tacanthe et le palmier avaient embelli les temples du pays et du siècle de Périclès. Au dedans une catljLédrale était une forêt, un labyrinthe aux mille arcades; elle était ôclairée par dés rosaces à jour et des vitraux peints qui brillaient de mille couleurs. Au dehors on ne voyait que des arches de ponts^ des pyramides, des aiguilles et des statues^. »

Une foule d'aulxes monuments remarquables, châteauxforts^ hôtels de v^le, hôpita,ux, abbayes et monastères, appartenaient à cette brillante époque du style ogival.

Mais la poé^i^ et l'histoire ne furent pas non plus sans éclat. Il s'était formé en France deux dialecteç ou plutôt deux lan~ gués, l'une au Nor4, T^utre au Midi de la Loire ; on les distinguai\t pau* la manière de dire oui» La langue (Toc et la langue d'oil eurent chacune k^ur poésie particulière. Au Midi, les troubadours provençaux cultivent Je genre lyrique, él^aque et et passionné. Au Noi'd, les trouvères composent de longs récits ou chansons de geste^ essais d'épopée, informes ss^ns doute, mais où éclatent çà et là des sentiments sublimes et des accents d'une véritable éloquence. Leurs ouvrages trouvent par* tout des lecteurs et des imitateurs, c Gomme dans un brillant c et solennel banquet, la coupe de notre poésie fit le tour des c peuples unia alors par tant de liens. » On Q41ébcait les fabuleux exploits du paladin Roland et de Charlemagne ; ceux du roi de Bretagne Arthur, et de ses compagnons, les Chevaliers de la Table-Ronde. On* chantait aussi les faits illustres de la croisade, par exemple, le siège d'Antioche.

Quant à Fhistoire, elle naqtiit réellement de ces expéditions lointaines. Il suffira de citer les principaux narrateurs qu'elles inspirèrent : l'archevêque GùiUmme de Tyr^ etlesdt/x plus anciens écrivains en prose dé noire langue : Villehardouih, qui raconte la pr^se de donstantînople en 12tf4, et JoinviUe, qui fut le compagnon et l'ami du roi' saint Louis. Ces histoires des croisades ont formé plus tard un vaste recueil intitulé : Gesta Dei per FrancoSy « Hauts faits de Dieu accomplis par la main des Français. »

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