I«e» Israélite* sous le* Arnsyrlen
Nabuchodonosor II traita ses captifs avec humanité ; bien que dispersés dans les provinces de l'empire, ils ne cessèrent pas de subsister comme nation et de vivre sous leurs propres lois ; le roi fit instruire avec soin dans son palais, plusieurs jeunes gens du sang de David. Daniel^ l'un d'eux, doué de l'esprit prophétique, expliqua un songe de Nabuchodonosor, qui figurait la succession des quatre grands empires : Assyriens, Mèdes ou Perses» Grecs» Romains, et enfin le règne étemel et universel de l'Église. Il en fut récompensé par de grands honneurs, et trois autres jeunes gens partagèrent avec lui la faveur royale. Toutefois, plus tard,^ ceux-ci ayant refusé d'adorer une statue .de Baal , furent jetés par l'ordre du prince dans une fournaise
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ardente; pois, Nabuchodonospr, touché dn miracle qui les en tira sains et saufs, défendit de blasphétner le nom du Dieu des Juifs, et même il confia au prophète une grande part dans l'administration du royaume.
Sous le règne d'Éyilmérodach, fils de Nabuchodonosor, Da« niel sortit sans auoun mal de la fosse aux lions, dans laquelle on Tavait jeté. Enfin le jour vint où il fut appelé à lire les destinées de la superbe Babylone. L'impie Balthazar, au milieu d\in festin, ayant profané les vases sacrés, une main invisible écrivit sur la muraille trois mots mystérieux : Mané^ Thécel, Phares. Daniel, en les expliquant, aimonça la catastrophe qui menaçait la tille coupable. Cette môme nuit, Gyrus entrait avec son armée dans Babylone par le lit de TEuphrate, après avoir détourné le cours dô ce fleuve, comme l'avait prédit le prophète Isaïe (538).
*. I<e0 Israélites moum les Perses.
Cyrus, devenu maître de l'Assyrie, publia, dans la première année de son règne , l'édit célèbre •, par lequel il permettait aux Juifs de retourùer dans leur pays et de reconstruire le temple de Jérusalem. Il mit ainsi fin à la captivité d'Israël, dans le temps qui ava^it été marqué par la prophétie (536).
Un grand nombre de -Juifs restèrent néanmoins dans la Perse, comme le prouve l'élévation de la reine Esther, qui eut lieu sous l'un des successeurs de Gyrus. Condamnés sur le témoignage d'Aman, leur ennemi, les Juifs allaient périr sans le patriotisme de Mardochée et la grâce touchante de sa nièce Esther, qui sut fléchir le cœur de sOn époux Assuérus (Darius ou Xerxès). Aman fut attaché au gibet qu'il avait dressé d'avance pour Mardochée, et les Juifs continuèrent à vivre paisiblement, sous la domination des Perses.
5$7. Fin da royaume de Juda.