dit de Cyrus en faveur dés Juifs
1. L'édit commençait par ces mots : « Voici ce que dit Cyrus, roi des Perses: L6 Dieu du ciel, le Seigneur m'a livré tond les roy&omes de la terre et m'a commandé de rebâtir sa maison dans Jérusalem. »
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BB VÉDIT DE CYRUS 4 LA PRISE DB JÉRUSALEM PAR TITUS (53^70 ap. J. C )
î)ans cette dernière période nous verrons constamment les Israélites assujétis à des peuples étrangers : Perses, Macédoniens, Égyptiens, Syriens, se disputent ce petit pays, jusqu'à ce qu'enfin les Romains Tabsorbent dans leur immense empire.
é, Btfiour Àett jruff* à Éérumaienki le noa^eau éeinple.
Après la publication do VéàH ée Qyruff^ 42 000 Juifli partirent pour leur pays, «ous la eonduile de Zorobabelj neveu du roi Joakim, et s'empressèrent de jeter leis fondements du nouveau temple. Les Samaritains, peuple mélangé de colons assyriens et d'Israélites restés dans le pays , mirent obstacle à cette entreprise par tous les moyens que leur suggéraient la haine et la jalousie ; aussi la construction ne fut-elle achevée que sous le règne de Darius, fils d'Hystaspe. Ce second temple était beaueaup moins beau que celui de Salomon; mais deux des derniers prophètes, kggée et Malaehie, prédirent qu'il aurait la gloire de s'ouvrir au Désiré des nations. La dédicace en fut faite l'an 516, et quelque temps après, on retrouva le feu sacré qui avait élé enseveli par Jérémie.
Le» Juifs furent traités avec douceur par les successeurs de Cyrus. Artaxerxès Longue-Main permit au prêtre Eséras^ descendant d'Aaron, de retourner à Jérusalem pour y régler les affaires de la religion et de l'État. L'an 458, sur les instances de Néhémie^ qui était aussi de la race sacerdotale y il fit paraître un édit pour autoriser la reconstruction des murs de Jérusalem. C'est de cet édit que datent les soixcmie-diœ semaines d'années qui, suivant la prophétie de Daniel, deraient s'écouler jusqu'à )a mort de Jésus<-Ghrist. Dès lofs, à Jérusalem et autour de la ville, il y eut des observateurs de la loi plus fidèles et plus zélés que n'avaient été leurs ancêtres.
Cependant, les Samaritains n'ayant pu empêcher la reconstruction du temple de Jérusalem, en élevèrent un semblable sw le mont Garizîm. Ce fut comme tm nouveau schisme et une eause femelle de haine et de discorde au sein du même peuple.
La Judée fidèle réparait peu à peu ses malheurs sous le gouvernement des grands prêtres, assistés par le conseil des 70 anciens, nommé Sanhédrin. Les villes se relevaient et se repeuplaient, la prospérité renaissait partout. Mais le sacerdoce suprême excita de funestes rivalités. On vit deux frères, Jonathan et Jésus, se disputer cette charge à main armée. Jésus fut tué dans le temple même par son frère (397). En punition de ce crime, le gouverneur persan de la Syrie impose aux Juifs un tribut expiatoire, et Tespérance de s*en affranchir les jette dans la révolte des Phénicrens contre Ochus, successeur d'Artaxerxès-Mnémon. Cette tentative fut promptement réprimée. Le vainqueur transporta un grand nombre de Juifs en Hyrcanie, où il les établit sur les bords de la mer Caspienne.
Ce peuple extraordinaire se trouva ainsi répandu dans tout l'Orient, avec le dépôt de ses livres sacrés et son ardeur infatigable à propager ses croyances.