I. ESPAGNE JUSQU*EN
t. Formation des Ktat« elirétleii«.
L'Espagne, envahie par les Arabes au commencement du huitième siècle, avait formé, depuis 756, le califat Ommiade de Gordoue. Mais les chrétiens d'Espagne qui, sous la conduite de Pelage, s'étaient retranchés dans les montagnes des Asturies, commencèrent de bonne heure à faire aux musulmans une guerre opiniâtre, à construire des châteaux forts {castella^ castilles) et à regagner pied à pied le soi national. L'expédition de Gharlemagne contre les Sarrasins, et la Marche de Barcelone que le roi des Francs constitua en Espagne, devaient amener l'indépendance de la Navarre : un seigneur, «nommé Aznar^ devint maître de ce pays, et après lui, son neveu Garcia Ximénès se fit proclamer roi (857). Les Sarrasins eurent alors à lutter contre de nouveaux ennemis. Le roi de Léon, le roi de Navarre et
318 HISTOIRE DtT MOYE* A.GÉ.
le comte de Ga^tille gagi;ièi*ent de concert une graode bataille à CaïaiatimQf (998)« Sanche le Grand réunit à la couronne de Navarre eellas) d'Aiagen «t de GalsIiUe. Les divisîoBS sucvonuâ» psmni Its BmsulnsaiDBi fanForiflèrent ans» le piN^èti ineessant des prince» e^éliens. Lorsque Slinche mouM;, 6# >#95», )»69aiH^ la Navatfe à ito fi!sf G^cie, YAragm à RaifflfîM, €ft M é?teft^àr i^erdînànrf, lô ôâfifat de Gordoue^ était dé/à dîà^tr^ (1031) et l^p^oe musulmane partagée en dix {leJiite iÊtate^.
t. IfMrarre*
ta Natvâ'rW, l^ssefi»éé^ entre 1^ Pyrénées, TAra^ ôt la Gastjlle, eut uua existence' assez obscure après la m'oirt d^ Mendier lie Grand. Ce petit pays, dont Pampelune était ïà capîtâté, passa d'abord à la maison des comtes de Gbampague. TUlmilV en bérstftdm ohtf de l^ajoehe, sa mère; Jeanne, sa petite-fille, épousa Philippe \^ B^ qui porta> aioât que sca treda ilsy le tâ*^ tre de roi de Navarre. Une autre Jeanne, fille de Louis le Hutin, en épousant son cousin, Philippe d'Évreux, maintint ce titre dans la maison de France. Le royaume passa plus tard à la famiile d'Aragon, puis i la* maison àml^n et enfin à la maison d'Albret,
Ramire /», fils de Sanche le Grand, eirt en partage l' Aragon à la mort de son père (1035), et convoqua, le premier, rassemblée des CortèSy sorte d'états généraux, que la Gastille et le Portugal adoptèrent peu de temps après. Ges Gortès, composées des députés de la o^blesse et du clergé réunis aux déj^tés. des villes» faisaient les leôsi, doat \m justimer assob» raii l'cnéoutiott^ Ce mafifilral: disait à chaque nouveau roi^ Ncm qm> sépétémmi somme» autant qm votu» U tpd réymi» |»ou* DM» àateaatkç^a^ vKmêvwsa fomm^im à QomdMmn ft*« viem gcu^-^ defn% ii(a frMiégés; rnmmf non. L?eàstiAatîou httutaine de» Arageoiai» était passée' es pfovéï^Mi; on^ dieati: Donne» wu etou àïAfogxmmèyii Vêltf&M&fa oh^bo s£r Uti flmtôt qu'aveo im maf*^ têom. Unr desi sudcesseuihs d^' Ramirei, Mj^ome^ h BaMlioîtr^ par son mariage avec dona UrracpM, héri<lière de Gai^le eA de LôoB, réuAlt «m instant tcmto' rSspagoe' ohf étienae (1109). Maâs
t Étoyaume» de lirtitcie, Ba^afo^; OVenadej sTarî^o^sé, ïitojlor^tré', V^ehoé, SéYille» Tolède, Jaën et Gordoue.
la mativaîse ÎQtelIîgenca des deux époux et les querelle» qui eu fureût la suite, abaissèrent la race de Sanche le Grand. Néanmoins, Alphonse enlôrvâ Saragosse aux musulmans (1118). Son frère Bamire le Moine n'était guère propre à rétablir les affaires de sa maison ; il laissa passer l'Aragôn dans une autre famille, par le mariage de saffllé TéiTOJÛÏlA^ed Raymond Bérefi" gety comte de Barcelone (11^7).
L'acquisition des comtés de Pfovôfiôe, ^^ Rôtussftîdii et de MôûlpelKer vahit aût nottveatii l'ois d'Afagon Teûipire de la Médltôrratîée, taudis que là fcafaffle de toîo^a^ g^^néé sur lôâ Maures, tefutts d'Afrique » paf l'Espagne chrêtieutfe, préparait les sucdès de Jmme /» le Conquétant (Ï213). Ce prince s'empara du royaume de valônqe et des lies ÈaléâTes. t Pendant Sôîiaûtequatre ans de règïrè et dé dotubats. Il ne fut jaùiâist rainc^u, gagna trente victoires et fbndfa deux ûiiire églises'. » Son flls Pèdre îtî obtînt la Sicile à la âuîte des Téprès Siciliennes (1^2J, et le traité d'Anagni garantit à séâ successeurs la pôi^sei^sidn de cette lie et dé la Sardaigne, au détriment de laïuaison d'Anjou, fattt de prospérité ne manqua pas de susdftôr à PAragon beaucoup d'ennemis et d'occasionnef dés luttes qui retardèrent fexpttlsiôû des Maures. Al'phonse le Magnanime (Ul^) soutint i^aUlaiimléùt les intérêts de sa maison en Italie contre les prince'é aiïgevins. Le mfâriagé de stm neteo, Perdinand te dccfhoUque^ âfec &abôlle, héritière de ht Castiilé (146fd>, en préparât larëuniétt définftive de* deux royaume», éUH ptmrun: fewç's éfever Plfepagne au premïer* rang des nâftiotes cïfrétïennes.