‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 146 sur 254 · c<ist|ll<) et Xiéoip · texte numérisé non relu

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Feràtuand /«',, fikf de Sauct^ le Orand^ joignit à la GistïHa* le royaume de Léon (,10,37). Bientét ayrès, les exploits de son fils Al^twme Vïy et du Yailïant cheyaier don Rodrigue de Bivar, surnommé le Cid ^eigueur), conquirent une nouvelle Cmtitle^ et causèrent tant d'effroi aux Sarrasins qu'ils appelèrent à leur aide les Alm(yramdes^ fondateurs de Maroc. Ces sectaires africains, préchant la gazoua ou guerre sainte, ravivent le fanatisme des mu&ulmans; les chrétiens sont vaincus à Zék^hk (Ëstramadure) et à Tolède, Mais leur cri de détresse se fît eutendso a» daUk d«s Pyr^nies., et deux princes d» la naisoa de

i« Introduction hV Histoire de sainte Elisabeth^ par M. do Montalembert*

Bourgogne, Raymond et Henri, y répondirent. Le premier, pour prix de ses services, reçut la main de l'héritière de Castille, dona Urraque , et périt quelques années après à la bataille d^Uclès (1108). Henri, de son côté, ayant épousé Thérèse, fille naturelle d'Alphonse VI, obtint de son beau- père tout le pays qu'il pourrait conquérir sur les Maures (1095), pays qui devint plus tard le royaume de Portugal.

Le second mariage d'Urraque avec Alphonse le Batailleur, roi d'Aragon, mécontenta les Castillans; ils se donnèrent pour souverain le fils que la princesse avait eu de Raymond, si bien que la maison de Bourgogne, déjà établie en Portugal, succéda en Gastille à celle de Sanche le Grand (1126). Les Almoravides s'étant affaiblis par leurs discordes, une nouvelle secte, les Almohades ou Unitaires, prit leur place en Afrique et en Espagne (1147J. Afin d'opposer l'enthousiasme chevaleresque au fanatisme de ces Africains, les princes chrétiens instituèrent les ordres religieux et militaires d^Alcantara, de Calatrava^ de Sainte Jacques et à!AviSy qui rendirent h l'Espagne les mômes services que les Templiers et les Hospitaliers avaient rendus à la Terre Sainte. Cependant le roi de Gastille fut défait à la bataille d'^lîarcos (1195).

Sous le coup de cet échec, les rois espagnols, dociles aux conseils du pape Innocent lU, concertèrent leurs efforts pour chasser l'ennemi commun; la grande victoire de Las navas de Tolosa^ (1212) rejeta les Almohades jusque dans l'Andalousie, et les royaumes chrétiens prirent aussitôt de grands accroissements : ce fut une brillante et glorieuse époque. Alors régnèrent Jayme le Conquérant en Aragon, et Ferdinand III le Sainty cousin germain de notre saint Louis, en Gastille (1217) et en Léon (1230). Mettant à profit les dissensions des Maures, saint Ferdinand s'empara de Cordoue, de ëéville, de Cadix et de presque toute l'Andalousie, où ils ne conservè.rent que Grenade. Ce grand prince ne tira d'autre vengeance des vaincus que de leur faire reporter sur leur dos, de Cordoue à Gompostelle , les cloches de Saint - Jacques, que les chrétiens avaient dû apporter ainsi eux-mêmes après la conquête de Cordoue. Les Maures appelèrent à leur secours une troisième tribu d'Africains, les Menmdes, qui furent battus et chassés par Sanche, le vaillant fils

1. Les deux héros de cette immortelle journée furent le roi de Gastille, Alphonse le Bref, fondateur de l'ordre de Saint^Jacques et de runiversité de Salamanque, et l'archevêque de Tolède, Roderic-Ximénès.

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d'Alphonse X, roi de Gastille. La rivalité de Sanche et de ses neveux, les infants de La Gerda, amena une première lutte entre la Gastille et les rois de France, alliés à la famille de La Gerda. Gependant les efforts de Philippe III le Hardi et de Philippe IV le Bel ne purent enlever à Sanche la couronne affermie par sa valeur.

Au quatorzième sièclci la France intervint plus directement encore dans les affaires de la Gastille, en soutenant Henri de Transtamare contre son frère Pierre le Cruel (1366) . On a vu le récit de cette guerre qui mit aux prises le prince Noir et Duguesclin à Navarette (1367) et se termina par la bataille de Montiel (1368). Dans cette journée, le héros français défît une armée de 40 000 Maures d'Afrique et d'Espagne, que Pierre n'avait pas craint de prendre poiïr alliés. Henri de Transtamare monta sur le trône de Gastille, et mit sa marine au service de la France. Après lui ce royaume ne fit plus que décroître jusqu'à l'avènement de Henri IV (1454) , dont la sœur Isabelle épousa Ferdinand d'Aragon.

ft. Portugal.

L'origine du royaume de Portugal remontait, comme nous l'avons dit, aux conquêtes de Henri de Bourgogne^ gendre d'Alphonse VI, roi de Gastille (1095). Son fils Al^phonse Henriquezel-Conquistador remporta une brillante victoire sur les Maures dans les plaines à*Ourique (l 139), et se fit proclamer roi par ses soldats. Il choisit Lisbonne pour capitale et, par la victoire de Santarem , affermit son État naissant. Après lui , on remarque Denys^ le roi laboureur et le père de la patrie, qui régna quarantesix ans (1279-1325) et dut sa gloire aux conseils de sa feoune, sainte Elisabeth d'Aragon. Son petit-fils, Pierre le Justicier , est connu par la vengeance qu'il tira des meurtriers d'Inès de Castro. Resserrés le long des côtes et privés du commerce de la Méditerranée, les Portugais se tournèrent de bonne heure vers l'Océan. L'infant don Henri, sous le règne de son père Jean /«f, de son frère Edouard et de son neveu Alphonse V Africain^ fit explorer le littoral de l'Afrique, jusqu'au cap Bojador par une école de navigateurs qui reconnurent aussi l'Ile de Madère^ alors couverte de forêts; on y mit le feu, et l'incendie dura, dit-on, pendant sept ans. Après avoir nettoyé le sol, Henri importa de Chypre à Madère des plants de Malvoisie, qui ont fait sa richesse. D'autres navigateurs s'avancèrent jusqu'à la Guinée.

Barthélémy Vîbz, rjBconnut le cap de Bmne-Espérance (148^), qu'il nomma d'abord, cap des Tourmentes. Ce petit royaume de Portugal féçoud alOi^s em gr;3md$ hommes, jpignait àéik r.ôclât des dlcouvortefe e,t. des e^cpéditions maritimes.^ la gloir/e mili- ^re.qfi^ lui.^yaient dom;^^^ ses fouds^teurs.

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