V. lies lettres et les ai^ en itafte
lA langue -et la trttôrature italienues profitèusnt du voisinage de la Provence ; nos troubadoucs furent les premiers maîtres des plus an- .oiens po^s de l'Italie. Mai«, par un effort de son génie, le Florentin Jk^fUe Qréa, jpo^ir ainsi éiive à la fois, la langue et la poésie de son ôays, en élevant l'idiome populaire à la hauteur de ses inspirations. LA jbivine comédie iious ofTte le spectacle attachant d'une âme forte, ténclre et sincère qui, de V Enfer au Purgatoire, du Purgatoire aU jpa- TadiSj iilontey s^é^uli'e «t se dépouille pôu à peu des passions vigiéùtaB et grossières p9ur arriver, par le repentir, à la sérénité de la résignation et de l'espérance. Pétrarque, d'Xvezzôj fixé àe bonne "heure a Ayi-
HISTOIRE DU AfOYEN ÂGE. 327
gnon^ célèbre tour à tour dans ses Can^amiy la fontaine de Vaucluse et • la belle Laure de Noves . Passionné pour les lettres antiques , il conserva ou découvrit plusieurs manuscrits précieux. Le j[our. da Pâques, 1341, il reçut au Capitole^ à Rome, la couronne de fciurier. L'historien Villani, contemporain de Dante, et le conteur ^oceade, ami de Pétrarque, fixèrent la prose italienne. Terre privUégiée. la Toscane fut le berceau des arts comme des lettres. C'est Pisequi éme la première des monuments rCTiarquables, où l'iaroliiteeture DoiiTelle commence à se déployer en dehors de la tradition byzantine mx /gothiqi^, ,L'architâQte àrunelleschiy les sculpteurs Ghiber$i et JDonoteWp, tous tfois Florentins, régénèrent Tart c(ans la , première njoij^é du quinzième siècle, en s'inspirant, avec une originalité puissante; des modèles antiques. Nous avons ,parlé s^illeurs de Cirnabué et de GiôUo, toscans aussi, les ^ôres de la pèintbre moiierne. Ma^accio, leur coiiipatriote, mort en 1443, à vingt-six ans, laissa des sujetis d^tddé \ Léonard de Vinci et à 'Raphaël. Le grand pape Nîèttlas V/élu en 1447, réunit au Vatican jusqu'à 5000 manuscrits, c'est4-41ire te, phisriotie collection quV)n eût vue depuis la destruction de lia bibliothèque d^ lexandrie. .