‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 148 sur 254 · Vlorenee · texte numérisé non relu

Vlorenee

Ville de commerce et d'industrie, amie des arts, et guerrière en même temps, Florence fut, plus que toute autre, agitée par les querelles des Gibelins et des Guelfes, de la noblesse et du peuple. Après la mort de Frédéric II, les Guelfes, maîtres du pouvoir, instituèrent une démocratie , puis se divisèrent euxmêmes en deux factions rivales, les Noirs et les Blancs, Ceuxci ayant été vaincus, leurs principaux chefs furent bannis (1302), et parmi eux le grand poète Dante Alighieri, qui acheva sa vie dans les tristesses de l'exil. La bourgeoisie devenue riche par le négoce et les métiers, formait de puissantes corporations, organisées sous le nom d'Arts majeurs et d'^r^s mineurs; elles jouèrent un grand rôle dans les affaires de la république. Vers la fin du quatorzième siècle, la noblesse guelfe reconquit le pouvoir, et grâce à elle , Florence domina bientôt sur toute la Toscane. Mais ensuite les Arts mineurs^ c'est-à-dire les artisans, parvinrent à secouer le joug de l'aristocratie ; ils se donnèrent pour chef un riche marchand nommé Gosme de Médicis (1434-1464), qui, sans titre déterminé, exerça le pouvoir et le transmit à sa famille.

ft. Borne.

Dans ces temps si troublés, Rome ressentait toutes les agitations de l'Italie, en môme temps que des familles puissantes s'j disputaient le pouvoir, les armes à la main. Souvent aussi les empereurs allemands renouvelaient leurs tentatives d'usurpation; c'est alors que le saint-siége fut transféréà Avignon, oti il demeura soixante-douze ans (1305-1377). Dépeuplée par l'absence des papes, Rome, subit plus que jamais les misères de l'anarchie. La tentative républicaine deAienzt, d'abord très-popu-

laire, aboutit à une tyrannie qui fut fatale à son auteur (1354). Enfin, Grégoire XI, revenu à Rome en 1377, y mourut l'année suivante, et les Romains forcèrent les cardinaux à nommer un pape romain, ou du moins italien : ce fut Urbain VI. Mais quatre mois plus tard, tout le sacré Collège abandonnait Urbain et choisissait Robert de Genève, qui prit le nom de Clément VII^ et vint se fixer à Avignon. La chrétienté se partagea entre les deux compétiteurs, et, après eux , entre leurs successeurs : c'est le schisme (ïOcddent, qui drra 40 ans (1378-1417).

Ce schisme , prolongé par l'obstination des intéressés, fut pour l'Église la plus terrible des épreuves. Le concile de Pise , réuni en 1409 par les cardinaux des deux obédiences, compliqua les difficultés en nommant un troisième pontife, qui fut reconnu par la majorité des États chrétiens, et ne réussit cependant pas à vaincre les prétentions des deux autres. Quelques années plus tard, l'empereur Sigismond faisait convoquer le concile de Constance^ obtenait la démission de deux des prétendants, l'abandon du troisième, et facilitait ainsi l'heureuse élection d'Otton Colonne ; celui-ci, sous le nom de Martin F, reçut les hommages de toute la chrétienté. Le schisme était fini depuis vinglrdeux ans (1439), quand un très-petit nombre de prélats, se disant toujours les pères du concile de B&le', eurent l'audace de déposer Eugène IV pour élever à sa place Amédée de Savoie , que personne ne reconnut, pas môme son propre fils. II finit par résigner ses prétentions entre les mains dii vrai pape Nicolas K, et fut le dernier des antipapes (1449).

•. Deux-Sicile*.

Après la mort de Frédéric II (1250) et celle de son fils Conrad IV, Manfredf fils naturel de Frédéric, s'empara de la Sicile, au détriment du jeune Conradinj héritier légitime. Le pape Urbain IV offrit alors la couronne de Sicile à Chartes d^Anjou^ frère de saint Louis , qui , du chef de sa femme, possédait le comté de Provence. Vainqueur à la bataille de Bénévent (1266), Charles fit périr toute la famille de Manfred, à l'exception de Constance, fille de ce prince, mariée depuis 1261 à Pierre III d'Aragon. Deux ans plus tard (1268), Gonradin, défait à Tagliacozzo^ tombe entre ses mains. Malgré l'intercession du pape et celle de saint Louis, ce dernier rejeton desHohenstaufen, illustre par sa naissance, sa jeunesse et les premiers essais d'une muse inspirée,

1. Le eoncUt de B&lt ayait été oayert en 1431 et fermé en 1432.

Be cefs isruaiités, la haine pitbUontre les Français, fit expl08ï<m iliennes (1382). Les révoltes apd'Aragon , dont Pamiral , «Roger irles d'Anjou. La lutte, dès lors j d'Anjou et d'Aragon, se prolonleux concurrents (1285). Par le le Boiteux, fîls de Charles d'An- L de la Sicile ; mais les Siciliens, e par Jacques d'Aragon, se don- )ht les descendants conservèrent rdn.

liaison d'Anjon contmnèrent ^e

, Robert le Sage, gouverna tout

de vicaire des papes, qui rési-

iveu Charles Robert étdt roi âe

e réunirent par le mariage de

n, André de Hongrie; mais iivréo

e se lassa bientôt de son mari et

msuite tour ^ tour Charles de

Anjou, et Louis d'Anjou, frère de

s se défit de Jeanne par un assas- .

lu par les Napolitains.

fin presque semblable à celle de

e Duras, n'ayant pas d'enfants,

^,gon, surnommé 'le Magnanime.

René d'Anjou, descendait duiri^e de Charles Y, voulut en vain

faire valoir ses droits : il légua ses domaines et ses prétentions

au roi de France, legs funeste qui devint plus tard le prétexte

des guërrêB d^Italiè .

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