‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 156 sur 254 · mMtf iA#e ém k«É; se» j^voiet · texte numérisé non relu

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Le duc de Bretâgae mourut trois semaines i héritière, n'avait que douze ans. Recherchée p prétendants, elle se laissa marier par procurât d'Autriche, veuf de Marie de Bourgogne. G déjà fiancé à Marguerite, fille de l'archiduc ; i Beaujeu comprit combien il importait d'unir l'héritière de feetagne, et d'empêcher ainsi q province ne tombât aux naains de l'Autriche. E faire marcher une armée, qui assiiégea la jeùr Rennes. Gelle-ci, obligée de recevoir le roi époux, se soumit d'assez bonne grâce, après £

clauses qui réglaient la succession du duché et assuraient aux Bretons le maintien de leur parlement et de leurs franchises (1491).

Le jeune roi, une fois en possession du pouvoir, fut loin d'imiter la sage politique de son père et de sa sœur. Des projets chimériques vinrent séduire son imagination. Il commença par apaiser Maximilien en lui rendant la dot de sa fille, c'estràdire l'Artois et la Franche-Comté ; il consentit ensuite à payer tribut au roi d'Angleterre Henri VII, et crut acheter Tamitié de Ferdinand le Catholique, en lui remettant le Roussillon et la Cerdagne, autrefois cédés par son père Jean II à Louis XI. On eut bientôt le secret de ces imprudentes générosités, lorsque Ton vit Charles VIII courir en Italie pour faire valoir ses droits à la couronne de Naples (1494).

S'il cédait à l'entraînement de son âge et de ses idées romanesques, les moyens de succès ne lui manquaient pas, l'armée était nombreuse, bien disciplinée et pourvue d'une belle artillerie. Lasse enfin de guerres civiles, la noblesse brûlait de passer les Alpes avec son roi.

n. ANGLETERRE (1453-1509).

t. Cfruerre de« Deux WLttem,

Les revers des Anglais sur le continent, et la perte de toutes leurs possessions en France, avaient enlevé à la maison royale de Lancastre l'affection du peuple. Cette maison qui tirait son origine d'Edouard III, s'était élevée au détriment de la famille de Clarence, dont les droits étaient supérieurs aux siens. Toutefois, personne n'osa protester contre l'usurpation, tant qu'elle fut heureuse. Mais lorsque le vainqueur d'Azincourt, Henri V, eut laissé le trône à son fils Henri VF (1422), et qu'aux désastres d'une guerre malheureuse vinrent s'ajouter, dans la suite, les actes les plus impopulaires, c'est-à-dire le mariage d'Henri VI avec Marguerite d'Anjou, l'abandon du Maine et de l'Anjou, le meurtre du bon duc de Glocester, la nation se souvint que la famille dépossédée revivait dans la maison d'York, dont un prince avait épousé la dernière héritière des Clarence. Tous les yeux se tournèrent alors vers Richard d'York, et celui-ci leva l'étendard de la guerre civile contre Henri VI de Lancastre.

Cette guerre est désignée par les historiens et les poètes

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sous le nom de Guerre des Deux Roses *. La maison de Lancastre portait, en effet, une Bo$e rouge dans ses annes, et la maison d'York, une Rose blanche. Ce fut une des luttes les plus longues et les plus acharnées dont Thistoire fasse mention (1455-1485). La maison dTork ne triompha un instant de celle de Lancastre que pour s'effacer elle-même devant une famille galloise, les Tudors, qui établirent la monarchie absolue sur les ruines de la féodalité.

Le duc d'York, soutenu par le peuple, s'en prit d'abord au duc de Suffolk, ministre de Henri VI, et le fit condamner par un arrêt du parlement à la peine capitale. Ce n'était qu'un prélude. Henri VI, sujet à des accès de mélancolie et de langueur, était incapable de s'occuper avec suite des affaires de l'État. Sa femme Marguerite, douée des qualités énergiques de la maison d'Anjou, exerçait presque toute l'autorité. Elle s'indigna du rôle que voulait jouer Richard d'York,' et pressa Henri VI de reconquérir ses droits à main armée. Une première bataille s'engage à Saint^Albans (1455) entre les deux partis; le roi y fut vaincu et fait prisonnier, sans que le duc d'York osât dès ce moment

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