‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 155 sur 254 · Be¥ei« et mon deCharle« le Téméraire (t49f9f · texte numérisé non relu

Be¥ei« et mon deCharle« le Téméraire (t49f9f

Alliés de Louis XI qui connaissait par eipérience leur bravoure, amis du jeune duc de Lorraine, René de Vaudemont» auquel Charles le Téméraire avait enlevé son héritage, les Suisses excitèrent le ressentiment de leur puissant voisin en mettait à mort son lieutenant en Alsace, pour se venger de ses exactions. Le duc envahit leur pays au milieu de Thiver avec une armée formidable. La première rencontre eut lieu à Gran' son, sur le lac de Neufchâtel (1476). Après avoir imploré à genoux Tassistance du ciel, les montagnards se relevèrent pleins de confiance, et soutinrent de pied ferme, avec leurs longues piques, le choc des ennemis qu'ils taillèrent en pièces. Bieuplus terrible encore fut, quelques mois plus tard, la défaite des Bourguignons à Morat, près de Fribourg, oîi l'ossuaire de 20 000 d'entre eux attesta pendant trois siècles, la grandeur du désastre. Depuis ce moment, le duc de Bourgogne, retiré dans un château de Franche-Comté, se livra au plus sombre désespoir, et il n'en sortit que pour aller chercher la mort en Lorraine.

Nancy s'était soulevé contre lui. Quoiqu'il n'eût qu'une poignée d'hommes et qu'on fût au milieu de l'hiver, il se mit en marche, n'écoutant que sa colère. Il faisait donc le siège de la ville, lorsque René de Vaudemont, après avoir levé avec l'argent de Louis XI, des troupes nombreuses en Suisse, en Alsace et en Lorraine, vint lui offrir la bataille ; le Téméraire l'accepta par orgueil, fut vaincu et tué misérablement (^477).

Il ne laissait qu'une fille âgée de vingt ans. Louis XI, qui avait excité et soutenu jusqu'à la fin les ennemis de Charles, s'empare aussitôt de la Bourgogne, qu'il réclamait comme fief masculin ; il aspirait même à confisquer tout l'héritage en faisant épouser à la jeune Marie le dauphin, pour lors âgé de huit ans. Mais au môme moment, sa perfidie était cause d'une sédition terrible des Gantais et de la mort de deux conseillers de la duchesse, qui les vit exécuter sous ses yeux. Celle-ci, pour échapper aux machinations du roi et tromper ses convoitises, donna tout d'un coup sa main à l'archiduc Maximilien d'Autriche, fils de l'empereur Frédéric III. Ce mariage, qui transportait à la maison de Habsbourg la Flandre, les Pays-Bas et la Franche-Comté, fut l'origine de sa puissance colossale et de la longue rivalité que notre pays eut à soutenir contre elle.

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MazUiUieu SQuUot avec $uccèi» Us dv<Ht% qu'il tenait d« sa foono^; il v2(ia(|tLit l'armée française à GuinegfLte (147^)> et (Qrça Lovu/^XI i^ se çootçnter de la Bourgogne. Cependant, veuf apr^ Qinq ans de mariage, il promit que sa fille Marguerite, &ncée au dauphin, lui apporterait en dot VArt,oi$ etlaFrauc/ifi- Comté. D'autie part^ René d'Anjou était mort en U80; son héliti^i, Cluirles du Mainerlui survécut peu de temps, et LouisXI, p;co£tant habilen^nt de& cii:constanceSy sut ajouter an do;naine d^ lia eoiproime, VArigmf le ^ainCy \e duché de Bar et le comté de Prove^c^, Ainsi l'unité ter^itoviale eut en lui un ouvrier des pj,u& i;itiles; la grande féodalité s'ajOCaihlit ou disparut. Son «ii^rit actif et puissant emhrassait d'ailleurs toutes choses. Il vendit la magistivatiure inam^avible^ créa les parlemen;6s de ]>ir jofH de fiotdeaiuiv et de Grerioble^ ibnda des universités. En ipôi^e, tom^s^ il reconstiluaiiti l'armée, établissait les prenûéres ppates, encourageait Viodu^rie nationale et les manufactures de soie. Pe&imi^rimeurs furent appelés d'Allemagne; l'Italie et L^ Grèce dpnnèreii^ à la France d'habUes ouvriers et des saxaats. Les lettres aussi firent de grands progrès, Philippe de Gommines» qui fut l'historien du roi après avoir ^té sou confluer, a plus de noblesse et de clarté que Froissart.

Louis îi, cassé avant r%e, ne jouit guère des succès de son règne, et il ne méritait pas non plus d'en jouir. La maladie et la vi<»àlesse le çendireut plu;s défiant, plus sombre et plus cruel que jamais. Enfermé au château de Plessis-lez-Tours, comme dan^ ttsia prison, il s^entoura de terreur et de supnliaes. Son mé- 4<^ciu Goitier, sou baxbier Olivier le Daim ou le Diable, son astrologue italien et le prévôt Tristan, l'exécuteur de ses venge^uCQS, approchaient seuls dQ sa personne. La mort, surtout, l'eâra^t malgré toutes ses pratiques superstitieuses. Quand les ^cours humains furent inutiles, il fit venir d'Italie saint François de Paule, espérant obtenir un miracle pour probnger ses ù^ura. Au mqins mourutril avec calme et résignation; il était âgé de soixante ans.

•. Charles ^11,1 (I4»9'f4^).

L'héffitiec de LouialU, Charles^ Yillj était un aiiiant de quatorze aiiB) ehétii et d/uiie ix^ligenoet^ peii développéQ^ La politique ombrageuse de son père l'avait tenu dans l'ignorance

et canfîAé au çhâtçau d'Amhpiçe, QuoîguUleAt atteint Tâge fixé par CbarlV&V pour là mà^oxitë degrois, tpuis SÎt 'avait rendis là tutelle à sa fille aînée, Anne de Beaujeu qui n'^avait èlle-nalme que vingt-deux ai^s, mais qui était fine et déliée s'il e^n fi^t onc fues. Elle satisfît d'atord les réclamatiQps ijuî 3*élevaient de tputes part*, en diminuant les charges publiçjués, en délivrant des prisonniers, en punissant des coupables ; puis, comme tes ducs d'Orléans et de Bourbon lui disputaient la tutelle de son frère, elle couvoqua les états ^én^raux à Tqurs (U84).

G^ttê àtsd€finblêe fut la première qui eut des idées léfiatetives ^e^ des thght et dëé formel arrêtées de ^aeu^loB. Les àéh pûtes réduisirent de presque moitié les impdts excessifs sous le' thghe jirécédent; fis affimofèrent que le droit de voter les i^uMdes àppsLrteitatit h la natiou. Qusmt à la tnidlie privée^ eu jeuiïe r'ôî, ilà la maatatiutent à sa SGEJur.

Le duc d'O^féaus ne se réstgua pus k Paorrét des États de Tours. Il se mit à la tête d'une ligue de sevgixecrrs, dons laquelle entrèrent François II, duc de Bretagne, Maximilien d'Autriche et le roi d'Angleterre, Richard III d'York. Anne de Beauj eu sut faire tête à Fora^^é ; elle eut l'adresse de soulever les Flamands contre Maximilien, d'opposer Henri Tudor de Riche mont au tyran ftîehaff (t; ^te? fut assear beiiretse pour terminer cette guerre par la bataille de Saint- Aubin du Cormier (1488). Un géttéraï de tîngt-ùn sAt^ la Trémûttilîe, y vaiï»|ait le duc dî^Iéaus^ et te fit prisonnier. Irafuçeïs K s^ewgajpear far im tr^të S lie pas tiiari'e!r sa fille sans le couBouleuiiient du roL

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