TUDOR
Henri VII Tndor,
roi, 1411.
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U dépAuUler de ç« ooaroiuie« Il ]p r4^Uli sobnBelUxaeHt, laaus en reteiuint toutQ l'autorité avec le titre de protecteur,
Marguerite d'Anjou, écartée du pouvmr, essaya de le ressaisir avec les forces des comtés du Nord» demeurés fidèles aux Lancastre. Elle fut une seconde fois vaincue h Nnvthampton (1460) par le comte de Warwick, seigneur opulent et astucieux, qui s'était mis à la tète des troupes du parti d'York. Henri YI fut de nouveau fait prisonnier, et Wanrick, en couronnant le duc d'York, allait peut-être justifier d^à le titr^ de fadsmr de roiSj qu'on lui donna dans k suite, kursque la fortune redevint favorable à \9i Bos^ rouge dans les plaines de Wake(i$ld (U60). Enveloppé par les forces supérieures de l'armée royale, Richard perdit la bataille et la vie; son fils alnéy âgé de doiue ans, fut égorgé de sang-froid, ajKrès l'action, par un seigneur qni prétendait venger ainsi la mort de son père.
C'en était fait de la maisoii d'York, si le comte de Warwick n'eût rallié les forces du parti. Marguerite, victorieuse, marcha d'al^rd sur la capitale pour délivrer Hei^ri YI, et fit plier l'armée de Warnf iok à la seconde bataille de SairU-Aldaus (1^1). Toutefois, comme elle n'était pas populaire à Londres, et que son armée vivait de pillage, elle ne tira aucun fruit de cette victoire. Warwiek réasBit même à lalre couronner le jeune fils du duc dTork, sous le nom à"* Edouard IV; puis, dans la bataille plus décisive de Towton (1461), chèrement achetée, il mit en fuite l'infortunée princesse avec son mari et son fils.
Alors conmenee pour Marguerite une série de màlhetvrs, où son couraçe sut encore trouver des ressources^ Ayant cédé Berwick aux Écossais, promis G^ais au roi Louis XI , elle obtint de maigres secours et revint se fcdre battre kExhâm (1463). Henri VI fut enfenné à la Tour de Londres ; la reine se sauva en France avec son fik (1464). Edouard paraissait affermi sur le trône ; mais Warwick, le Faiéeur de rois, blessé du mariage de ce prince avec la veuve d'un simple gentilhomme, et jaloux du crédit que la famille de la nouvelle reine avait à la cour , abandonne le parti d- York, et se réconcilie avec Marguerite d'Anjou.
Ces nouveaux alliés débarquent en Angleterre ; Warwick délivre Henri YI de sa prison^ rallie à la cause de Lancastre tous les partisans d'Edouard lY'Ct même son frère, le duc de Gla-
rQBccu Édouar^ s* réfugia à la cour àa duc de Bqur^ne^ so» beaurfr'èire, d'o;ii il revient bientôt, secràtepent appelé par Cla^ rence. tes batailles da Baxmt et de Texoùshu)ry^ (U71) ruinent saaa retour les affaires de la Rose rouge. Warwick périt dans la première ; Marguerite,, prise à Tewkesbury, vit mettre à mart sou ûls, sa dernière espérance. Cette reine intrépide ne recou- YTa sa liberté qu'en 1^75, grâce à la rançooa pa^ée par Louis XI. te faible et incapable Henri VI était mort en prison quatre ans auparavant, et la maisoa d'York ne compta plus d'ennemis que dans son propre sein.
D^autres crimes, d'autres désordres s'enchaînent à ces révolutions sanglantes. A l'iiikstigationr de Bicbard, duc de Glocester, son frère, Edouard fit mourir son autre frère, le duc de Glarence. On accuse Richard de s'être débarrassé du roi luimême au moyen du poispn (1(^). Ap^s a^voir élé nonoimé régent et protecteur du royaume, couvrant son ambition du masque de la loyauté, il fit conduire à la Tour de Londres, ses^ deuxnevei»x, Êàjouar V et jRicÀord, ai connuS' sou» le n€>m à^Enfanbs d'Edouard. Un assassin à ses gages les étouâa dana leur prison. Le. monstre qui avait préludé à Qe forfait ea exterminani tous les d^enseurs de& j;eunes princes, se fît alors proclamer rqi s(pus 1^ mm Bdchavd UL (1^83). Toutelois, la couronne qu'il avait usurpée ne dem/aura pas longtemps sur sa tête. Henri Tudor de Rlchemont, appartenant à la maison de Lancastrey parce qu'il descendait d'un frère d'Henri lY^ débarque en Angleterre avec une armée française que la régente Anne de Beauj&u lui avait permis de lever, et gagnQ la bataille de J^om/oatik^ où le^ tyran Richard reçut. enfin, la punition de ses crimes (14$5).
Devenu roi après sa victoire, Henri VU pacifia le royaume en épousant Elisabeth d'York, fille d'Edouard IV. Il réunit ainsi les droits des Deux Roses, et commença la dynastie des Tudors, La royauté anglaise,, qui semblait ébranlée par les troubles civils, va profiter, pour i^'altermiF, de IWaiblissement de see adversaires. La noblesse était décimée, appauvrie; Henri YII l' épuisera encore par ses confiscations souvent arbitraires. Avec une prudence excessive^ il accumulera les trésors dans les cofpes de l'État» et, malgré cette économie poussée jusqu'à Vavarice, trouvera les. moyens d'encourager le commerce et la navigatian, d'envoyé» Sébastien Cabot découvrir Tlle de ':Serre-Meuw et la Floride- Son rè^gne fut rempU de conspirationsb Deux imposteuîs-ch^ofeèrent à flaira revivre les droits de hi maison d'York i S«ambert $itpiftel^ qui s^ faisait passer
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pour le comte de Warwick, neveu d'Edouard IV, et le juif Perkins Warbeck, qui se donnait pour Richard d'York, étouffé avec son frère dans la Tour de Londres. Henri triompha de ces aventuriers, et se défit du vrai comte de Warwick, afin d'ôter tout prétexte aux révoltes. Il fit épouser sa fille Marguerite au roi d'Ecosse Jacques IV, et maria son fils aîné Arthur, prince de Galles, à Catherine d'Aragon. Arthur étant mort peu de temps après son mariage, le roi fiança la veuve à son jeune fils, qui lui succéda en 1509 sous le nom d'Henri VIII.