rH'IaiU JBMllBB
CVifstiàn Vty rofde Damemark\ était personnellement ârtéréïBsë au maintien de la fédération germanique, dont lui-méiae faisait partie comme dac de Holstein. Zélé luthérien» il avait encore â cœur de relever le drapeau de TUnion évangélique> mais il n'eut guère plus de succès que l'électeur palatin. Il fut battti à LuUer (1626) par Tilly, et bientôt Ferdmand lui op- >^sa un nouveau général plus ^une- et plus actif: c'était un gentilhomme de Bohême» nommé^Walstein, très^aimé du soldat à' causée de sa bravoure, de sa libéralité et de son audace. Il; avait offert à l'empereur de lever une armée à. ses frais, pourvu qu'on lui en laissât le commandement ; Ferdinand, fatigué des lénfeui^s de TiUy, accepta cette proposition avec joie. Mais oi^ Ti{ bient^ de quelle manière Walstein prétendait faire subsister ses troupes. Il leur livra à discrétion les riches provinces de l'Allemagne, et, marchant en vainqueur^ s'empara de toutes les places de la Baltique excepté de Stralsund qu'il ne put empocter. Le roi de Danemark s'estuaa heureux de »giiep avec l'empereur le traité de Lubeck (1&29), par lequel il se retirait de Ift lutte et conservait ses États ea abendonsant ses aRië».
ta puissance de la maison d'Autriche était alors à son s^o*géé, Védit dere»tUutioti qui enjoigixait aux réformés de remettre S feurs anciens possesseurs tous lies bisH» eGclésiaUiqu9$ 9éâdari$é$y venait d'être promulgué. De» arooées fortes et JkOUh ireùses se tenaient prêtes à étmiffer toute tentative de soulèvement Richelieu eomprenaut qae, dans de telles conditions, l^équilibre eiirc^en n'existait plus^ dépêcha près de la diète de B^tisbonnç son confesseur et son confident, le p^e Joseph^ GeWci persiia(ki aux princes allemands de forcer Ferdinand à.renves^er Walstein et à Ùeencier son armée. Api^ès cette* douUe concession,^ Temperevr fut informé ({ue le ministre de Louis XIU, jouaj^t double j[eu, venait de Siignei' un traité avec le roi de âuèdie, (fû allait être pour l'Autriche un redoutable adversaire^
â. PévlOiËe fluédoUe {ûéÉé-àméS).
te* Stiédoîirpâssaî'ent' à c«tter époque pour ]et meiffeurs s6î- Ms du' Noi'd, et hxtr jeunte roî Gustave-Adolphe se révéla com-
i . Aprdtf YéMftHêtmmtâa jpfotcstantismd en Dimoi&ârk, oir we ^\i dans ce pays rien de remarquable que des guerres eontûiQvneft ai^ec- la Sq^,- sottsies rois Christian III (1532), Frédéric II (1559), et Christian IV (1588).
HSSTOIRfl' MODBHIf E. 439
mBUtthôUds); AyaQt>ctevm^(pie W^stein ^msitiàfse^evét» m» prmcipaatd imlépeDdknl» 9HrIe&b«Qid&de'ls^BôMç[ue, il voulut h tout pii» éeapter ce dangjereu» voisinage. Il conchiti doue: a^ec' Rielielieu un traité qui lui assura d^ subsidë&^poufl'âii^ trelien â» son armée, quand elle fût en AHemagne. Déèa9<ps»ê en*Poméraniô>»vec 20000 hommes^ le roi de Suède rallfèi^lea ^C6s> du Bpanilebottrg e1^ de la- Saxe, s'âjvaaç» en eonquéranU vewl^B^Biiiâî', faâsaflit partout observer à' se» troupes une sé^ vère discipline, envahit enoore les État» d^ du& d<e Bavière^ qia» le' fanati9HS6 lutiiérien de» Suédoii» n'épargna pas. Tl^y, rs^pelé par Tenid^iteur, fut nmlheQPeux diane cette^ d^emi^ve^ campagne. Auprès avoir crueflementr tmté) Mttgêibourg, où c s» fortcme'étai't restée ensevelie, » açnèsavoirété^vataou à Leipsi^^ il' reçut une blessure mortelle au passage diu Leef^^ à l^S^Bfe^desoixante-treize ans (16S2).
Ea» sètua^KHi était eril^e pour Pempereur. Comme le roi de» Suède raenaçast ses Étatebéréditaires, il se défeiduàfrappelep Pb^gueilleux WalsUein, qui vivaità Pïiigue depuis' sa* disgrâce, (koe une fastueuse retraite. Celui-ci seifit longtemps prier, etl^mpereur fut obligé d'acceptep ses arrogantes ©enditiooe. Ptour-arr»»eJler G-ustave-Adtolpbe de la Bavière, Walsteio ravagea d'abord les possessions de Péleeteur de S^xe, allié des Suédois qui' ae* coururent aussitôt à ton secours-. Las deux grands capitaine» s» Tencontrèrentà lttfegen(163â),bataille fameuse où le-rcH de Soède-, fi'appé de èeux balles, périt dans son triomphe cheureiœemeBt pour ses emiemîs, pottr ses aHiés et pour sa g*oire. » Gustave laissa-Pt des élèves habiles : Banner, Torteason, Wrai^el, qui soutimrent quelque temps Fbonneur du nom sufédtoîs. Touftéfeîs^ Bernard de Saxe-Weimar, îe phis célèbre d'entre eux, aywrt perdu la bataille décisive de Nbrdlingue (P63^), Ferdinand H poft imposer à ses adversaires la pmxD de Pragne. Ces* alors qu^ Richelieu se décide à intervenir directement dan» la luttte, qui de nouveau tournait à l'avantage de la maison d'Autriche.
M. V^rlode françatAe (f08ft-i^497,.
A partir de 1635, l'incendie devient général et embrase tout à kl fois rSep^ne, l'Italie^ rAlleinaigne et ks Pays-Bas. Bâcbe-
1. Après la mort de Gustave Wasa, rhistoire de la Suède n'olfte pas beaucoup plus d'intérêt <^ue celle du Danemark. Voiti la sufte de ses tais : Èrit XTV (1560), Jean II! (1568), Sigismond III (i992->, Ctrarles IX (t6Qr4) et Gustave-Adolphe (1611).
gi
Meu, renouvelant son alliance avec les Suédois, acheta Parmée du duc de Saxe-Weimar. Tandis que ce hardi capitaine occupait TAlsace, le duc de Rohan reprit une seconde fois la VaHe- Une aux Espagnols. Dans le môme temps, la victoire à^Avein^ gagnée de concert avec les Hollandais, nous livrait toute la Belgique (1635). Cependant, la misère était effrayante dans les provinces surchargées d*impdts ou ravagées par la guerre. La Lorraine' sourtout, objet de tant de convoitises, eut à souffrir les maux d'une double invasion, auxquels s'ajoutaient les horreurs de la peste et de la famine. On put croire un moment que la France allait être accablée sous le nombre de ses ennemis. Les Espagnols pénètrent à la fois en Guyenne, en Bourgogne et en Picardie ; la prise de Corbie, ville en deçà de la Somme, jette l'alarme parmi le peuple, qui croit déjà voir leur armée aux portes de Paris. Richelieu raffermi lui-même par les conseils énergiques du père Joseph, profite de l'élan populaire et marche en personne contre les Espagnols, à la tôte d'une armée de 40 000 mille hommes. De leur côté, les anciens lieutenants de Gustave faisaient éprouver à l'empereur presque autant de défaites qu'ils livraient de batailles.
Ferdinand II mourut dans ces circonstances (1637), laissant Pempire ébranlé à son fils Ferdinand III^ prince moins habile que son père, mais aussi plus tolérant. La France poursuivit sessucccès. Bernard s'empara de Rhinfeld et de ^risac/», places fortes sur le Rhin; en Italie, le comte d'Harcourt, victorieux à lurtn, à Casai et à /vrée, rétablit la duchesse de Savoie ' dans ses États. Au delà des Pyrénées, la politique de Richelieu soulevaitla Catalogne et le Roussillon contre le roi d'Espagne Philippe IV, appuyait en outre, avec une flotte française, l'insurrection du Portugal qui, redevenu indépendant, se donna pour roi Jean de Bragance (1640). La maison d'Autriche fut ainsi réduite à la défensive. Richelieu ne vit pas la fin de cette grande lutte : il mourut en 1642, et fut bientôt suivi dans la tombe par le roi Louis XIII.
Mazarin, ministre tout-puissant de la régente Anne d'Autriche, recueillit fidèlement l'héritage de celui qui l'avait dési-
1 . Saint Vincent de Paul, en multipliant les ressources de son immense charité, fut en quelque sorte, et pendant plusieurs années, le nourricier de cette malheureuse province. Plus tard, de 1651 à 1660, il soulagea de même la Picardie et la Champagne.
2. C'était une fille d'Henri IV : Christine de France, veuve de Victor-Amédée, duc de Savoie.
gl
HISTOIHE MODERNE. 441
gné comme son successeur nécessaire. Le prince de Condé, alors duc d'Enghien, déploie contre PAutriche c la valeur indomptable que Dieu lui avait donnée pour le salut de la France, pendant la minorité d'un roi de c[uatre ans '• » Il enfonce à Rocroy la vieille infanterie espagnole, cinq jours après la mort de Louis XIII (1643). Il attaque dans ses retranchements le prudent Mercy, général de Tempereur, et le bat à Fri' bourg (1644). Bientôt après, on le voit courir en Allemagne, réparer à Nordlingue un échec de Turenne (1645), qui, du reste, racheta glorieusement sa défaite par la victoire de Summershausen. Sur un autre théâtre, la seule place forte de Lérida^ en Catalogne, résista au prince de Condé ; mais la victoire de Uns (Artois), qu'il remporta la môme année (1647), en détruisant les restes de l'infanterie espagnole, mit le comble au découragement de l'empereur et fut décisive pour la paix '.