I. lies Sénaf^s
Tafidis fM Fautorité vofBàe s^afflénHissaiit eir PTanov s<ms Tadministration dPHeiym ÎV, TAngleterr», lassée du despolisrae des Tudors, s'agitait au milieu des excès que provoque une réaction violenter. Kes 9^»artl^^ qui m&cfêèbcenHf en 1603, aux Tudocs, ne possédaient aucune des qualités nécessaires, à des rois absolus. Famille malheureuse et imprudente, ils succomberont sous le fardeau du pouvoir arbitraire que leur ont légué Henri VIII et Elisabeth.
Jacques VI Stuart, successeur d^filîsaBeth en Angleterre (IGûâ)^ prit à son avènement le nom de Jacques !«''. Réunissant poui la première fois les trois couronnes d'Angleterre,, d'Écossô, et d^Irlande, il porta, mais sans honneur, le titre de souverain de la Grande-Bretagne. Des persécutions sanglantes qu'il décréta contre les cathodiques,, au mépris de la mémoire de sa mare, ayapt exaspéré quelques esprits violents, donnèrent lieu à la consproition des 'poudres (1605). On Ta nommée ainsi parce qiaie les con|urésWoulaieDt, dit-on, faire sauter, à Paide de barils ^e poudre, le roi, ses ministres et tout le parlement dans le palais de Westminster, oii se tenaient les séances. Jacques roucontra, d'ailleurs, une vive opposition dans la chambre des Communes. En lui refusant des subsides, elle le mit dans Pimpossibilité de secourir la Hollande soulevée contre FEspa^e, et de soutenir son gendre, Pélectetir Falatia, alors engagé dans la guerf e d» Treste as». Ëgalenefit odieux aux catholiques et am presbylérioM, il oubliait lies soucis d« la royauté en s'o^ cupant de questions théologiques^ et en étalant une érucîitîo^ pédamesque qui M fit donner le surnom da maUre. Jaci^^iàe^ IHré enëft tMïfte sa vift à des lavons^ d««t le ptirapo^ l«t Georges Villiers, duc de Buckingham, Jacques transmît à son
HISTOIRE' MOC>ÔftNE . 443'
ôftr, CItorté»' I*, lift^ royatowB- etr ptoiW aM" disuensîotis refigîetis6l»^ et jJdHtîtpies' les' pims violerites (îôSS).
Déjà sQspcot aus ang^can^ e1> awt pi^sbjrtiMen» à oatisé de' son maria^ a^& une» pnnoesse cadbolique', HenrlH^ dé Frambe^lllfe d'Hemi IV, Chmies f^^ excit^un métoiitëiitfeisent général pair sw aicte» arbitraires et par sa coiiô«u»)6 aVeag^e* dans le frivole Buckingham. Le mauvais succès de Texpéditiotf de la Rochelle, des taxes levées sans le consentement des GoAiifistié^SQi^ 1^99'?9is8eâU3i et sup tes* marchauditfes', irritèrent la nation. Le Parlement rédigea une longue liste de ses priviléges- et PoflVitf vaiiîeemeilt k la sandSon du roî sotts Ib nbm' de : PétiVion^ d\gs droits. Enfin l'Ecosse, rÎ3ï)ouSsâttt Panglicanisme qn^ot voulait lui imposer, forma la ligue presbytérienne appelée Cotenant {le^ff^. Obligé' de convoquer ïe Parlement après ome ans de aruspension, Charles I^ Mssa jugeT et condamnef S mort son ministre Straflbrd, qui l'ârvâît trop fidèlement servi. Cet atôte de faibfesse ne fit qu'éiihardîr une assemblée séditieuse, atr poîht qu'elle donna bifenfôt 1^ main aux rebelles d'Ecosse. Après* ûtte suite de conffife opi'ûSâtï'es, le Long-Pàtlement en-
Sag^eïi la ^irtfrre civile avec le* roi, et retînt ses pouvoirs qu'il evi*iï conserver pendant tretzie aûs.
A ht tète' â& l'a noblesse^ reîstée en gtnnde' partie fidèle et deâ' Irl^tndaiâ rafliés à sa cause, Charles tenta le sort des armes peut ifessarsîr son autorité, Ort: désignait seis partisans sous le ôom de Cavafiers, et ses ennemis sous celui de Têtes rondes. lî rencontra plusieurs fois l^'arinée pscrfenientaire arec des chatfces diverses; la reine Henriiette de France^ qui le secondait héroïquement, traversa plus (fune fois la mer pour lui amener des secours. Vainqueur à Worcester et à Edge-Hill (16421), vaincu à Newburif et à Jftarstort^Moor ^ il perdit encore lïi bataille décisive de Naseby (IB'tô), où' se distinguèrent, dans le parti opposé, Fairfax et Cromwell. Celui-ci, « homme d'une profondeur d*esprit incroyable, hypocrite raffiné autant qu'habile politique, également actif et infartigable dans la paix et dans la guerre, » était le chef de la secte fanatique des Indépendants. qui voulaient tout niveler dans le gouvernement comme dans la religion. Après sa défaite, le roi se coi^a aux Écossais qsâ Le livrèrent au Parlenest II p«rviftl ^ s^enâûr^ fut repris dans llle de Wight et coné«w1l à iomfreiy, où les
Communes lai firent son procès. C'était le premier exemple, dans les temps modernes, d*un roi jugé et condamné par ses sujets. Charles I«' protesta contre l'arrêt inique qui le frappait : Je ne vois pas ici la Chambre des pairs, dit-il; et, (fa«7leurs^ je fais moi-même partie du Parlement. Quand la sentence eut été rendue, le malheureux prince montra beaucoup de dignité, de résignation et de courage ; il eut la tête tranchée, le 9 février 1649, sur la place de Whitehall, à Londres. L'Angleterre a, depuis, célébré l'anniversaire de sa mort comme un deuil national.
s. République et protectorat de Cromwell (4IM#>««ftt).
Cromwell acheva son œuvre commencée par le régicide. Il soumit la malheureuse Irlande avec la férocité d'un bourreau*, battit aux deux journées de Dunbar (1650) et de Worcester (1651) le fils de Charles I®"- défendu par les Écossais, et se fraya un chemin au souverain pouvoir en employant tour à tour la force et la ruse. Après avoir chassé avec ignominie ce Long -Parlement qui lui avait donné le titre de généralissime, il se fit nommer par une autre assemblée prolecteur ou chef de la république d'Angleterre (1653), puis renvoya bientôt après les députés pour régner seul et sans contrôle. Son gouvernement, toujours despotique, mais ferme et habile, ne fut pas moins respecté au dehors qu'au dedans. La Hollande humiliée, la Jamaïque enlevée aux Espagnols, l'acquisition de Dunkerque, des alliances avantageuses sur le continent, élevèrent et agrandirent la Grande-Bretagne, en môme temps que VActe de navigation assurait sa prépondérance maritime. Cromwell mourut en 1658, à cinquante-neuf ans, avec la réputation d'un politique de génie.
Son fils, Richard Cromwell, incapable de porter le fardeau du protectorat, et trop honuôte homme pour se maintenir par des crimes, abdiqua au bout de quelques mois. La restauration des Stuarts s'accomplit dans la personne de Charles //, fils de l'infortuné Charles I»^, grâce au dévouement et à l'habileté profonde du général Monk, gouverneur deTÉcosse (1660).
1. Plus de 35 000 Irlandais furent massacrés lors de la prise de Drogheda; 40 000 de ces malheureux furent obligés de quitter leur patrie; le reste fut refoulé dans la province de Connaught, et leurs biens, confisqués en masse, furent transférés à des Anglais protestants. Cette spoliation explique la pauvreté proverbiale de l'Irlande.
L'époque des guerres civiles et religieuses de l'Angleterre vit fleurir l'auteur du Paradis perduj Milton, qui fut secrétaire de Gromwell : c'est, après Shakespeare, le plus illustre représentant de la poésie anglaise.
Synchronismes.
1589. Henri IV, roi de France. —
Bataille d'Arqués.
1590. Bataille dlrry. — Siège de
Paris. — Mort de Sixte- Qaint.
1592. Mort d'Alexandre Farnèse. —
Clément VITI, pape.
1593. Abjuration d'Henri iv.
1594. Sacre d'Henri IV.
1595. Bataille de Fontaine-Française.
— Mort dn Tasse.
1596. Bamlet, tragédie de Shakes-
peare.
1598. Traité de Vervins. — Édit de Nantes. — Philippe III, roi d*Espagne. — Extinction de la famille de Rarick en Rassie.
1600. Henri IV épouse Marie de
Médicis.
1601 . Acquisition de la Bresse et du
Bugey par Henri IV. — Exécution du comte d'Essex à Londres.
1602. Procès et mort de Biron.
1603. Les Stwtrts en Angleterre,
Jacques /•'.
160%. Le Don Quichotte de Cervantes.
1605. Conspiration des poudres.
1609. Lettres de Majesté en Bohème.
— Expulsion des Morisques de l'Espagne. -— Trêve de douze ans entre l'Espagne et la Hollande.
1610. Succession de Clèves et de Ju-
liers. — Louis XIII, roi de France.
1611. Fondation de l'Oratoire et des
VnuiineB.^Gustave-Âdolphe, roi de Suède.
1612. MathiaSf empereur d'Alle-
magne.
1613. Maison de Romanow en Russie.
1614. États généraux en France; Ri- « chelieu et Miron.
1615. Mariage de Louis XIII avec Anne
d'Autriche..
16 16. Mort de Shakespeare.
161Î. Mort de Concini. — Le Novum organum de Bacon.
1618. Guerre de Trente ans; période
palatine.
1619. Fcrdwond //, empereur d'Alle-
magne.
1620« Bataille de la Montagne-Blanche ou de Prague : Tilly, l'électeur Frédéric V.
1621. Siège de Montauban. — Philippe IV en Espagne ; Olivarès, ministre.
1624. Richelieu entre au ministère.
1625. Période danoise de la guerre de
Trente ans. — Charles /••■, roi
d'Angleterre.
Supplice de Chalais. — Bataille
de Lutter; Tilly, Christian de
Danemark.
Siégé de la Rochelle.
1629. Succession de Mantoue ; Ex-
pédition de Louis XIII en Italie. — Édit de restitution en Allemagne. — Pétition des droits en Angleterre.
1630. Journée des dupes. — Alliance
de la France avec la Suède.
-' Période suédoise de la guerre de Trente ans.
1631. Prise de Magdebourg; Tilly.
1632. Exécution du duc de Montmo-
rency. — Bataille de Lutzen ;
Hi$?:ûiaE MaE)iJi^£.
mort de Gustave- Adolpiie. — Christine, reine de Suède.
•i«35. f^mdation lie l'Académie Iran-' çaifle. — «atadlled'Avein. — Période française de la gaerre de Trente ans.
1636. Les Espagnols devant Corbie.^
— Le Cid, tragédie de Corneille.
1637. Ferdinand III, empereur d'Al-
lemagne. — 'Discours sur la méthode de -Descartes.
1638. Naissance de Louis XIV.
4640. Le Long-^l^arlemeiit en Angles
terre. — Jean IV de Bragance,.
roi -de Portugal.
't642. -Mort de Richelieu et de Marie
de Médicis. — Bataille de W^orce^r. — Mort de Galilée.
«43. ^ouis X>r; Anne d*Atrtriche, -réèente; wararin. — -«ataille de Rocroy ; le duc d'Enghien.
— Bataille de Newbury, en Angleterre. — Disgrâce d'Olivarès.
1644. Bataille ^e'Pribourg.
f 645. Bataille de Tfordlinguc.
1647. Siège de Lérida. — Révolte de
Masanielio à Jîaples.
1648. BataiUe çle ^ns. — Traité de
Westpbalie.
1649. Mort de Charles J*', roi d'A^le-
terre (9 février).
LOHIS XIV .ET SON $IÈCLE (1,6^3-Jl,715j.
1^(6 r^e jâe4;i6fiii6^V se partage^en troi8<^oquesd>îeQ éktinctes : de IMAà. d661, ministère de Mazarin; de '^1661 à 1697, graiid(eiïrde*toms'»iV;'de 1697 à 1715, làécadence et revers.