‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 194 sur 254 · I. PREMIÈRE •P:Aif««E^('l643-1661). MINISTÈRE T^E ^MAZARW · texte numérisé non relu

I. PREMIÈRE •P:Aif««E^('l643-1661). MINISTÈRE T^E ^MAZARW

J. Âi/izarlti et la Vronde.

Lorsque îiotw's ::XW -succéda à Louis XIII * son pèçe, en. 1643, il n!av^t que Oinq s^ns, et la France. se ,trot\iva ;(ie ,nouv^.au ^pQsëe aux oc^^ges d'une minorité. Ann^d'totcwbe^wre du roi, se fit. attribuer .p^ ja Parlement le ^tûfcre^e jn^géato «vec un pouvoir ôJUlijmté. QoeuBoe Marie Kle MMseis,' elle oheisit un miiiiatff6italie&9<iQWs«ftti««vatt >d^jà fait ses preu'^^es -detlévouefiWBt à k*f raiaee, -«t *qui, par la souplesse de son caractère ^ la' ténacité denses idéBs, se i^endît nécessaire dans up temps

.1. Ajttès Yîiigtfdw?^;MjB4e m^py i.ojaisj^,j%«t,,im41s» et dedx ans jpus t^d, un^çecond nls, jphilîppe, duc d''0El«Ms.

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HfôTOIRË MO^iSftViË. 447

4e tFûtthles «et d'iatoigues. iQuoiQue tMasaria 4tA ifecxi^liT ions les imite de la politique de ^ekelieu fit coatittuâr^oa jOsavBe, il Mskt loin^deM areseemUec J^imaotà 4ounier Jes^ifâcultâs j>lutôt qu^ ks ¥ain(^re, on le mi oéder 'd^abord à Ji Virage, se retir-er, {misTQparaitFe bientdt, surnageant toujours oomsfte le iiége, auquel ou Pa souveoittcoiQparé, Sonrhabi^^ d^lonAiique eet Je ^lus incontestable de ses titrea. Cependant, m^fm^ lité d^étxanger, son avaiôce extpéme et . Uen^iM absolu §u'il .ûxei^ait^ur la régente, J&rent de lui tle.minia^e le plus-unpojMilaipe peut^^tce de 4oute ,fiotre .bistoke. iDe rià ;Wi»^iit 4es troubles Jweates qui, arrêtant nos. progrès auiiiehon), eomu- Aèrent.lestfbrces «Luiiays «t le .génie ^de ses^us .gimnÂs oi^ taines^ans Les<atériles.2|gitatiaDfi^de\La<gueri:e4i¥ite.

Le ^enÛBr.seinde Jklasarin fut d^eavoyer le duc d^fifl^ûm* à la irentiàre , pour iPâ^pposer aux ^«pn^ois qui ^essaya^t d'entamer la Eran^o du oâtéidœ lÂrdennas. Taudis qite le^done héros .kiaugure le ium^Reau .règne ,par ies ;iir«$taînss <de rAo^n^ (16&3.),«de ^rdboiMig (!l64/fc)fet de Jfmdlin^ue (16.45), 46 ^sncods^ seur de Richelieu laiseait repavsître à Ia oonir itous ites anotenis ennosftis du xsairdinal, disgraoiés ou «banms âeipois ilongtdmpti, mais qui croyaient leur règne arrivé aveiwselui^e.lairégeiUe.;^ la tète de eette cabale étaient JaducliQSSB ^e OheTsett&e,^ialiie particulière d'Anne d'Autriobe, et,le;ducdoBeaiifoiTt,#etitnô^ d'Henri IV, çpe le petqde surnomma le roi (des halla$. On leur donnait .le nom d'in^portarUs^à ^cauae <de leurs ^ganoesiet 4e leur foUe présomption. Haôarin sedi^uirrassa ndâs plus tunbu- UBts fpvr la^i3on ou Pesil, et liboe «brSyduciBotns pendant quelques «années, il iput contivier vigourèmMOMqt ^laignerra, iotumirnu ipsiitoe tde CondéilesrmoQreifôtde vainbnB>ks£^)agnok ikltme (164&), .i£Df oar onfin il^emperom* .à signer k •:pair do Wàstf2ki^(464B).

t. Fronde 'part«iliem«tfti^e («M(8^ft«l«].

L'anitée mêmB éù Mazarin poursuivait ces jiëgoèiations difficiles, éclata en France la guerre divîle appelée Frohdç^ du nqm d'un jeu d'enfants. ;il n'y eut en effet rien xlo sérieux dans- cette guerre que le sang répandu et lés provinces ravagées.

1. Il ne prit le titre de prince de Condé qu'en 1646, api^.ia^iaortr«deh<«on ère.

4(i8 HISTOIRE MODERNE.

Le Parlement, dont les attributions étaient dans le principe purement judiciaires, avait la prétention de participer à la direction des affaires publiques et de remplacer les États généraux que Ton ne convoquait plus. Mazarin ayant confié la charge de surintendant des finances à son compatriote Émery, celui-ci, par ses mesures fiscales ou édits bursaux, excita un mécontentement général. La misère était extrême, surtout dans les provinces, où Ton se nourrissait de pain d'avoine et de son. Le Parlement fit des remontrances énergiques , et comme la régente ne paraissait pas disposée à céder, il s'entendit avec les autres Cours souveraines', auxquelles un décret du ministre venait de retrancher quatre années de traitement, et signa, de concert avec elles, un édit iTunion. En môme temps, il proposa à la sanction royale vingt-sept articles^ qui contenaient tout un plan de réforme politique. La reine irritée ne songeait à rien moins qu'à faire enlever à la fois tous ces magistrats séditieux ; Mazarin modérait ses emportements et l'engageait à temporiser. Toutefois, le jour môme ot l'on chanta le Te Deum à Notre-Dame pour la victoire de Lens, la cour fit arrêter trois membres du Parlement, Blancmesnil, Charton et Broussel, personnages peu redoutables par eux-mêmes, mais que leur opposition intraitable avait désignés au courroux delà reine comme les chefs de la faction parlementaire.

Cette mesure fut suivie d'une émeute formidable : aux cris de liberté et Broussel^ Paris se couvrit de barricades, comme en 1588. Le chancelier Séguier courut le plus grand péril; les troupes royales furent vaincues ; le Parlement, ayant à sa tète son premier président, l'intrépide Mathieu Mole, alla en corps au Palais-Royal réclamer la liberté des trois captifs. Anne d'Autriche se rendit à regret et sanctionna les vingt-sept articles. Tel fut le début de cette première Fronde, appelée parlementaire (16W-1649), pour la distinguer de la jeune Fronde ou Fronde des princes qui éclata peu après.

Parmi les turbulents acteurs qui jouèrent le principal rôle dans ces discordes, on remarquait le coadjuteur de l'archevêque de Paris, Pierre de Gondi, depuis cardinal de Retz, homme d'esprit, mais brouillon et sans consistance, que Ton appelait le petit Catilina ; le duc de Beaufort * de la maison de

1. Les autres cours souveraines étaient le grand Conseil, la cour des Comptes etcelle des Aides.

2. Le duc de Beaufort était fils de César de Vendôme, bâtard d'Henri IV,

Vendôme, nature bornée et vulgaire, mais aussi cher au peuple que son aïeul Henri IV. On y voyait aussi la belle duchesse de Longueville, sœur du grand Condé; son frère cadet, le prince de Gonti ; le duc de La Rochefoucauld, qui écrivit plus tard le livre des Maximes, et beaucoup de personnages moins importants qui 'n'eurent, comme les premiers, d'autres mobiles que leur égoïsme, leur vanité ou la licence de leurs passions.

Peu après la signature du traité de Westphalie, Anne d'Autriche, sûre de Pappui du prince de Condé, s'enfuit à Saint- Germain pour se soustraire à la domination du Parlement et ^ux émeutes populaires. Condé prit le commandement des troupes royales, et voulut ramener la cour à Paris ; de son côté, le Parlement arma les bourgeois et se rapprocha des jeunes seigneurs. Il y eut plus de chansons, de bons mots et de libelles que de coups de feu. Cependant le président Mole ménagea un rapprochement, qui se fit à Rueil (1649). Le jeune roi rentra dans Paris avec sa mère et Mazarin.

s. Wr^nde de« prlneeii.

Mais le prince de Condé, fier de ses services et trouvant qu'il n'en était pas assez payé, fatigua la cour de ses prétentions insupportables. Son langage hautain, les façons insolentes des jeunes gens de sa suite, qu'on appelait les petits maîtres^ le rendirent tellement odieux à tous les partis, que Mazarin se crut assez fort pour l'emprisonner, d'abord à Vincennes, puis au Havre, avec son frère le prince de Conti et son beau-frère, le duc de Longueville. Les amis des princes captifs intriguèrent de tous côtés en leur faveur. Alors commence une seconde Fronde désignée sous le nom de Fronde des princes.

Turenne , pour plaire à la duchesse de Longueville ; traite avec les Espagnols, leur livre Stenay et se fait battre à RetheL La princesse de Condé, après avoir soulevé la Guyenne, établit à Bordeaux le quartier général de l'insurrection. Mazarin , voyant tout le monde déchaîné contre lui, n'essaye même pas de se défendre ; il se retire à Cologne, mais après avoir eu soin d'ouvrir aux princes la porte de leur prisou, bien convaincu qu'une fois libres, ils ne s'entendraient ni avec le Parlement ni avec le coadjuteur, et qu'alors son tour reviendrait : c'est ce qui arriva en effet. Le prince de Condé, contrarié par le coadjuteur, rompit toute mesure et partit pour la Guyenne, oh il s'allia aux Ëst>agnols. Mazarin reparut alors à^a tête d'une petite

armée qu'il avait levée à ses frais, et dont il confia le commandement à Tarenne, rentré dans le devoir. Les deux partisse trouvèr^t en présence sur les bords de la Loire. L'armée royale éprouva un échec à Bléneau; mais Turenne reprit Pavantage à (rtwi, marcha sur Paris et allait vaincre son adversaire au combat du faubourg Saint- Antoine (1652), si Mademoiselle, fille de Gaston d'Orléans, n'eût fait tirer à propos le canon de la Bastille sur l'armée du roi.

L'entrée du prince de Condé dans Paris avec son armée fit éclater une violente anarchie. Des soldats ivres massacrèrent vingt-cinq conseillers à l'Hôtel-de-Ville. Le duc d'Orléans, usurpant le pouvoir, fut nommé lieutenant-général, pendant que la cour était à Pontoise et que Mazarin s'exilait une deuxième fois, sans sortir de France. La misère du peuple était extrême. Bientôt, sous le poids de la haine publique, Condé s'enfuit et, mal conseillé par l'oiigueil, passe en Flandre dhez les Espagnols. Le jeune roi, qui avait été récemment déclaré majeur, rentre dans Paris avec sa mère au milieu des acclamations. Mazarin revint, lui aussi, quelques mois après, plus puissant qu'il n'avait jamais été. La Fronde était finie. î)éfense fut faite au Parlement de se mêler en rien des afl'aires de l'Kat et de la direction des finances (1653). Louis XIV, qui avait alors seize ans, vint du château de Yincennes en costume de chasse lui signifier sa volonté.

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