‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 204 sur 254 · II. ANGLETERRE (1660-1760), 4. Restauration des stnarts · texte numérisé non relu

II. ANGLETERRE (1660-1760), 4. Restauration des stnarts

Charles 11^ fils de l'infortuné Charles I", élevé sur le trône par le général Monk (1660), laissa voir que les cruelles leçons de l'expérience avaient été perdues pour lui. Ce prince, doué de quelques qualités brillantes, n'avait aucun souci de l'avenir, et sacrifiait tout, même la dignité de son pays, à son amour du plaisir. Il commença par s'aliéner l'esprit public en faisant à la Hollande une guerre malheureuse et en contractant une alliance intime avec Louis XIV, dont il recevait une pension. Telles étaient les préventions contre lui, qu'on le rendit responsable de tous les malheurs de l'époque, même de la peste et d'un effroyable incendie qui désolèrent la ville de Londres. Cinq favoris, auxquels on donnait collectivement, d'après les initiales de leur nom, le sobriquet de Cabal, furent appelés au ministère et scandaUsèrent le pays par leur politique servile et corrompue. Il y avait en Angleterre depuis longtemps deux partis rivaux: l'un plus attaché à la cause de la bourgeoisie et du peuple, et l'autre plus dévoué à la royauté et à l'Église anglicane. On commença vers cette époque à donner aux premiers le nom de Whigs^ et aux autres celui de Tories. Sans être personhellement hostile aux catholiques, Charles II fut contraint par le Parlement de sanctionner le bill du Test, qui les excluait des charges et des emplois. Cet acte était surtout dirigé contre le duc d'York, frère du roi, dont on

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se défiait; i càttsè de ^on atiachemèilt à la foi romaiiie; il se âéîhit, en effet j d6 sa charge de grand amiral povœ se sousttairé ktL Serment; Un bill conçu dans iln esprit pltis libéral honoré ifa gôiiVernement de Ûhatlës II : c'est VHabeâs corpus; destiné à protéger là liberté iûdlvidilelle en interdisant les emprisonnements atbltrairfes. Une tôvolte des Puritaine bxx préèbytérienk rigides d'ËcbèSè, ^ui ne voulaient ni de l'anglicanisme fii de la inonàrchië, tfdubla les dernières années. de Charles II ; il niotirtit en 1Ô85; laissant là courohne à ^on frère le duc d'York, qui î)rit lé iibm dé Jacques IL

IJéJk suspect à là nation atànt Son krritéë au pburôiri Jadijùes fit Ibùt ce qii'ii fallait pour §e perdre danS Pesprit public. Û abolit le serment du Test^ se rapprocha du Saint-Siège et souleva, par d'autres mesures imprudentes ou prématurées, une résistance qu'il ne sut pas vaincre. La suspension du parlement parut uii âtleiitat boritrë là liberté. Les ediiemis du roi ne lui tinrent aucun compte de la droiture de son caractère ni du courage qu'il avait thontré sût mer au service de sa patrie.

ques II H'àyànl pas tenu compte des àvii réitérés de Louis îlV, "se laissa siirfiféniire et dëtrôider par lé pridcè d'ûrâii^ë; Celuici (iébat"4lià en Angleterre avec 14000 Hollàiidais Bii Alleiiiànds, et dëviiil roi sans coup férir.

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