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I. Voir le règne de Louis XTV

HISTOIRE MODERNE, 48a

d'Angleterre put assistera uhe renaissatice des letti^s dans son pays d'adoption* Pope, le traducteur d'Hemère, Swift, l'autfeur de Gulliver, l'illustre critique Addison, et Locke, qui posa les principes de la philosophie du dix-huitièihe siècle^ honorèfeht leur temps et imprimèrent aux esprits lilie marche nouvelle.

(îuillaume III étant mort éans enfants (1702), le Parlôtiàetit appela au trône, à Pexclusion des Stuarts catholiques, une fille protestante de Jacques II, Anne, qui était mariée à un prince de Danemark. Les victoires dh Marlborough, des acquisitions maritimes importantes et Téclat des lettres, font de son époque une des plus glorieuses de Phistoire d'Ahj^lëtérre. L'Ecosse fut définitivement réunie à la couronne par la fusion des parlements des deux pays eu M ë^bl. La reine Anne n'ayant pas d'enfants, tournait ses regards vers sa famille exilée, et désirait obtenir \in till de tâppeî ', elle n'y réussit pas.

ûeorgèè /«"f, fils dii premiéi* électeur de Hanovre el d'une t^ëtite-fillô (âé Jacques l^^, fut préféré au prétendant Stuàrt, fils de Jabcjues II (1714). 11 est le ôhef de la dyîiastiè àllemâhdô dé BihkÛ^Mèk'Èa'àobré, qui oCCù^'e ôncôtô aujourd'hui le tbôhé d'An^lelèt^e. Ce prihce M plus hlâbljè que scr'ûi)ulèiix. Sa Élôtte, cottlitiandée par l'âtnirâl Bîiig, détruisît en pleine paix celle d'Est)aghe isûi* les c&tes de Sicile • ébft ministre » ÉÔbei*i Wâîpole, ènachétatit-dés voix dâds le Parlement, faisait passer toutes les ttiesui'es ràvôràblôs à là prérogative royale.

Georges ïï, qui succéda à son père en 1727, niaihtinl àii pohvbir l^hommô d'État dont le liom t)ersonhifie la corrupUoii pârléûiénlâité.

L'histoire de l'Angleterre se cbhfoiid àhs lors avec l'kistoire générale de rEuropé. Cette puissance fut l'alliée de l'empeteur dans là guerre de la Succession d^ Autriche, l'alliée de la Prusse dans la guerre de Sept ans. Jalouse avant tout de ruiner notre barine et d'étendre ses colonies, son ambition fut en grande l)àrtie satisfaite. Cependant elle subit aussi le contre-coup des luttes que ses subsides entretenaient sur le continent. Le gou- Veirhement français arma contre Georges de Brunswick, le t)étit-fils d6 Jacques II , GhàHes-Édouard, qu'on appelait le second prétendàht. bébàrqué en Ecosse, ce jeune prince sou^ leva en sa faveur les tribus guerrières des montagnes, et s'àvâtaça jusqu'à trente lieues de Londres avec ses troupes victorieuses; puis obligé de rétrograder vers l'Ecosse, il fut battu à Culïoden pair le duc de Gumberland, second fils du roi (1746) ; celui-ci se montra tellement impitoyable qu'on le i)^^-

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nomma le Boucher. Ce fut la deroière tentative des Stuarts, et la France elle-même abandonna une cause désespérée. Si la guerre de Sept ans ne fut pas favorable à PAngleterre sur le continent, elle lui valut sur la mer de grands avantages, et en outre Tacquisition du Canada, qfui semblait lui assurer l'empire de toute TAmérique septentrionale*.

m. FRANCE (1715-1774).

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