i iïkèrmîiw (27 juillet iï^k
Kotéspîèrre, sôus peiné àè périr, devait toujours tdèr; dé concert avec Sàiot-Just et Coiithon, il avait comploté la t)erté de ses autres collègues et coinplices. Ceux -ci le prévinrent* Accusé de tyrannie en pleine Convention par Biiiaud-Varennes et par ïallien, le dictateur balbutia et rie réussit point à se faire écouter. Décrété d'accUsation, iiiais bienlôt délivré par les Jacobins, il est porté en triomphe à i'hôtèl de ville, où siégeait la Commiirie, composée de ses créatures. La Convention, soutenue par la majorité de la garde nationale, l'enapona enën, et mit les membres de la Commune hors la loi. RolDespierre, pour ne pas tombei- vivant aux inàins de ses enneniis, essaya de se tuer et se manqua. Jeté sur une charrette, tout sanglant, là mâchoire fracassée, il fut conduit au supplice, au milieu des imprécations d'une foule immense qui, la yëille encore, tremblait à son nom. Outre ses complices et quelques représentants, cent irois personnes furent ehvovéesà la mort, sans jugement, dans les vingt-quatre heures. Telle i'ut la journée du 9tkerrmdor 1794(27 juillet), journée de délivrance, la dernière de cette orgie du cnme qui dura quatorze mois seulemenr, mais dont l'opprobjre est éternel. Il faut dire encore que les terroristes vainqueurs n'avaient pas été moins sanguinaires que les terroristes vaincus.
s. ti véhàèhàMrè (4 octobre 1795).
Après le 9 therrhidoi», là Convention se trouva pslhta^éë entre deux partis : celui des Comités^ qui était pdùt^ le âiaintien de là Terreur, et celui des Thermidoriens, qui voulait affranchir l'Assemblée du double joug de la Commune et du tribunal révolutionnaire. Ces derniers prévalurent. Là loi des suspects fut abolie, et l'échafaud cessa d'être en permanence; Quelques-uns des amis de Robespierre, le proconsul Carrier, l'accusateur public Fouquier-Tiûviile, qui cherchait à excuser ses crimes en disant qu'il n'avait été que la hache de la Convention^ furent envoyés au suppliée. Comme les Jacobins voyaient le pouvoir leur échapper, ils essayèrent deux fbis, mais en Yaih{ de le ressaisir (12 germinal, 1««' avril et !•' jpratrio/, 20 mai 1795), fêôlâ-
528 HISTOIRE MODBBNE.
mant à main armée du pain et la Constitution anarchiqne votée en 93.
Les succès militaires contribuaient aussi à affermir le gouvernement. La victoire de Jourdan à Fleurus (26 juin 1794), sur les Allemands du prince de Gubourg, nous avait de nouveau livré la Belgique. Pichegru, au plus fort de l'hiver (janvier 1795), entre en Hollande avec quelques bataillons de braves à peine vôtus, et envoie ses dragons prendre à l'abordage la flotte hollandaise, enchaînée par les glaces dans le Texel. Quel ques mois plus tard, la Prusse et l'Espagne demandaient la paix, reconnaissant ainsi officiellement la République française (traité de Bâle), L'insurrection de la Vendée avait abouti aux désastres du Mans et de Saoenay (décembre 1794). L'année suivante au mois de juin', un corps de 1500 émigrés, la plupart anciens officiers de marine, montés sur des vaisseaux anglais, débarqua dans la presqu'île de Quiberon ; ils furent surpris et mitraillés, après avoir obtenu une capitulation qui ne fut pas respectée.
La Convention, partout victorieuse, songeait alors à perpétuer son pouvoir. A Timpraticable Constitution de 1793, elle substitua une autre Constitution, également démocratique, mais qui du moins admettait une certaine division des pouvoirs. Mais afin de se survivre indéfiniment, elle décréta que les deux tiers des nouveaux députés seraient choisis dans son sein. Ce décret souleva les divers quartiers ou sections de Paris, qui coururent témérairement aux armes. Barras, chargé du commandement des troupes de la Convention, s'adjoignit comme lieutenant le général Napoléon Bonaparte, déjà célèbre par la prise de Toulon. Celui-ci foudroya Tarmée des Sections devant l'église Saint-Roch (\Z vendémiaire, 4 octobre 1795). Après ce dernier triomphe, la Convention dissoute céda la place au gouvernement directorial.