PEUPLES ORIENTAUX. — RÉSUMÉ
Avant de quitter les peuples orientaux, il convient de rappeler quelques traits de leur physionomie.
Ces grandes monarchies dont nous avons précédemment esquissé l'histoire, peuvent se rapprocher par certains caractères communs : la stabilité des institutions, le régime des castes, la condition privilégiée des prêtres et des guerriers, le pouvoir absolu des rois. Ceux-ci, craints et obéis comme des dieux, ont sous leurs pieds des populations confondues dans régalité et Fabjection de la servitude, troupeaux d*esclaves qui servirent d'instrument à tant de fabuleuses conquêtes, qui consumèrent leur vie et leurs bras dans les constructions gigantesques de Thèbes, de Ninive, de Babylone, de Persépolis; car leur peine et leur existence même n'étaient comptées pour rien. Le fond de toutes les croyances religieuses est le panthéisme et le fatalisme. Chez ces peuples, point dévie publique, point de liberté, point d'éloquence ni même d'histoire. 11 n'y a pas plus de citoyens que de patrie. Lorsque l'Europe était encore déserte et sauvage, les empires d'Orient étaient déjà parvenus à un assez haut degré de civilisation. Puis, à partir d'une certaine époque, le progrès s'arrête, la corruption envahit ces grandes monarchies, elles périssent ou, se survivant à ellesmêmes, restent immobiles et comme, pétrifiées dans une longue décrépitude.
Synchronismes.