Cfruerres de SKmsénle
Les Spartiates purent éprouver de bonne heure l'avantage
I. On appel&ît Hilotés les habitants de la Tille d'Hélos, réduits à la plus dure serritade par les Doriens. Ce nom désigna dans la snite tous les esclaves lacédémoniens.
qu'un tel régime leur donnait sur les peuples voisins. Les terres de la Messénie, fertiles et bien cultivées, excitèrent leur convoitise, et des querelles de voisinage leur fournirent des prétextes pour engager une lutte acharnée, qui se prolongea plus de trois cents ans. La première guerre de Messénie dura de 743 à 723 . Malgré Phéroïsme barbare à''Aristodème^ prince des Messéniens, qui immola sa propre fille pour obéira un oracle, ceux-ci furent vaincus et restèrent sous le joug des Spartiates, pendant quarante ans.
Le malheur réveille enfin l'énergie des vaincus. Un jeune héros, Aristomène^ issu du sang des anciens rois, quitte l'Arcadie, où il s'était réfugié, appelle ses compatriotes à la liberté: c'est la seconde guerre de Messénie (685-668). Une brillante vfctoire remportée près de Stényclaref exalte leurs espérances j mais à la fin, la fortune de Sparte triompha encore, grâce aux chants guerriers du poète athénien , Tyrtée , qui sut enflammer tous les courages. La forteresse d'/ra fut prise après onze ans de siège. Ceux des Messéniens qui purent échapper à la mort ou à Tesclavage, se réfugièrent en Sicile, dans la ville de Zancle, qui reçut d'eux le nom de Messine.
Sparte eut ensuite à soutenir des guerres avec Tégée , puis avec Argos, pour une frontière indécise. Victorieuse dans toutes les rencontres, elle obtint Y hégémonie^ c'est-à-dire la suprématie dans le Péloponèse et môme 'dans toute la Grèce.
s. l^ésUlttlIon de Solon ik Athènes. ^ftfl5).
Depuis l'invasion dorienne, Athènes languissait dans l'obscurité. La charge d'archonte , exercée en commun par neuf magistrats, ne suffisait pas au maintien de la paix intérieure ; car le peuple était irrité de l'abus que la noblesse faisait de ses privilèges, et de la cruauté des créanciers envers leurs débiteurs. L'archonte Dracon , voulant à tout prix pacifier l'État, rédigea un code de lois si sévères, qu'on les disait écrites avsc du sang; loin de s'apaiser, les haines s'envenimèrent de jour en jour. Gylon conspira, mai* sans succès , pour rétablir la royauté. Il était temps que parût un véritable législateur.
Solon , descendant de Godrus , déjà renommé par ses talents militaires et ses poésies , se concilia tous les partis qui l'appelaient au pouvoir, en faisant rendre la liberté aux débiteurs et en garantissant le payement des dettes aux nobles ou eupatrides. Sa législation fut un mélange habile d'aristocratie et de
démocratie. Les citoyens, suivant leur fortune, forent divisés en quatre classes , dont les trois premières avaient seules accès aux grandes charges. Ceux de la quatrième, exempts d'impôts, votaient avec leurs concitoyens dans l'assemblée publique, qui adoptait les lois et nommait les magistrats; ils entraient également dans les tribunaux par la voie du sort. Un sénat de 400 membres, élus annuellement, préparait les lois et partageait le soin de l'administration avec les neuf archontes, qui étaient le» ministres de la république. Ceux-ci , à leur sortie de change, siégeaient dans l'Aréopage, tribunal suprême chargé de veiller sur la constitution et sur les mœurs. Plus sage et plus humain que Lycurgue, Solon favorisa par ses lois la famille, la propriété et le travail. Chaque citoyen était tenu de justifier de ses moyens d'existence. L'agriculture , le commerce , les métiers et les arts , leur offraient des carrières oti ils pouvaient exef-cer leurs talents. Telles furent les institutions qui formèrent les soldats de Marathon et les. marins de Salamine.