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Lors de la conquête du Péloponèse par les Héraclides (1 104), une partie des Ioniens, vaincus et dépossédés, allèrent porter sur d'autres rivages la civilisation helléoique. Ils entraînèrent avec eux des Éoliens, quelques Doriens même, et, loin des discordes civile» qui fatiguaient la Grèce, ressuscitèrent les arts, l'industrie, le commerce, étouffés dans leur patrie par l'oppression brutale des Doriens. Toutes les Ues, toutes les cêtes de la Méditerranée reçurent alors des colonies grecques. Ce peuple actif et aventureux, resserré sur un sol trop étroit et peu fertile, prolongea son mouvement d'expansion pendant plusieurs siècles, si bien que les rivages dé l'Asie Mineure, ceux àê l'Italie méridionale et de la Sicile se couvrirent d'une foule de cités, dont la place était heureusement choisie. Le commerce maritime, le trafic des esclafes joint à une industrie très-active, les enrichirent rapidement. Rivales des colonies phéniciennes, elles les surpassèrent par la eiilture df5 arts et la magnifteence des monuments.
Let SohenB dominaÎMit sar les côtes de la Mysie; iU bâtirent douce vilW dcMii les principales étaient Cumeê et Sm^m, Les loniena eurent également douze viUes, aux environs du fleuve Hermus : Téos^ Lébédos, Colophon, Éphèse, Primer Myontef MUet, Phocée, Erythrée, Claxomènes, et dans les iles, Samos et Chio. Les Doriens s'établirent en Carie et fondèrent Cnide et Halicarnasse.
Amphipolis, Olynthe et Fotidéef toutes trois en Macédoine, devaient leur origine aux Athéniens; By nonce (Gonstantinople) à Byz^ de Mégare.
Les LacédémoDiens foadàre^ Turenie tA Itihe; les Achéens, Sy^ borif 0t Cr^one; les Gorûathient, 8yrac%u*; tes FhMéeBS, MarmiUe. Les grandes villes de C^auke, Meuine et Àgri^fente, an Sicile, ainsi qud NécvpelU (Naplet) en Italie, furent «loore des colonies grecques. Les Milésiens en établirent quatre-vingts à eux seuls, sur les bords du Pont-Euxin; Cyxique, Sinope, AbydoSy Odessus^ PanticapéSt furent de ce nombre. Reine de l'Ionie, Milet égala presque la prospérité de Tyr et de Cartbage. Les Doriens de Itle de Théra altèrent fonder Cyrène, en Afrique. Du reste, en demeurant unies à leurs métropoles par des liens moraux et religieux , ces colonies jouissaient de TindépeadtBce oivilt et même politique.
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De la côte dlonie, berceau d'Homère et de l'épopée, la poésie fit de bonne heure sentir son influence sur le continent grec et dans >3 lies. Elle pénétra d*abord en Béotie, avec Bésiode. Au septième siècle, elle prit le ton de Tinspiiation lyrique et revêtit les caractôio let ^ éiven : gnènfèrv avec fAthénién Tynéey satirique awc At ^Ûôigue^ lentenciouse oumbrale avec Solùn. Vers le xaètae temps
Thaïes de Milet, après avoir voyagé en Orient, essaya de remonter aux principes des choses ; il fut le premier des astronomes et des philosophes; la célèbre école d'Ionie le reconnaissait pour son chef. L'âge suivant vit briller les Sept Sages, le fabuliste Ésope; Alcée et Sapho, poètes lyriques, tous deux de Lesbos : c'est le siècle de Pisistrate. Pythagore, de Samos, après avoir séjourné longtemps en figypte, fonda en Italie, à Crotone, une grande école de philosophie religieuse et de mathématiques. L'Ionien Anaeréon, et Simonide^ de 111e de Cos, portèrent Pélégie à sa perfection, Tun par Tenjouement et la grâce, l'autre parle pathétique. Enfin, la tragédie so£C de l'enfance, et tout annonce les merveilles qui vont éclore avec le génie d'Eschyle.
•. Première «oerre Biédlqae (tet-409).
Cyrus , vainqueur du roi de Lydie , avait ambitionné imprudemment la conquête des colonies grecques de l'Asie Mineure. Ces nouveaux sujets étaient trop fiers pour supporter longtemps le joug des Perses, et l'appui ne devait pas leur manquer. Sous le règne de Darirtë^ fils d'Hystaspe, Ariitagorai^ tyran de Milet, donna le signal de Tinsurrection, et Plonie se souleva tout entière, avec le secours des Athéniens ; Sardes , l'ancienne capitale du roi Crésus, fut réduite en cendres (499).
Secondé sur mer par les Phéniciens, jaloux de la marine grecque , Darius eut bientôt comprimé la révolte de Plonie ; mais ce succès ne lui suffît pas, et, pour se venger des Athéniens, il entreprit une grande expédition de terre et de mer, dont il confia le commandement à son gendre Mardonius. L'armée de terre fut arrêtée en Thrace par les peuplades belliqueuses du pays , tandis que , près du mont Athos , une violente tempête détruisit 300 vaisseaux de la flotte et fit périr 20000 hommes.