‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 50 sur 254 · I<lffiies étolleniie et «ehéeiine · texte numérisé non relu

I<lffiies étolleniie et «ehéeiine

Les ÉtolienSf jusque-là isolés dans leurs montagnes, formèrent les premiers une confédération, dans un but de brigandage plutôt que de liberté. Mobiles et inconstants, ils tournèrent leurs forces, tantôt contre la Macédoine, tantôt contre les Acbéens ou contre les Romains.

La ligue achéenne eut une organisation plus régulière et plus puissante. Elle se composait, dans Porigine, de douze villes de TAchaïe étroitement unies et gouvernées par un magistrat nommé stratège. Aratus, revêtu de cette charge en 245, adjoignit à la ligue Sisyone, Corinthe, Athènes, Mégare, et constitua par son habileté la prépondérance des Âchéens. Bientôt les querelles incessantes avec les Étoliens et avec Sparte, les luttes contre la Macédoine et contre Rome, détruisirent le dernier espoir de rindépendance. Sparte avait refusé son concours à la ligue, parce qu'elle conservait encore la prétention de dominer dans la Grèce. Un de ses rois, Agis (243), et après lui Cleomèue (225), tentèrent de remettre en vigueur la sévère discipline de Lycurgue, oubliée depuis longtemps, voulaot, par ce moyen, rendre à leur patrie son énergie et son influence. Aratus, vaincu par Gléomène en plusieurs rencontres, commit la faute d'appeler à son aide Antigone Doson^ roi de Macédoine ; Parmée de Sparte fut anéantie à la journée de Sellasie (221), et la Grèce retomba sous la domination des Macédoniens. Leur intervention dans les affaires de la ligue eut des résultats funestes. Aratus mourut empoisonné par Philippe III, successeur d' Antigone Doson. Les Achéens déclinèrent alors rapidement, malgré les généreux efforts de Philopœmenf que les historiens ont nommé le dernier des Grecs, Il est vrai que leurs discordes étaient entretenues avec un soin perfide par le sénat romain.

s. Dernières annéen de la Slaeéilolne.

Le roi de Macédoine Philippe III avait provoqué le ressentiment des Romains en s'alliant avec Annibal et en commençant des hostilités, qui ne tournèrent pas à son avantage. Aussi, dès que là deuxième guerre punique eut été terminée, le sénat saisit la première occasion de se venger du roi. Le consul Fla^ mininuB détacha les Grecs de son alliance, et couronna ses succès par la victoire de Cynoscéphale, qui força le roi de Macédohde à subir une paix désastreuse (197).

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D'après Tordre du sénat, Flamininus fit proclamer solennellement, aux jeux isthmiques, que Rome entendait laisser aux villes grecques leur liberlé, et rassemblée tout entière éclata en transports frénétiques de joie et de reconnaissance. Mais cette liberté qui interdisait les ligues, devait aboutir, suivant le calcul des libérateurs, à la désunion et à la faiblesse. Les progrès des Romains devinrent faciles, lorsqu'il se fut élevé dans chaque ville deux partis, dont l'un était pour eux, et l'autre pour Findépendance. Ce fat en vain que le stratège des Achéens, Philopœmen^ après avoir battu les Étoliens, fit des guerres heureuses contre les tyrans de Sparte Machanidas et Nabis; il s'empara même de cette ville étrangement déchue, et abolit la constitution de Lycurgue. L'illustre guerrier, à Tâge de 70 ans, tomba aux mains des Messéniens révoltés, qui le mirent à mort^ et second^ent ainsi l'ambition de Rome (183).

Cependant Persée, roi de Macédoine, héritier de la haine et des secrets desseins de son père Philippe III, essaya de s'affranchir du joug. Les premières campagnes lui furent favorables; mais à la fin, attaqué par terre et par mer, il perdit la bataille décisive de Pydna (168) et fut contraint, bientôt après, de se livrer à son vainqueur Paul Émile^ qui le fit servir à Pornement de son triomphe. Le dernier successeur de Philippe et d'Alexandre, se laissa mourir de faim dans la prison où il avait été jeté, et l'un de ses fils occupa un emploi de greffier à Rome. Le roi d'Illyrie, allié de Persée, ne fut pas plus heureux. L'illyrie fut partagée en trois districts, et la Macédoine, en quatre provinces entièrement séparées l'une de l'autre.

Cette situation dura quelques années. Puis un aventurier, nommé Andriscus^ qui se disait fils de Persée, ayant soulevé les Macédoniens, le consul Métellus vint facilement à bout de ce prétendu roi, et réduisit la Macédoine en province romaine (U8).

S. Ti« «rèe« prsTlnee romaine (146).

Il ne restait plus debout que la ligue achéenne. Déjà on avait exigé d'elle, après la bataille de Pydna, qu'elle envoyât à Rome mille de ses principaux citoyens comme otages Leur exil dura dix-sept ans. Plus tMrd,le sénat s'empressant d'intervenir dans une nouvelle guerre entre les Achéens et les Spartiates, décréta le démembrement de la ligue qui soutenait seule, depuis plus d'un siècle, l'honneur du pays. Devant une insolente sommation, les Grecs , se souvenafit de leurs afieètres, oublié-^

rent leur faiblesse et reprirent les armes ; c mais ils ne pouvaient plus que mourir. » La liberté engagea et perdit sa dernière bataille à Leucopétra. Corinihe fut livrée aux flammes par le consul Mummim, la môme année que tombait Carthage, et la Grèce devint une province romaine sous le nom obscur 6!Achàte(lkQ), Les vaincus eurent au moins la gloire d'instruire et de poHcer leurs vainqueurs. Un exilé grec, Thistorien Polybe, fils du stratège Lycortas, qui avait succédé à Philopœmen, fut le précepteur et Pami de Sdpion Émilien , celui-là môme qui détruisit Gartbage et Numance.

t Cicéron se disait le disciple de Platon et de Démosthène. Les Muses latines, Lucrèce et Horace, cbantent la reine de la Grèce. Les Grégoire de Nazianze et les Basile vinrent, comme les Cicéron et les Àtticus, étudier l'éloquence à sa source; jusque dans le moyen âge, Athènes est appelée V École des sciences et du génieK »

Synchronismes.

Cctstandre, roi de Macédoine. — Ptolémée Soter, roi d'Egypte — Séleucus Nicator, roi de Syrie.

DémétriuSf roi de Macédoine.

Pyrrhus détrône Démétrius.

Ptolémée Pkiladelphê, roi d'Egypte.

Ligue achéenne. — Antiochus Soter^ roi de Syrie/ 279. Les Gaulois en Macédoine, à Delphes, en Bithynie ; -^ils s'établissent en Galatie.

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