‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 52 sur 254 · LES ROIS · texte numérisé non relu

LES ROIS

eéosraplile de ntalle.

L'Italie est une étroite péninsule qui s'allonge entre la mer Adriatique, la mer Méditerranée et la mer Tyrrhénienne. Les ha^ts sommets des Alpes la dominent au nord, et projettent, sous le nom ù'ApenninSj une chaîne continue et peu élevée, qui sert de charpente, non-seulement à la péninsule, mais aussi à l'ile de Sicile, séparée du continent par le détroit de Messine. Terre volcanique et qui porte plus qu'aucune autre la trace des révolutions du globe, Tltalie, resserrée entre deux mers, est profondément découpée par les golfes de Tarentê et de Ligurie. Les volcans y sont nombreux : VEtnaen Sicile, le Strom*

holij dans les lies d'Éole, le Vésuve, en CampanieS sont toujours en activité; ce dernier n'est pas très-éloigné des Marais Ponltiw; car cette terre d'Italie abonde en contrastes. Au nord et au pied des Alpes se trouvent trois grands lacs : Verhanus (Majeur) , Larius (de Gôme), Benacus (de Garde), formés chacun par une rivière qui le traverse. Puis, au centre, on remarque ceux d'Àlhano et de Régille dans le Latium; d^Aveme et de Lucrin en Campanie; le lac Trasimène ou de Pérouse en Êtrurie.

La partie septentrionale de la Péninsule est la seule où les fleuves puissent se développer. C'est là que coule le Padus (Pô), le plus grand cours d'eau de l'Italie. Ses affluents de gauche, la Doirôf le Tésin, VAdday le Jfincto, portent la vie et la fertilité dans la grande plaine qu'ils arrosent. Le Pô reçoit encore à droite le TanarOj la Tré^ bie et le Réno. VAthesis (Adige) est, pour l'importance, le second fleuve de l'Italie. Sur les deux pentes des Apennins, il y a peu de place pour les fleuves; aussi le plus grand d'entre eux, VArno, n'atteint pas 60 lieues de cours; le Tibre est encore plus restreint; le Liris et le VuUurne seraient des ruisseaux dans un autre pays. Sur le versant oriental l'espace se rétrécit encore. Mentionnons cependant le Bubicon, qui servait de limite .entre l'Italie propre et la Gaule Cisalpine.

Politiquement, l'Italie se divisait en trois parties bien distinctes : la Gaule Cisalpine, I'Italib Propre et la Grande Grèce. La première devait son nom aux Gaulois qui s'y établirent en grand nombre, environ 600 ans avant Jésus-Christ. On y comptait quatre provinces : la Gaule Cispadane et la Gaule Transpadanef la Ligurie et la Vénétie. Les villes principales étaient : Medioianum (Milan), Ticinum (Pavie), Côme, Crémone, Mantoue, Plaisance, Gènes et Patavium (Padoue).

L'Italie Propre renfermait six contrées principales : VÉtruriey villes célèbres : Arretium, Veïes, Tarquinies; VOmbrie, capitale Senagallica; le Picenumj villes principales : Ancône et Asculum ; le Latium, dont Rome était la métropole, et qui comprenait aussi le pays des Sabins; le Samniumf villes principales : Gorfinium et Bénévent; enfin la Campante, dont Capoue, la capitale, était célèbre par ses richesses et par la mollesse de ses habitants.

La Grande Grèce (Italie méridionale), presque entièrement couverte de colonies ioniennes, doriennes et éoliennes, contenait beaucoup de cités importantes : Tarente, Sybaris, Crotone, Locres, Rhégium. On y comptait quatre régions principales : VApulie, la Messapie, laLucanie^ le Bruiium,

Dans la Sicile, autrefois Trinacrie, la grande ville de Syracuse tenait le premier rang, Agrigente le second. Ces deux ci^és surpassèrent en étendue et en population toutes les villes de la Grèce proprement dite. \

1. Le yéiava n'a que 1198 mètres de hauteur; VSXxm, en a 3337.

d8 HISTOIRE ANCIENNE.

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