OrlKlMM «e ntalle
Les peuples indigènes ou autochthones de Pltalie étaient les Osque^y désignés par les Grecs soijs le nom à^Ausones; mais de tous côtés vmrent en foule des colonies, qui dépossédèrent cette race primitive ou se mêlèrent avec elle. Le* premiers envahis-* seurs furent les Pélasges, que nous avons déjà vus en Grèce; ils arrivèrent par la route de TlUyrie et couvrirent la pénttisule de ces monuments que nous avons indiqués précédemment. Répandus dans là région centrale, ils furent à leur tour refoulés par les Sicanes et les Ligures venus d'Ibérîe (Espagne), puis se réfugièrent dans la Trînacrie, qui prit d'une de leurs tribus, les Sicules^ te nom de Sicile. Bientôt encore abordèrent dans cette lie une partie des Sicanes, repoussés par de nouveaux conquérants, lei Ombres : eeux-ci, partis de la Gaule, devaient laisser leur n(Mn à une province du centre, VOmbrie.
Les T'yrrhénienSf originaires de la Lydie, s'établirent dans VÊtritrie (Toscane). Là, mêlés avec les Basènes, ils formèrent cette nation étrusque^ si industrieuse et si savante, à laquelle les Romains durent en grande partie leur civilisation. Appliqués à l'agriculture, au commerce maritime et à tous les arts, religieux jusqu'au fanatisme et à la superstition, ils semblent avoir par^* tioipé du génie d« POrient et de celui de la Grèce. Les demierâ colons furent les Hêllène^^ qui se fltèrent surtout dans la région nommée, à cause d'eux, la grande Grèce ^ où ils bâtirent une foulé de tilles, jadis fameuses par leur magnificence et leur brillante activité. Ainsi donc, Osques ou Ausones, Pélasges, Ibériens, Gaolois, Tyrrhéniens, Hellènes : voilà les éléments très-divers dont se composait la population de l'Italie.
Les Romains rapportaient leur origine au prinee troyen Énée qui, après la ruine de sa ville natale, s'établit dans le Latiun» avec son fils Ascagne. Cette tradition n'est probablement qu'ime fable acorédïlée par l'orguei! national et embellie par la poésie. Énée aurait bâti Lavinium ; et son fils Ascagne ou Iule, Albe la Longue. C'est de lui que les Romains faisaient descendre Romulus et Rémus.
s. Vondatloii de Rome (V&i).
Bomvlus et Rémus^ condamnés, comme Cyrus, à périr dès leur naissance, furent sauvés par un berger, et allaités, dit-on^ par une louve, symbole frappant de violence et de rapacité.
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HISTOmi ÀNCamNE. 98
Oa les croyait fils du dieu Mars. Devenus grands, ils tuèrent l'usurpateur Amulius, et rétablirent sur le trôné d'Albe leur grand-père Numitor, qui leur céda, sur le mont Palatin, le terrain nécessaire à la construction d'une Tille. Bâtie sur le Tibre, à 20 kilomètres de la m6r, protégée à l'est par des moiUagnesi au aord «t au sud pKC de& mArais, k fcMmyeÛe oité reçut de tes fondateufs un emplacement ^n rappi»:! avec ses immortelles dest»éeSk
Par te meurtre de «on frère^ Romulus r«8ta seul maitre â« Romet P(mr la peupler^ il 6a £t Un abilé ouvert à tous leé mal-^ Iftiteûrs, à tous les esdav^ fugilift^ el ne désespéra pas df Gréer lia gfand peuple avec des éléments 4iii«si méprisables»* L'aadaee réusisit de bonne heure aux R<»aainsv MaEkquaat d« fiMSKues , ils avateai prétexté une lète à laquelle ils iavitèreat les peuples voiskis ; puis , aiu milieu des jeux ^ ils ravirent lei filles de leurs èôtes pour ea faire kurs épouses. De là une guerre euivie d'un traité. Le roi si^ti TiUius partagea le pouvoif Avec Rernuks» et Rdrne» par la fusioa des deux peuples, s'aecrut d'une population de laboureurs durs au travail et vaillants à k guSTre.
Au taUieu des fables qui se aiêleat à Tbistoire i^iaiitive de Rome, oa voit ât)pal*altre les priac^es et les bases d'uae forta eonstituU(»« Le pèuj^e est divisé en trois iribm aorrea|)oaâant à troiè raœs : Latins^ Babias et Étrusques. Chaque tribu forme dix curids> partagées ellesHdléaies ea éémries compesées da gentes ou familles. Le père^ k patricien a sur la gens une auto* rite absolue ; il dispose à son gré de la vie de ses enfaatsi comme de ^)elie de aes esclaves. Seid 11 exeree les factions saeerdotides \ seul il rend k juBtice» Sous sa protection viveat aa certaia aamère d'homoiiss du |)euple o^pUbéiims^ fugitifs d'origîoe^ qui kd rendent des éevoirs de toate sorte.. A leur teur^ ces eliinês trouvant dans lear jMBhxm ua fidèle appai%
Cent des plus nobk(9( ]patrio»ns furent choids par Romulus pour composer le séaat. Le aembre des iêrmtewrs fat dans la suite pùAé à trois cents. Les affûtes les plus importantes ée l'Élat «e discutaieitt dans ^tte grave asaemblée. Trois cents oavaiiers d'élite ou okevatiers^ a'équipaat à leurs frais^ fur^t rorigine de l'ordre t^questro;.
Romidus fat presque toajoura ea -guerre avec les petits peufiei da voisinage, et diiparat enfin «a BÛlieu d'an orage» Oa «oupgenaa les sénateurs de Tavoir assassiaé ; il fut aais au rang <ies dieux et adoré sous le nom de QuiritMis (745).